‹ Histoire posthume de Christophe ColombChapitre 9 sur 250 · OPINION DE LA COUR DÉFAVORABLE AUX DÉCOUVERTES · texte numérisé non relu

OPINION DE LA COUR DÉFAVORABLE AUX DÉCOUVERTES

En dehors des familles qui avaient quelque parent aux Indes, personne ne s'occupait de ces pays tant vantés, et dont jusqu'alors on avait tiré peu de profit. Hormis la Reine Isabelle, et une dizaine de savants religieux, qui se doutait en Espagne que cet homme si fort décrié était une personnalité de grandeur incomparable, et que l'immortalité resterait acquise à ses paroles comme à ses actions?

Plus les services de Colomb sont grands, plus la Reine les reconnaît et en témoigne sa gratitude, plus aussi l'animadversion des bureaux s'accroît et s'active. Par intervalle, celui qui, invisible, suscite des embarras à l'amiral, multiplie les obstacles, inspire les procédés blessants et les affronts pubUcs, laisse percer son omnipotente animosité.

Pendant que l'amiral , malade et presque aveugle , découvre le sol du Nouveau Monde, la terre ferme, les bureaux ont trouvé le moyen de faire insurger l'Ile Espagnole.

Quand, à son retour, sur sa propre demande, on envoie dans l'Ile un juge-commissaire, Ferdinand fait choisir, au lieu d'un magistrat, un homme d'épée qui est sien : le commandeur Robadilla. Celui-ci, court de vue, et prompt d'exécution, complètement dépourvu de tact, ce qui le rendait propre à l'odieuse besogne qu'on lui destinait, plein de mépris pour un étranger, ayant su par les bureaux combien il y avait peu à se gêner envers un Génois, dès le débarquement s'empara

et

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