GÉNÉROSITÉ EXCEPTIONNELLE DU ROI
mille maravédis (1). Et pourtant, huit jours auparavant, le parcimonieux monarque lui avait fait compter soixante mille maravédis. Et à ce traitement, il ajoutait, le même jour, une allocation annuelle de vingt-cinq mille maravédis, à titre d'indemnité (2). Là ne s'arrêtèrent point les libéralités de Ferdinand. En sus du traitement officiel de cinquante mille maravédis par an , le roi établit pour Vespuce sur d'autres fonds, une allocation supplémentaire et annuelle de soixantequinze mille maravédis (3).
Améric était ensuite promu à la dignité de président du Conseil d'hydrographie.
Après sa mort, la faveur royale s'étendit sur sa veuve. Maria Cerezo. Une ordonnance du 28 mars 1512 lui assura une pension viagère de dix mille maravédis. Le roi mit le service de cette pension à la charge du Pilote major. Le navigateur Jean Diaz de Solis, qui remplaçait Vespuce , vit retenir le cinquième de son traitement au profit de Maria Cerezo. Et quand le célèbre Sébastien Cabott lui eut succédé , une nouvelle
(1) Archive de Indias de Sevilla, Leg, num. 1 de la casa de Contratacion,
(2) 14 mars 1508, paiement de 60,000 maravédis à Améric Vespuce. — Coleccion diplomatica, num. xxvu.
(3) Un ancien registre de la trésorerie royale, composé de quatre livres de comptabilité, porte la mention d'un paiement de dix mille neuf cent trente-sept maravédis ^ le 24 février 1512, à don Manuel Catafio, chanoine de Séville, exécuteur testamentaire d' Améric Vespuce, pour solde de cette subvention annuelle de soixante-quinze mille maravédis. — Coleccion diplomatica, lib. ni, p. 304.