‹ Histoire posthume de Christophe ColombChapitre 167 sur 250 · FIN DE NOTRE LEÇON D'OISTOIRE · texte numérisé non relu

FIN DE NOTRE LEÇON D'OISTOIRE

avait protégé François de Las Casas, père de Barthélémy. Pendant sa seconde entreprise de Découverte , il a pu l'avoir à son bord, et le ramener en Espagne; mais, à cette époque , le futur évèque de Chiappa était encore écolier.

Impeccables bibliographes , avant de plaisanter les écrivains étrangers qui parlent de l'Espagne , étudiez d'abord l'histoire de votre pays.

Dédaignant les pitoyables digressions de messieurs les académiciens, arrivons maintenant à Texamen moral du débat suscité par Madrid.

Si nous considérons sous son véritable point de vue la découverte du 10 septembre 1877 , nous verrons reparaître dans les circonstances de cet événement, le caractère étrange et mystérieux qui marqua la destinée posthume de Christophe Colomb, comme il avait signalé sa vie. Quant à nous, qui ne répudions point la foi du Messager de l'Évangile et ne doutons pas de l'action divine sur les événements de l'humanité, nous ne pouvons nous empêcher de reconnaître, dans la découverte opérée à Saint-Domingue, une influence providentielle pour l'accomplissement des volontés dernières du Révélateur de la Création.

Christophe Colomb avait , par ses dispositions testamentaires, formellement exprimé le désir d'être inhumé dans cette terre que , suivant son fier langage , il avait « par la volonté de Dieu , acquise à l'Espagne en suant le sang (1) » . Il destinait Saint-Domingue à devenir le

(1) « Que yo, por la volunlad de Dios gané à Espana sudando sangre. » (Cuarto y ultimo viage de Colon. Coleccion diplomaiica, lomo I, p. 297.)

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