‹ Histoire religieuse de la révolution françaiseChapitre 9 sur 65 · TOME IV · texte numérisé non relu

TOME IV

s'élever au-dessus des subterfuges de la persécution jacobine. Pour la première fois depuis la Révolution, on parla de liberté religieuse sans que ce mot fût profané. Que Lanjuinais, en présentant le décret du 11 prairial, aït eu surtout en vue l’église constitutionnelle, on ne peut guère le contester ; mais il avait l’âme trop haute pour vouloir que l’indépendance des uns fût la servitude des autres. Le décret du 11 prairial avait été, non entreprise de sectaires, mais, en dépit de ses lacunes, œuvre de bonne foi ; et on le vit bien à l'interprétation qui suivit.

Elle se formula le 29 nrairial (17 juin 1795) en une instruction du Comité de législation (1). On y proclamait que la Constitution civile du clergé n’était plus une loi de la République, que l'intention du gouvernement était d’assurer de plus en plus la liberté des cultes. On ajoutait que l'acte de soumission n’avait aucun rapport avec les anciens serments, mais n’était autre chose qu’une adhésion générale aux institutions de la République. Au prêtre, on n’avait rien à demander au delà. Toute recherche du passé, toute question inquisitoriale serait un abus d’autorité.

On était encore loin de l'émancipation religieuse. Malgré tout, un esprit nouveau perçait. Certaines concessions de détail révélèrent un commencement de bienveillance ; c’est ainsi qu'à Paris, quinze églises, au lieu de douze, furent concédées. Dans les campagnes, beaucoup d’édifices paroissiaux se rouvrirent et, le plus souvent, à la grande joie des populations : « Votre décret, disait à la séance du 6 messidor le représentant Mailhe, fait bénir la Convention par les habitants des campagnes. » Même vis-à-vis des ministres du culte, il semble qu’une jurisprudence adoucie se soit appliquée à tempérer la rigueur des décrets. Un certain nombre de prêtres déportables étaient restés en France; si, payant d’audace, ils sortaient de leur cachette, s’ils se présentaient

(2) Voir Annales de la religion, t. Ier, p. 224.

k devant tutpciie pour be la promesse à soumission, il up avait beaucoup, de chances qu’en dépit des lois de proserip- tion maintenues, ils ne fussent point inquiétés; car on

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F admettait, on paraissait admettre que la promesse garantis- au nn sait, à quiconque s’y pliait, la sécurité. — Tandis que come

4 mençaient à se rouvrir les églises, les cérémonies religieuses Continuaient à s’accomplir dans les maisons privées. Là officiaient les prêtres demeurés, soit par scrupule, soit par ; suggestion venue de lexil, réfractaires à la soumission. Ils __officiaient librement, et en général sans qu’on les recherchât ; À ri en effet, d’après une interprétation alors à peu près accontée, la loi du 11 prairial n’avait exigé la soumission que pour le

privé.

Beaucoup de De alt, ‘beaucoup de magistrats

lation, les administrateurs du Doubs répétaient que la déclajrbon était purement civile, qu’elle n’avait aucunement trait

ue (1). Dans la Gironde, le représentant Besson | proclamai « qu’un des principaux moyens de maintenir la

quence, 1l jugeait licites « toutes les réserves que Le ministres des différents cultes pourraient faire pour la liberté de leurs | opinions : ces réserves, ajoutait-il, sont dans l'esprit de … Ja loi du 11 prairial qui veut que la liberté soit pleine et entière (2). » Dans l’Ille-et-Vilaine, où la perspective d’un nouveau serment avait éveillé quelque ombrage, le 4 représentant Grenot fut plus explicite encore. Il prit, le

D 1% messidor, un arrêté pour inviter les ministres du culte Ne D

U) SAUzAY, Histoire de la persécution religieuse dans le Doubs, t. VII,

chives départementales de la Gironde).

