‹ Histoire posthume de Christophe ColombChapitre 74 sur 250 · ÉLOGE SYSTÉMATIQUE DE VESPUCE · texte numérisé non relu

ÉLOGE SYSTÉMATIQUE DE VESPUCE

rémunération dé ses travaux de chaque jour. Les bureaux eux-mêmes finissaient par être de son avis. Mais avant tout il importait, en haut lieu, de faire retentir les fameux services de Vespuce, de les signaler à Tattention publique. Une pension accordée à sa veuve sur d'autres fonds, aurait eu moins d'éclat; tandis qu'en grevant de cette redevance la charge du Pilote général , on perpétuait le renom dé cet Améric , envers qui FEspagne était si obligée. Ainsi, au risque de mécontenter le meilleur marin de ce temps, de perdre le concours de Tillustre Cabott, TEmpereur suivit à la lettre les instructions de son aïeul. Il fit maintenir dans son intégralité la pension de la veuve Vespuce ; et après la mort de celle-ci, payer les arrérages à sa sœur, Catherine Cerezo. Grandir Améric, c'était diminuer Colomb. Voilà tout crûment le secret de l'affection posthume que montrait Charles-Quint à ce qui était de Vespuce.

Par le même motif, en digne petit-fils de Ferdinand, l'Empereur honora d'une faveur particulière la famille des plus anciens rivaux de Colomb, les trois frères Pinzon de Palos. Le souverain qui n'avait pas trouvé un mot de gratitude pour le Révélateur du Globe et la moindre marque d'intérêt envers sa descendance, énumérait avec complaisance les titres des Pinzon à la reconnaissance de la Castille. Il rappelait les entreprises des trois frères , les risques courus , les dépenses subies, les travaux pénibles et renouvelés,

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