‹ Histoire primitive des Euskariens-Basques; langue, poésie, mœurs et caractère de ce peuple; (volume 2)Chapitre 22 sur 26 · N SANSCRIT · texte numérisé non relu

N SANSCRIT

Débilitas,

Abala.

Rivfis,

Ariva,

Carmen,

Carma.

Collum,

Galla.

Gelu,

Gela.

Nomen,

Nama.

Novus,

Nava.

Navis,

Nahva.

Nox ,

Nisha.

Utcrus ,

Vdara, etc., çt^*

On reconnaît dans toutes ces terminaisons le génie de la déclinaison euskarienne. Il est incontestable que VEshuara indonstanique avait modifié la forme sanscrite, pins encore que les dialectes primitifs de l'Italie n'avaient afiSecté la langue étnis6o-latine dans ses transformations. En effet, prenons les noms communs au latin et au sanscrit, à Tétatde radical, c'est-à-dire en les dépouillant ôm wticles gatliques et des suffixes déctinativeft ; nous aurons les mots carm , col , gel, nom, nav, nox, nier. Les déclinant après cela selon la granmiaire cantabre , nous obtenons cat^ma, collas gela, noma, nava, noxa, utera^ formations qui ont avec les mots sanscrits correspondants la similitude la plus frappante.

On voit avec quelle profusion lesBraminessanscriotes fépandirent l'a euskarien dans leur vocabulaire. Cette voyelle se remarque en 'sanscrit , tantôt servant à donner aux mots gétiqucs une prononciation plus uniforme et plus large (ainsi les radicaux latins nam , iwv , utef- s col deviennent en sanscrit nam, nav , ndar, <^àl), tantôt comme désinences de la déclinahoii. Ouelquefois Va joue ce double rôle , comme dans les noms de nombre ^ entre lesquels l'unité seule pourrait être regardée comme étant de pi*ovenance euskarienne.

Unus,

Eca.

Duo,

Duatant^

TVes,

Traïam.

Quatuor,

Tschatuar.

Quinque ,

Panichamam^

Sex,

Szasztatnam^

Septem, "

Saptamam.

Octo>

A^ztamamy,

Novem, • * Navamam.

Decem » < Ddzbafnam .

L'homme le plus étrwger a la philologie cpmparée sera frappé de >oîr que le latm« le grec, Tirlaudais, le gallo-breton, comptant de la même manière que le sanscrit : —[Jnci«> duo, tres.^Hen, dyo, triu.—An, da, trii-^Unan, daau, try, etc. Le nombre quatre dé rirlandaîs,^dl&ar^ tîiat le milieu entre le quatuor latin et lefsekatuar sanscrit. Le cinq» en irlandais cuig^ est semblable au ^uin^tiélalin; le pantchatnam sanscnt est réquivale|[it du pente grec et du pemp gallique. Le decem du latin, en grec deçà, en sanscrit dazliomam, n'est autre chose que le ciec celtique, Tirlandais deich allongés d'une sufBxe déclinative selon le systéiïie de la grammaire euskanenne. .

Ces obi^ervations nous conduisent à en faire une d'un ordre plus général. Les langues du groupé celtique faisaient usage de la grammaire analitique ou méthodique; elles avaient des articles préposés et n'employaient point «dQsuflSbces en déclinaison. Les Sabins et les Rom^ina diati^t par exemple , au lieu de famula et famulus, famula durant les premières époques de la latinité; Festus et Yarron nous apprennent que le dialecte osque dii^t fa/tnel. Dans une inscription de ce dernier dialecte (Hi a signalé cette phrBuse grammaticalement remarquable : etUtr'ar femuss , entre les confins . Le mot ar, diins cet exemple, est un article véritable. I^e gallique ou bas-breton , regardé avec raison comme le reste précieux de l'ancienne langue des ,€eltes , se sert d'un article équivalent, pour dire : ar bed, le monde; ar currun, le tonnerre; ar ^otian. L'hiver.

Quelquefois les Celtes faisaient précéder les noms d'un article numéral, comme les Bretons cpn disent encore : ur stereden, une étoile; ur guabren, une nuée; ur squiant, un génie; w aêl, un ange. Ce fut de ces particules, et autre» semblables, que le latin se senrit plus tard comme d'autant de suffixes pour se donner, a rimitation de la langue des Ibères, une déclinaison synthétique. Mais, quand la chute de la civilisation romaine relégua le latin de "Virgile dans les livres compris seulement de la classe lettrée , cette langue subit chez tous les peuplei du midi de TEurope une grande déformation représentée par Tensemble des patois romans. Âpres tant de belles aspirations vers la synthèse euskarienne , le latin retomba dans la méthode analitique, décomposa sa déclinaison, détacha ses affîxes, changea toute sa sptaxe ; en un mot , redevint dans les patois romans à peu près ce qu'étaient les anciens dialectes celto-italiques, èque, marse, osque, volsque , samnite , sabin , campanien , lucanien et brutien. C'est ainsi qu'en patofti roman , béarnais , gascon^ languedooieui provençal^ on dit â omîc^ û Ump, *fû frul , la ma, lau frai» partout où té latin avait adopté les cas postposés de la déclinaison cantabre, en disant amtoti» , lufuê , fmctus, mami/B, frater, etc.

