‹ Histoire posthume de Christophe ColombChapitre 126 sur 250 · COLOMB MÉCONNU DE L'ESPAGNE · texte numérisé non relu

COLOMB MÉCONNU DE L'ESPAGNE

jusqu'à présent dupe du vieux Catholique. L'homme qui a le plus profité aux sciences n'était pas compté parmi les savants. Le chrétien qui a le plus servi à répandre la Foi n'était pas compris dans les illustrations religieuses du Royaume Catholique.

Nous ne suivrons pas ici les interminables discussions sur le lieu de naissance du Héros qui se continuèrent en Italie. Nous tairons les croisements de plume qu'excitait cette question entre les Académiciens de Gênes et des lettrés de Savone. Aux réclamations de Felice Isnardi, en faveur de Cogoletto, Jean-Baptiste Belloro répliquait vigoureusement. Le premier ne voulant pas s'avouer vaincu, le second recommença le combat. Le baron de Zach, dans sa Correspondance astronomique y soutenait celui-ci. Durant ce temps, de l'autre côté de l'Atlantique, deux auteurs, MM. de la Vega et Bustamente , écrivaient chacun sur la découverte du Nouveau Monde. Ces ouvrages presque ignorés de TEurope furent sans effet sur l'opinion.

Le seul travail considérable qu'on eût encore tenté relativement à la vie de Colomb , fut à cette époque entrepris en Espagne.

Un littérateur protestant, l'Américain Washington Irving, trouva sous sa main les documents concernant les expéditions maritimes des Espagnols, déjà recueillis par ordre de la Cour. 11 puisa aussi à Madrid, à Séville, à Cadix, et put facilement composer une ample

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