‹ Histoire posthume de Christophe ColombChapitre 71 sur 250 · MISÉRABLES ARGUTIES DU FISCAL · texte numérisé non relu

MISÉRABLES ARGUTIES DU FISCAL

Le fils de Christophe Colomb établit nettement la position de son père à Tégard de l'Espagne.

Mon père, dit-il, n'était pas sujet espagnol. Il n'avait ni à complaire aux souverains ni à les servir. En traitant avec lui, les rois ont contracté avec un étranger qui n'était nullement tenu de leur rendre un pareil service, et qui ne l'aurait point fait, s'ils n'eussent accepté ses conditions. Avant la Découverte, la dignité de VICE-ROI lui avait été promise comme transmissible à ses successeurs, à toujours. Il y a eu à cet égard accord, convention entre les rois et mon père. C'est un contrat à titre onéreux, ayant force de loi.

Et , s'adressant directement à l'Empereur, le fils de l'Amplificateur de la Création lui dit ouvertement : « On ne saurait soutenir que ce contrat fut, comme on le prétend, nuisible à la Couronne de Votre Majesté, puisque de jour en jour ses royaumes s'accroissent, gagnent en richesse et agrandissent le patrimoine de Votre Majesté. Toutes ces accusations sont fabriquées par le désir et le projet d'usurper les charges qui m'appartiennent, de se procurer ainsi des dignités de viceroi et de Gouverneur, tandis que je serais, moi, réduit au rôle d'Alcade ou de Corregidor. Et comme ceci ne pourrait s'opérer sans la plus révoltante injustice, ils excitent les discussions, les dissensions et les dommages qui ont lieu aux Indes (1) ».

(1) ViNCENzo Promis, Memoriale di Diego Colombo, p. 48.

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