‹ Histoire posthume de Christophe ColombChapitre 137 sur 250 · PROTECTEUR DE LA CALOMNIE · texte numérisé non relu

PROTECTEUR DE LA CALOMNIE

battre , fit impérieusement défense à M. l'abbé Antonio Marcone, rédacteur en chef du Pensiero CatlolicOy de parler de Colomb. Il ne voulut pas même lui permettre de reproduire les documents publiés ailleurs , qui justifiaient la mémoire du Serviteur de Dieu.

Cette défense comminatoire était un révoltant abus de pouvoir. M^ TArchevêque n'avait nul droit de menacer d'interdiction l'abbé Antonio Marcone, à propos d'une discussion historique, complètement étrangère au dogme et à la discipline. Le savant ecclésiastique ne l'ignorait point. Il aurait pu en appeler à Rome, et continuer à défendre la mémoire de Colomb contre l'acharnement de ses calomniateurs ; mais le pieux don Marcone aima mieux s'incliner devant cet inique Commandement que d'engager avec son Supérieur une lutte dont le résultat aurait grandement réjoui les ennemis de l'Église. Il continua de subir, en silence, l'injustice et le tort matériel fait à sa publication.

Le caractère exceptionnel qui marqua la vie du Messager de la Providence reparaît après lui dans les vicissitudes de sa renommée, dans l'opposition étrange qui est faite à sa Cause.

C'est la première fois qu'on voit un Diocèse décrier dévotement un Serviteur de Dieu , et un Archevêque interdire de le défendre contre ses détracteurs.

Insulté par la louange des Francs -Maçons , des Mazziniens , des Athées , Christophe Colomb l'a été surtout par le clergé de Gênes. Au moins, les libres-penseurs

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