Le sanscrit eut la même destinée que le latin ; car tous lesprocédéa^'de la logique humaine tournent dans le ttième cerde , qui est beaucoup plus borné qu'on ne le croit conmiunément. Toute la différence, c'est que le sanscrit ne devint jamais populaire dans i'Indoustaa ; au contraire , l'état républicain avait fait de la langue de Numa celle de la politique et de la guerre. L'art oratoire avait sur les tribunes publiques de Roine un

trône élevé d'où il régnait en souverain sur les esprits. Chez les Bracmanes» la langue sacrée» expression conventionnelle d'un symbolisme ténébreux à dessein et inaccessible k Tignorance des castes serviles» ne descendit jamais du redoutable sanctuaire où elle rendait ses oracles religieux. Les prêtres » les théosophes qui arrêtèrent cette langue mystagogique , prirent presque tout le matériel de son vocabulaire dans les dialectes Scythes » apportés parJ^invasion guerrière. Dans le but qu'ils se poposaieot, le mieux qu'ils eurent à Cadre fut de changer le système grammatical» et d'adopter, avec la spthèse euskarienne, un certain nombre de termes de cette langue primitive » les fins beaux » les plus précieux par leur signification philosophique, et qui devaient être comme le sceau de leur cosmogonie. Peut-être même que cette formation iîit moins l'effet du calcul que de la pente naturelle des choses : peut-être même aussi que les premiers prêtres des Indo- Scythes, initiés dans les lettres euskarienne», ou appartenant à la race vaincue, prirent lents premières armes spirituelles dans la lumîèiie 4^.1» cifilisation patriarcale, prête a s'éteindre dai^s. UfiA, TOriept. Et si la religion qu'ila fondèrent fut de leujr part une réaction de l'intelligence sur la force brutale ; si au glaive ^es conquérants , par un esprit de vindicte sociale, ils opposèrent celui dee divinité» mal&isantes» leur vengeanee. profondément conçue fut séeulsâce et cruelle; le. génie de l'homme n'^n a jamais réaliséide plus terrible : elle iait frémir.

pendant ce tempà la langue vulgaire des Indo-Scythes resta ce qu'elle était : un dialecte gète assez barbare soumis aux rè^^w de la grammaire analitiqne. Aussi, grâce à l'immuabilité que le sceptre de plomb d'une

superstition toute puissante avait communiquée ù la société indienne ; aujourd'hui encore , si l'on dépouille le sanscrit liturgique, cette langue environnée d'un nimbe si éclatant et si mystérieux , des formes que la grammaire euskarienne avait prêtées à son verbe et à sa déclinaison , on retrouve avec une exactitude syllabique le vocabulaire des patois indiens : sarpa devient sarp; shastrah, sciasitt; dharma, darm; veda, ved; ^hudda, 9cidd; iwa, iw; danda^ dimd; hoMnah, kar; etc., etc. Le lecteur, en tète de' ces exemples, aura reconnu le radical celtique serp, en caatiUan Wer}>e, dont les Latins avaient fait serpens. Les Bramines prononcèrent et déclinèrent ce mot à l'euskirienne, en disant «arpaA ; mais, à côté de cette expresinod celto-sàythe, le sanscrit liturgique conserve le root euskarien ou vasco-cantabre soughe, souhi^ cpii désigne également le serpent. Du mot gétique t^ii les Latins firent i^m», et les Bramines à Teuskarienne agnia; mais, parallèlement à l'expression tartare, le sanscrit adopta le mot euskarien sou, qui désigne , comme nous Tavons déjèl 'dit , chèc les Gantabres, le feu et le serpent. Le feu appelle encore en sanscrit, suivant«es différentes acceptions, vahni, barhi, pava€0,anala, rhohitashua; l'eau y reçoit aussi diverses dénominations, la plupart celtiques, mr, gelam, salilam^ camdam, kilula, amrdam^ gwanam, amam, toyam , sâmbaram, pont: mais les deux^ moto génériques, les mots cantabres «oci> cJum, auha, cur, ùuri, désignatifs du .feu, du serpent et de l'eau, font aussi partie des richesses du sanscrit, qui les combine savamm^it dans quelques expressions litui^ques , notamment dans celle de uhasawpiiz, consacrée à invoquer lés sources des feux ou des serpents célestes. La même langue

possède plus de cinquante expressions figurées , hàlics sur le même radical euskorien ^ou. Le nom de Teau , our, a concouru à former les noms primitifs d'unetoule de villes indiennes. situées à la proximité de quelque fleuve ou rivière.

