‹ Histoire posthume de Christophe ColombChapitre 16 sur 250 · AMÉRIC VESPUGE MIS EN HONNEUR · texte numérisé non relu

AMÉRIC VESPUGE MIS EN HONNEUR

vices de Christophe Colomb , ne négligea aucune occasion de signaler ceux d'Améric , son imitateur, son plagiaire. Avant de récompenser ses services réels, il rétribua même ses intentions. Il lui alloua une gratification de douze mille maravédis, le 11 avril 1505, pendant que Christophe Colomb languissait misérablement livré à l'abandon et à l'indigence (1).

Treize jours après, en accordant des lettres de naturalisation à Vespuce, il louait sa fidélité et ses bons services. Cette fidélité, ces bons services qui avaient précédé l'entrée en fonctions officielle, consistaient dans deux navigations quasi clandestines hâtivement faites en violation des droits et privilèges de l'amiral de l'Océan, comme l'atteste de sa propre main Améric, dans sa lettre au magnifique seigneur Pietro Soderini, gonfalonier de Florence (2). C'était aussi afin de rémunérer une déloyauté pareille que Ferdinand avait fait compter dix mille maravédis à Vincent Yaîlez Pinzon, le 28 février delà môme année (3).

Ensuite , le roi créait pour Vespuce le grade de Pilote major, avec un traitement annuel de cinquante

(1) Archiyo de Simancas, Lihros générales de ccdulas, num. x, fol. 69,

(2) a Stando in Sibylia riposandomi da moite mie fatichc cb'in dui Tiaggi fatti per il serenissimo Re, don Fernando di Castiglia, nell' Indie occidentali hayevapassato... » — Lettre insérée dans la troisième édition du Recueil des navigations et voyages, imprimé par Giunti;\eaï&e, 1563.

(3) Archlvo de Simancas, Libros générales de cedulas, num. vi. — Documentos de los Viages menores, num. xxiii.

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