hi culte public, mais n’avait point entendu Fe le culte |

à la Constitution du clergé laquelle n’était plus loi de la

concorde était de protéger la liberté religieuse »; en consé-

D Arrêté du 7 thermidor, proclamation du 8 thermidor an III (Are

ve QU

PO ’appliquérent, soit à rassurer les scrupules, soit à accréditer à Me À les interprétations libérales. A la suite du Comité de légis- jt

à venir déclarer, devant la municipalité ou TS district, qu’ “ls “entendaient vivre soumis aux lois de la République. 19 | poursuivait en ces termes : « Toutes les restrictions relatives aux opinions religieuses seront admises parce qu’elles ne sont pas interdites par la loi et que la liberté des opinions : est garantie par la déclaration des droits de l’homme (2). »

Le Comité de salut public pourrait, en approuvant ce arrêtés, consacrer les doctrines de tolérance. Il semble q la politique d’équité bienveillante rencontra d’abord faveu Une lettre, destinée à l’un des fonctionnaires d’Ille-et-Vilaine et dont on trouve le brouillon aux Archives nationales, atteste ces dispositions. On y lit ces lignes : « L'activité que vous avez mise à faire exécuter l’arrêté de notre collègue Grenot relatif au culte ne pouvait qu’accélérer les bons effets qu’il devait produire. Nous comptons que les suites de cette | mesure ne seront pas moins salutaires et que, pénétré des principes qui l’ont dictée, vous ne négligerez rien pour les propager parmi vos concitoyens. » Mais, hélas ! où l’on Fou drait constater une résolution virile, on est réduit à enregis- ÿ trer un premier mouvement. En marge du projet, on trouve a la note suivante : ne pas envoyer cette lettre (2).

Que s'est-il passé? Le Comité, au moment d’expédier la dépêche, s’est-il troublé lumême de son courageux libéralisme? Un désaccord a-t-il éclaté entre ses membres? Nous l’ignorons. N’est-il pas plus vraisemblable d'attribuer cette circonspection timide à la crainte d’outrepasser ou de mal traduire les vues de la Convention? C’est que l’Assemblée qui a voté la loi de prairial s’effraie maintenant de sa propre tolérance, et, toute travaillée par un retour de | passion sectaire, subit de nouveau la hantise de la persécution.

(1) Archives nationales, AF1!1 carton 270, reg. 2277. (2) Voir Scrovr, Histoire de la Constitution civile du clergé, t. IV, p. 407.

Cette évolution mérite qu’on en souligne les péripéties.

En adoucissant les lois de proscription, les Conventionnels ont gardé leur tempérament de proscripteur. Sous la poussée de l’opinion publique, ils ont ébauché quelques gestes réparateurs. Mais l'esprit ne s’est ni élevé, ni élargi, ni assoupli. Il est resté étroit, violent ct court. De là des rappels féroces, et même à travers les meilleures mesures, des maximes destructrices qui vicient tout. Tous ces hommes — et c’est le châtiment de leur passé — sont condamnés à n’avoir que des commencements de bonnes pensées.

Pourrait-il en être autrement? En cette Assemblée, ceux qui sont demeurés purs ne forment qu’une poignée. Les Girondins eux-mêmes, tout récemment réintégrés dans leur mandat, ont concouru à préparer la Terreur, et n’ont trouvé la Révolution mauvaise que le jour où elle les a submergés. Le reste apparaît tout avili de platitude, tout sali de lâcheté, tout maculé de sang.

Devenus honnêtes gens par occasion et comme par hasard, tous ces conventionnels s’étonnent ; et le bien qu’ils ont accompli contraste à tel point avec leur vraie nature qu’il leur apparaît comme une difformité. Ils ont fermé les clubs, puni les meurtres, mis en liberté les suspects, châtié les émeutiers ; puis ils ont voté la loi du 3 ventôse, la loi du 41 prairial. Maintenant, ils se contemplent eux-mêmes, croyant à un rêve tant ils se reconnaissent peu | Qui remplit les prisons? Non les aristocrates leurs ennemis de toujours, mais les terroristes leurs amis d’hier. Ces terroristes sont détenus pour s’être insurgés, comme eux-mêmes se sont

