‹ Histoire posthume de Christophe ColombChapitre 18 sur 250 · EN FAVEUR D*AMÉRIC VESPUCE · texte numérisé non relu

EN FAVEUR D*AMÉRIC VESPUCE

cédule imposa encore au nouveau titulaire Tobligation de payer annuellement dix mille maravédis à Maria Cerezo (1), parce que cette somme lui était attribuée en témoignage des services rendus par son mari.

La cour ne borna pas sa gratitude envers Améric, à cette attention pour sa veuve. Elle combla aussi son cousin Jean des Vespucci. Le 22 mai 1512, on le nomma Pilote royal, aux appointements de vingt mille lïiaravédis par an. Deux mois après on lui concéda le privilège exclusif de dresser, publier, et vendre les cartes marines. Plus tard, on ajouta encore à ces avantages une gratification annuelle de dix mille maravédis (2).

Cet éloge d'Améric Vespuce, si répété, et les égards accordés à sa mémoire persuadèrent qu'on lui devait quelque importante découverte. En voyant ce que faisait pour lui un roi qui refusait d'exécuter les engagements pris envers Colomb , il était naturel d'attribuer au premier les plus grands services. Tout le monde en Espagne parlait d'Améric, président de la Commission d'hydrographie et des examens de la marine, et personne ne s'entretenait de Christophe Colomb , d'autant plus que son fils aîné se

(1) Cédale royale du 16 novembre 1523. — Coleccion diplomatica, — Documentos de Americo Vespucio, num. xiv.

(2) Cédule en date du 6 août 1515. — Coleccion diplomatica, tomo ni.

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