I. — LES CONFRÉRIES DE PÉNITENTS d
Ainsi que nous Tavons dit ailleurs « parmi les associations d'hommes existant autrefois à Montpellier, les plus considérables et aussi peut-être les plus remuantes » étaient celles des Pénitents, dont les évêques eurent souvent à s'occuper. » Il n'y a jamais eu dans l'ancien diocèse de Montpellier et en particulier dans la ville épiscopale que deux variétés de Pénitents, les Blancs et les Bleus (d'autres localités en possédaient autant qu'il y a de jours dans une semaine). « La dévote et respectable Compagnie des Pénitents Blancs » et « la dévote et royale Compagnie des Pénitents Bleus » ne dataient pas de la même époque; Tune était plus ancienne comme Confrérie de Pénitents^ l'autre plus ancienne comme Association religieuse, he pas devant être donné, suivant l'usage, à la plus ancienne institution ; à laquelle des deux venait-il ? De là des difficultés en sens inverse de l'humilité qui convient à la pénitence chrétienne.
(1) Archives des Pénitenls Bleus et des Pénitents Blancs de Montp. — Delalain^ Les Pénitenls Blancs et les Pénitents Bktis de Montp,, - Montp., Martel, 1874, in-12. — Notice hist. et chronol. concernant l'ancienne confrérie des Pénit. Bleus, - Montp., Tournai, 1882, in-8<>. — Henry de la Croix, Cérémonial des Pénit. Blancs, à la suite des Heures, etc., - Marseille, Mesnier, 1700, in-4*.