insurgés tant de fois. Et c’est dans les Comités dont ils font partie qu’ont été signés les mandats d’arrestation. — Cependant ils descendent dans la rue : c’est le jour de la Fête-Dieu : tout est endimanché ; et il ne manque pas de boutiquiers qui regrettent les processions. Dans Paris, plusieurs églises ont été rouvertes ; on parle d’en rouvrir d’autres ; et l’on affirme que, dans beaucoup de départements, la faveur pour le culte est pareille. Or, ce sont eux, les Conventionnels, qui ont donné l'essor à cette envolée de fanatisme. Et les voici qui se repentent de leur mansuétude comme d’autres de leurs péchés.

Plus ils réfléchissent, plus leurs regrets s’avivent. Ils ont travaillé pour les modérés, pour les royalistes patents ou déguisés. Or, voici la récompense : nulle concession ne leur mérite grâce, et partout la réaction les poursuit. Ils vont au théâtre : on y chante le Réveil du peuple. Ils se répandent dans les cafés : ils entendent murmurer les mots de vendus ou de ventres pourris. Ils ouvrent les journaux : On leur reproche d’être tarés, usés, corrompus. Surtout on les juge bons à renvoyer. Voici qu’on atteint la fin de lan III et les jours dits jours sans-culottides. D’après le programme du nouveau calendrier, il y aura, en ces jours, la fête de la vertu, la fête du génie, la fête du travail, la fête de l'opinion, la fête des récompenses. Le public écoute sceptique, gouailleur, amusé. Et dans presque tous les groupes ce propos se répète : il n’y aura qu’une vraie, qu’une seule belle fête, ce sera le jour où la Convention s’en ira.

Surtout un souvenir domine, bien propre à rapprocher les forces révolutionnaires un instant dissociées. Dans la Convention, ils sont plus de trois cent cinquante qui, en un jour mémorable, ont confondu leurs suffrages. C'était dans le procès du roi. On les appelle déjà et, toute leur vie, on les appellera les régicides. Ce vote les a faits compiices, complices à perpétuité; et partout où ils pourront soupçonner, deviner, entrevoir une ombre, une apparence figu-

ont on n’espère soi le rs Ce n’est pas ss nue je répugnent à l’ordre : mais de propos délibéré ils entendent ne s’accommoder que d’un ordre incomplet, précaire, arrê à à point, avec des portes de sortie sur la Révolution et par où ils pourront s'évader. Il leur a plu, au lendemain de Ther- midor, de désavouer la Terreur. Maintenant, ils tremblent k d’être portés jusqu’à ce degré de réaction où ils trouveront, D: au lieu de la faveur, la suspicion, peut- -être même le châti- I ment. Perpétuellement cette crainte les obsède ; de là des retours violents et pos de là l'invingible nent de ne pas pousser jusqu’au faîte un édifice d’où ils sentent no qu'ils seraient expulsés si jamais cet édifice s’achevait. Ainsi tend à se reformer le bloc désagrégé. Les nou- F velles qui arrivent des provinces aident à cette concentra- US tion. Dans le Midi, des bandes se forment, farouches et

oi furieuses, rééditant la Terreur sous prétexte de la venger. ï A

#h Devançant la justice, ces bandes se portent vers les prisons

; où un grand nombre de jacobins ont été incarcérés ; elles en forcent l’entrée et immolent les détenus. Il y a eu un ART 4 massacre à Lyon; il y en a aussi à Aïîx, à Marseille, et, à Le ‘trois reprises, à Tarascon (1). C’est la Terreur blanche, dira ji t-on plus tard. Et, pour foncer contre ces terroristes nou- veaux, tous les autres terroristes se rallient. TA PES

Dans le même temps, à l’ouest de la France, les del partis se disant trompés, le traité de la Jaunaie est rompu, | et Charette rassemble de nouveau ses fidèles. En Bretagne et dans le Bas-Maine, la chouannerie renaît. A Gb , Hi le 9 messidor (27 juin 1795), un corps d’émigrés débarque, malheureuse troupe vouée à la mort. Quand tout reprend | cv aspect de guerre civile, ne serait-ce pas duperie que

A1) Bucusz et Roux, Histoire parlementaire de la A His £ XXXVI, ; p. 412-472.