Sur le Ghabero ,

Abaur.

Sur le Selenus,

Akour.

Sur le Tyndis,

Apothour,

Sur le Pseudostbmius ,

Baleokour.

Sur le Ghabero ,

Kalour.

Sur le Selénus ,

Korindiour.

Sur le Pseùdostomius ,

Kordiour.

Sur le Baraïza ,

Korriour.

SurleTyna,

ïatour.

Sur le Ghabero ,

Ikhaur.

Sur le Pseùdostomius .

Ipokour.

Sur rindus.

lihagour.

Sur le Ghabero,

MagaMr,

Sur le Tyndis,

Mapaour.

Sur le Selenus ,

* MantiUmr.

Sur le- Baraïza,

Maztanaur.

Sur le Namadus ,

Modaur.

SurleNanaguna^

Noffhiour.

Sur le Pseùdostomius ,

Palour.

SurleTyna,

PlwuretPoleour.

Sur le Pseùdostomius,

Podoperour.

Sur le Messolus ,

Skopalaur.

Sur le Baraisa ,

Teneur.

Sur le Namadus ,

TheSaUmr.

Sur le Baraïza ,

Zilour» etc., elc.

a aussi les noms d une foule de villes patriarcales

qui ont fleuri simultanément dans l'Inde et l'Ibérie espagnole, durant Tâge primitif. Si l'on réfléchit qu'ils furent recueillis par les géographes grecs, qui ont si étrangement défiguré la nomenclature des provinces vasco-cantabres ; que beaucoup de ces noms primitifs durent être changés ou corrompus par le fait de la domination étrangère et du cours des siècles, on conviendra que» vu la haute antiquité de l'époque à laquelle nous sommes forcé de remonter, le nombre de ceux qui restèrent purs, inaltérés, et pour nous traduisibles ou reconnaissables, est véritablement prodigieux. Il nous semble même, sauf prévention, qu'en matière d'archéologie primitive, peu de doctrines sont appuyées sur des preuves aussi évidentes et aussi fortes que celles dont nous faisons ici l'exposition succincte.

Ibérie Espagnole, Indo-Pandîons,

Ibérie Pyrénéenne, Indo-Lymirices,

Ibérie Pyrénéenne , Indo-Chartes ,

Arghiri.

Arghiri.

ArrmMgora.

Arrmnagwra.

Arretacharra.

Arretacharra.

Ibérie Pyrénéenne , Indo-Paropamises,

Ibérie Pyrénéenne , Indo-Ichtyophages ,

Ibérie Pyrénéenne , Indo-Ihériges,

Artho-arta.

Artho-arta.

Sokharangara.

Sokharangora.

Suhanagora StAamgora.

Ibérie Pyrénéenne»

Indo-Leatares, Indo-Marandes,

Ibérie Pyrénéenne ,

Ibérie Pyrénéenne , Indo-Caspires ,

Ibérie Pyrénéenne , Indo-Ibériges ,

Ibérie Pyrénéenne , Indro-Drylophilites , Indo-Ibériges ,

Aganagipra.

Againagùra.

Aganagara.

Salata.

Salata.

Salagaza.

Salagaza.

Salanburu.

Salanburu.

Zubiri.

Zubiri.

Zubura.

Indépendamment de ces noms, dont plusieurs sont conmiuns à la géographie primitive de rAfrique, celle de rinde présente encore une foule d'appellations euskariennes, sur les terminatives ra, ara, gara, aragara, terminatives exclusiTement cantabres, inconnues à tous les dialectes celtiques : sans compter qu'il n'est pas une seule de ces dénominations indiennes qui ne se conserve et ne se retrouve encore » de nos jours , dans la géographie des Basques Pyrénéens.

Indo-Hi^bestes»

Agora.

Indo-Marandes ,

Aragara.

Indo-Âriaces ,

Armagara.

Indo-Caspires ,

Arripara. *

Indo-Scythes,

Astakapara.

Indo*Caspires ,

A$thobalasarra

Id.

Chanamagara.

Id.

Indabara.

Indo-Rhandamarcottes, Larreagara .

Indo-Caspires , Ughinara.

Indo- Ariaces , Mandagara .

Indo-Scythes , Orbadara.

Indo-Ariaces , Ormenogara.

Indo-Hanbestes , Sotêhara ,etc..

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