‹ Histoire religieuse de la révolution françaiseChapitre 12 sur 65 · LIVRE VINGT-CINQUIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE VINGT-CINQUIÈME

ts LR SOMMAIRE |

Ja Constitution de lan III : traits principaux qui la caractérisent. - Les membres du Directoire : Reubell, Barras, Larévellière-Lépeaux, ourneur et Carnot; leur origine; quelle politique ils suivront. .— Leurs tendances en matière Din ë CRE où ces fen-.

ss ioiction qui commande de semettre en | vigueur toutes les lois

à» persécutrices.

IV — Comment les catholiques de France, en dépit des lois persécutrices,

tentent de reconquérir la liberté; comment, en beaucoup de départeients, ils trouvent dans les autorités locales des complices : les admitrations PC neRARSS les administrations cantonales ; les gen darmes ; les évasions. .

V. — Les tribunaux : comment la plupart d’entre eux sont Léritiée par M Ja sévérité des lois et se montrent eux aussi, à leur manière, les com- É plices des prêtres. — Interprétations diverses pour tempérer ou tourner

les décrets. — Comment l’humanité prévaut le plus souvent, mais É ne parvient pas toujours à empêcher les rigueurs : de quelques exécude

nn de por Pr les Re mois de 1796. EX

À Morin 4 Douai; son de ae out il enrégimente, contre “ prêtres aussi bien que contre les émigrés, toutes les forces de police et toutes les autorités officielles.

AI. — Le Corps législatif : distribution des partis dans les deux conseils. — État des esprits en matière religieuse. — Comment le Directoire, en ses messages, invite à la persécution. — Rapport du représentant 1 Drulhe, et comment la motion dont il est l'organe est votée, 17 floréal an IV, par le Conseil des Cing-Cents.

VIII. — Après le vote de la motion Drulhe. — Le complot de Babeuf ; comment le seul péril n’est point le péril clérical. — De quelques signes de retour à la tolérance. — Le Conseil des Anciens : débats sur la réso-

lution du 17 floréal ; dseo A ÉHORA Ie de Portalis (9: ee an

comment la résolution des Cing-Cents est rejetée. É

IX. — L’impression publique ; incidents divers. — Comment une question domine toutes les autres, celle du maintien ou de l'abrogation

- Ja loi du 3 brumaire an IV. — Abrogation de l’art. 40 de cette loi . (16 brumaire et 14 frimaire an V, 6 novembre et 4 décembre 1796).

X. — La condition des catholiques au début de 1797; comment cet condition est à la fois précaire et pleine d’espérances. — L'état des églises ; les prêtres ; comment toutes choses se réorganisent peu à F

XI. — Le culte : Paris ; un office religieux au début de 1797. — Les dépa tements : comment le culte y renaît, et sous quelles formes nee + variées il s’y reconstitue. — Les préfets de mission.

XII. — Le retour aux anciens usages : les cloches dans les CAparRe les œuvres et les pratiques chrétiennes. — Prêtres qui se rétracten prêtres qui réclament leurs lettres de prêtrise jadis livrées.

XIII. — Quelles tristesses et quels embarras se mêlent à cette renaissan. . du culte : le partage des temples ; les ruines non réparées ; les servitud de toutes sortes ; les questions disciplinaires ; conflit entre l’esprit tolérance et l'esprit de rigueur; controverses sur les serments. Comment un simple prêtre, l'abbé Émery, exerce, en ces CORRE ; une influence dominante sur l’Église de France. |

XIV. — Le Directoire : comment il s’obstine dans la politique de ve tion persécutrice autant que le pays s’affirme dans la tolérance. — renouvellement partiel du Corps législatif : comment les élections co sacrent le triomphe des modérés (germinal an V, mars-avril 1797).

Avant de se séparer, la Convention avait voté une cons: titution nouvelle. C’est ici le lieu d’en marquer les .trai principaux ; car les incidents multiples de la vie religieuse se comprendraient imparfaitement si l’on ignorait la fondamentale qui régissait la politique.

La Convention avait mal commencé et avait mal fini. Entre les deux, elle avait eu, après le 9 Thermidor, ses jour de sagesse. C’est en ces intervalles d’heureuse détente qu’a printemps de 1795 avait été préparée la Constitution.

Je cherche les noms de ceux qui l’élaborèrent : Thibaudeau, Lanjuinais, Baudin des Ardennes, puis Daunou qui

fut le plus actif pour l’œuvre commune, et Boissy d’Anglas qui fut le rapporteur. Tous étaient des hommes de juste milieu, bourgeois par l’origine et par les opinions, ennemis de tout excès quoique non sans préjugés, très désireux de fermer hermétiquement toutes les portes par où pourrait s’introduire l'anarchie ou le despotisme.

La règle de leur conduite fut la réprobation des crimes passés. Il semble que trois grands soucis les aient dominés. Naguère, une hâte enfiévrée avait inspiré des mesures violentes : ils s’ingénieraient, par l’organisation du droit de suffrage et des assemblées délibérantes, à se prémunir contre l’impétuosité populaire ou la précipitation législative. — Tout récemment, du milieu des comités, un pouvoir dictatorial avait tenté de surgir : ils diviseraient entre plusieurs les attributions exécutives et aimeraient mieux affaiblir l'autorité en la partageant que de la fortifier à l’excès en Punifiant. — En 1793 et en 1794, c'était surtout dans les administrations de district qu’avaient bouillonné les passions jacobines : ils s’appliqueraient à créer de nouveaux groupements d’où l’on pourrait écarter à la fois l'esprit révolutionnaire et l’esprit de réaction.

Toute la Constitution s’inspira de ces vues. Le droit électoral fut subordonné à certaines conditions de résidence et au paiement d’une contribution directe, foncière ou personnelle. Ainsi seraient formées les assemblées primaires qui nommeraient elles-mêmes les électeurs pour les assemblées du second degré. Celles-ci choisiraient les députés au Corps législatif. Les membres de la Commission s’étaient rappelé les séances des années précédentes, tant de mesures formulées à l’improviste et adoptées sans débat, les mains se levant pour le vote, tantôt avec toute la précipitation de l’étourderie, tantôt sous l'inspiration de la colère ou sous l’effarement de la peur, puis des lois promulguées que les députés connaissaient à peine ou qu’ils ne connaissaient que pour les regretter. Sous l’obsession de ces souvenirs, on s’était

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