NENE

PRES RNA A ee HISTOIRE RELIGIEUSE DE

de parler de conciliation, de tolérance, de mesures répara trices? ; 18 | 1 : ‘Un certain nombre de prêtres insermentés ne fournissent- 1 ils pas eux-mêmes des armes à qui voudrait renouveler la persécution? Les uns, revenus furtivement de l’exil et inconsidérés autant que courageux, prêchent le royalisme en même temps que la religion ; les autres, soit obstination, soit scrupule, refusent de souscrire la promesse et pourtant, en dépit

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du décret, exercent dans les églises le culte public. Quelques-

uns, au mépris de toute charité, entament de violentes

polémiques avec les assermentés qui souvent se vengent

deux en les dénonçant bassement. Dans les rapports de police, les plaintes s’accumulent : les réfractaires chassent des églises ceux qui se présentent portant la cocarde nationale; ils remarient, ils rebaptisent ; ils jettent le trouble dans les familles; ils menacent les acquéreurs de biens nationaux. Ces griefs sont-ils tous calomnieux ? Plus tard, en une lettre adressée au pape (1), l'abbé Émery exprimera le regret que, parmi les prêtres demeurés en France oui revenus de l'exil, plusieurs aient manqué de « sagesse et de réserve ». à us

Sous ces influences diverses, en cet été de 179%, l'esprit jacobin reparaît. Révolutionnaires, les Conventionnels Pont été ; révolutionnaires, ils le redeviendront ; ils le redevien- x dront dans l’ordre politique : ils le redeviendront plusencore dans l’ordre religieux. 18 FRERE

Dans l’ordre politique d’abord. Le 26 messidor était l’anni- versaire du 14 juillet. Ce jour-là, on vit Legendre monter à la tribune. Au 12 germinal, au 4er prairial, il avait été l’un des plus ardents pour les répressions. En un langage qui révélait le regret, presque le repentir, 1l invita les sections à reviser les dossiers des jacobins, à ne garder en prison que

He (1) Lettre de l’abbé Émery au pape Pie VI, 13 octobre 1795 (Biblio- thèque du séminaire Saint-Sulpice). — Voir aussi GossELIN, Vie de l'abbé 10 ÆEmery, t. Ier, p. 378-379,

les hommes de sang, à provoquer l'élargissement des autres. Les libérations suivirent, et si nombreuses que, rapprochées des récentes rigueurs, elles parurent désaveu, presque palinodie.

En se rejetant vers la Révolution, les Conventionnels n’entraîneraient à leur suite ni Paris, ni les départements. Plus approchait le moment où ils se sépareraient, plus se révélait leur impopularité. Cependant ils aspiraient à se perpétuer autant que le pays à se libérer d’eux. De rang et de fortune médiocre, ruinés de crédit, pauvres de considération, ils ne valaient que par leur mandat et sentaient qu'ils ne seraient plus rien s’ils ne demeuraient tout. C’est alors que pour se proroger eux-mêmes et continuer avec une sécurité impunie la politique jacobine, ils imaginèrent de

s’approprier par usurpation ce que le suffrage populaire ne

leur accorderait jamais.

Les Constituants, par un renoncement imprudent et magnifique, avaient décidé jadis qu'aucun d’eux ne pourrait être réélu. Les gens de la Convention pratiquèrent une conduite contraire. Par les décrets des 5 et 13 fructidor (1), ils décidèrent que les prochaines assemblées électorales devraient choisir les deux tiers au moins d’entre eux pour former le nouveau Corps législatif.

