CONTRE LE VICE-ROI DES INDES
dans la plaine de Grenade, le 17 avril 1492, il avait volontiers signé le parchemin, qui, dans des formes de protocole y établissait la reconnaissance des droits et privilèges du vice-roi des Indes.
La Découverte une fois accomplie , il ratifia solennellement, à Barcelone, le 28 mai 1493, les titres d'amiral, de vice-roi et de gouverneur général, héréditaires à perpétuité, dans la descendance de Christophe Colomb.
Après le second voyage de découvertes, le roi confirma authentiquement, à Burgos, le 23 avril 1497, les droits et privilèges du vice-roi des Indes.
Le 6 mai suivant, le roi, dans un document officiel, daté de la même ville, sanctionne et rappelle les obligations de la Couronne à son égard.
Toutefois le renouvellement de la promesse royale n'avait pas entièrement rassuré Colomb, puisque près d'im an avant son troisième voyage, et pendant qu'il en préparait les moyens, le roi étant à Médina del Campo, crut devoir, le 2 juin 1497, réitérer ses protestations et les engagements déjà pris envers lui.
Cependant, malgré la dissimulation et les politesses, l'ensemble des faits avait une signification si claire, que non. seulement Colomb craignait l'oubli des promesses, mais redoutait la spoliation, à force ouverte, durant son absence ; l'enlèvement du titre original de ses privilèges. Comme avant de s'embarquer pour sa dernière expédition, en écrivant aux rois pour leur