STIPULATION EXPRESSE DE COLOMB
l'œuvre commune des deux souverains. Ce titre de VICE-ROI et sa transmission par ordre de primogéniture, avait été la condition essentielle de Tentreprise de Colomb , car il servait de garantie à la possibilité de cette pieuse libération, saint espoir de son àme et but persévérant de sa vie.
Malgré les résistances du roi , des membres du conseil , malgré les préjugés de la cour et l'orgueil castillan, la résolution inébranlable de Colomb força les deux rois d'accepter cette condition expresse, absolue, impérieuse comme la nécessité qui la lui dictait, et sans laquelle, pour lui, aucun pacte n'était possible.
Après que Tamiral, en réalisant la Découverte annoncée, eut ainsi, aux termes de ses engagements envers la Castille, acquis de fait les dignités d'amiral de rOcéan, de vice-roi et de gouverneur général perpétuel et héréditaire , il fut salué de ce titre de vice-roi dès qu'il mit le pied en Espagne. La lettre par laquelle les souverains l'invitaient à venir à la cour , portait cette suscription : A don Christophe Colomb y notre amiral de la mer océane et vice-roi et gouverneur des îles découvertes aux Indes, Ces titres, les rois les lui donnèrent de vive voix, publiquement, lors de sa réception triomphale à Barcelone. Quelques semaines après, le 28 mai 1493, ils les confirmèrent authentiquement dans un acte dont les formes solennelles méritent d'être remarquées.
Nous devons en reproduire ici fidèlement quelques passages , afin que l'on voie combien étaient strictes et sacrées les obligations de la Couronne envers Christophe Colomb.
« Au nom de la sainte Trinité et éternelle unité du « Père, du Fils et du Saint-Esprit, trois personnes réel- <( lement distinctes en une essence divine, qui vit et