On sait ce qui suivit : dans le pays la stupeur, mais une stupeur qui se traduit par abstention dédaigneuse plutôt que par révolte : à Paris au contraire, au moins dans les quartiers du centre, le soulèvement des sections ; puis la sédition éclatant le 13 vendémiaire; la répression organisée par un chef obscur aujourd’hui, demain fameux ; la Convention victorieuse, mais d’une victoire équivoque ; car, si elle a, pour le présent, vaincu ses ennemis, elle a pour l'avenir montré au monde Bonaparte.

L'Assemblée touchait à ses derniers moments. Il lui res-

(1) 22 et 30 août 1795.

tait, avant de se séparer, à garantir la sécurité des malfaiteurs qui étaient sortis de ses rangs. Parmi les proconsuls de la Terreur, quelques-uns avaient expié leurs forfaits ou avaient été englobés dans les rigueurs qui avaient suivi la journée du 1# prairial ; les autres étaient en arrestation ou siégeaient encore sur leur banc de législateur. Une amnistie parut qui, en interdisant toute recherche ultérieure, conféra limpunité à tous ces criminels : et ce fut l’adieu de la Convention au pays (1).

Tel fut, dans l’ordre politique, le renouveau de jacobinisme. Dans l’ordre religieux, pareil fut le revirement.

À vrai dire, vis-à-vis des fanatiques, jamais les Conventionnels n’avaient tout à fait désarmé. Même sous les actes de tolérance, la haine avait percé. C’est avec une silencieuse répugnance qu'ils avaient accepté la loi du 3 ventôse, la loi du 11 prairial. Ils jugeaient que les prêtres réfractaires étaient « les plus grands ennemis de la patrie ». « Ce sont, ajoutaient-ils, des pestes publiques et à tout prix il faut les extirper. » « Je croirais, disait un autre, la liberté perdue si la religion romaine venait à être permise. »

À qui pensait de la sorte, tout retour de persécution devait plaire. Ce fut donc avec un empressement joyeux que l’Assemblée, revenant à ses habituelles pratiques, resserra, et jusqu’à strangulation, les liens un peu élargis de l’ancienne servitude.

L’ardeur sectaire se marqua par une première loi votée le 20 fructidor (6 septembre 1795). Dès la veille, la violence des paroles et les explosions d’impiété avaient trahi une impatience mal contenue. « On ne peut pourtant point voter d'enthousiasme une loi pénale », avait observé un membre de la droite, Henri Larivière. La remontrance n'avait point rencontré d’écho, et la seule concession avait été un sursis

(1) Décret du 4 brumaire an IV (26 octobre 1795) (Duvererer, Co!lection des lois, t. VIII, p. 540).

en ses points ee le sens à la loi rs ul mo Aa gloses bienveillantes était substituée une interprétation étroite jusqu’à l'extrême rigueur. Les Re Ses de soumis-

sion devaient être pures et simples, sans qu'aucune des res-

trictions ou réserves, autorisées jusque-là, pût être admise.

outre, la promesse était exigée, non seulement pour le

culte publie mais pour le culte privé. Quiconque enfreindrait ces règles serait immédiatement arrêté (1).

ni os semaines vel ie une seconde loi, dite loi Fu 7 ven-

bre 4 peu qui restait “ie liberté. y donné une seule HU Re favorable aux A € A celle ‘e

aux Le de la Réublidos » Ve ment. dune être pur a j 10 Quiconque exercerait le culte sans lavoir me | serait puni d'emprisonnement, et, en cas de récidive, de dix Le ans de gêne. Quiconque se rétracterait serait banni à par- | pétuité.

Le) décret se continuait en une série de prohibitions. Nulle cérémonie religieuse n’était autorisée dans les maisons particulières, à moins que le rassemblement n’excédât pas dix personnes. Tous les règlements restrictifs établis par la loi du 3 ventôse se trouvaient confirmés : par suite, nul emblème

religieux en dehors des temples ; nulle tolérance pour les

ONE | (1) Duverarer, Collection des lois, t. VIII, p. 325.

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