‹ Histoire posthume de Christophe ColombChapitre 19 sur 250 · RELATIONS ÉPISTOLAIRES UTILES · texte numérisé non relu

RELATIONS ÉPISTOLAIRES UTILES

trouvait réduit à plaider contre la Couronne pour être mis en possession de ses droits. L'avocat général du Fisc lui opposait , d'abord, que son père n'avait rendu à l'Espagne aucun service notable ; que sa prétendue Découverte était sans mérite et sans honneur, puis- (Ju'il l'avait accomplie à l'aide des cartes d'un pilote inconnu, qui autrefois était mort dans sa maison, à Porto Santo (1), et dont il l'avait dépouillé impunément. Qu'au surplus, Vespuce, Juan de la Cosa, Ojeda, YafièsPinzon, avaient aussi trouvé de nouvelles terres, et rendu de bien autres services.

Malheureusement pour Colomb, àla faveur dont jouissait Vespuce auprès du roi Ferdinand, vint se joindre celle de la publicité littéraire, autorité déjà visible à cette époque dite de Renaissance.

L'ancien teneur de livres, Améric, s'était trouvé, à Florence, le condisciple de plusieurs adolescents de naissance illustre, chez son oncle Georges-Antoine des Vespucci, savant religieux qu'on avait chargé de leur éducation. Ce Georges-Antoine Vespucci était très renommé de ses contemporains. Il avait traduit les travaux de Sextus Empiricus. Marsile Ficin le choisit comme censeur de sa Théologie platonique, avant de la livrer à l'impression. Érudit autant que polyglotte , il traitait également des questions d'histoire, de physique et de géométrie. Il se

(1) LopEz DE GoMARA, Htstoive générale des Indes, liv. I, ch. xiv.

Page 1