‹ Histoire religieuse de la révolution françaiseChapitre 11 sur 65 · LES R · texte numérisé non relu

LES R

| GE QUI RENAIT SOUS NES On publics qui seront convaincus d’en avoir négligé l'exécution seront condamnés à deux années de réclusion (1).» Donc, tous F les fragments, un peu disjoints, de l’édifice révolutionnaire ELA se recimentaient de manière à former un bloe indivisible. Le lendemain, le testament de haine se compléta. Comme l’as- È | semblée venait de voter la loi d’amnistie, elle décida d’en excepter les prêtres déportés ou sujets à la déportation. à: | Ce fut l’acte suprême; car, une heure plus tard, les Repré- ik sentants déclarèrent leur mandat terminé.

Ainsi finit la Convention. Jusqu’au 9 Thermidor, elle fut, : par perversité et plus encore par peur, instrument ou com- plice de tous les excès. Après Thermidor, elle s’assagit | quoique sans pouvoir se fixer, et tantôt avec d’inconce- vables faiblesses, tantôt avec les duretés familières aux gens de désordre devenus gens de réaction. Puis sur ses derniers | jours, et ce fut sa troisième évolution, elle se ressouda à la Terreur, moitié par naturelle violence, moitié par crainte que l’ordre nouveau ne lui pardonnât jamais ; et elle disparut, 1 remords, non celui de ses crimes, mais

manifestant un seu

celui de son repentir.

| (4) Loi du 3 brumaire an IV, article 10 (DUVERGIER, Collection des Lois, t. VIII, p. 432).

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