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LE CHAPITRE ABBATIAL, COLLÉGIAL ET PAROISSIAL

suites ; seulement, à partir de ce jour, on apporta plus de formes dans les procédés et notamment pour les demandes de prières publiques et solennelles.

m. — LE CHAPITRE ABBATIAL, COLLÉGIAL et PAROISSUL de SAINT JACQUES DE BÉZIERS(*)

La paroisse Saint-Jacques, qui, dans les temps anciens n'avait pas manqué d'importance, avait perdu de sa splendeur lorsque, en 1664 elle fut unie aux chanoines réguliers de Sainte-Geneviève, ordre de S. Augustin, congrégation de France.

Son abbé (commendataire), nommé par le roi, ne paraissait jamais à Béziers.

Il recevait un traitement de 1,500 livres qui fut porté à 1,600 en 1768. Mais pour modeste que fut cette somme, elle ne faisait guère que glisser entre les doigts de celui quila recevait ; il avait en effet à payer la congrue du curé qui, de 500 livres, avait été portée, en 1787, à 700 livres; celles des deux vicaires, élevées à la même époque de .250 livres à 300 livres, et, de plus, à Taumônier de la maison 140 livres et à rinflrmier 80 livres.

Telles furent les conditions pécuniaires faites à l'abbé Artus-Timoléon de Barcos (2) et à l'abbé Pierre Guillot de Mondésir (3). Au décès de Barcos et à la démission de

(1) Arch. de l'Hérault, Fonds de Sainh Jacques; — Fisquet, Diod de Béziers; Saint-Iacques.

(2) Nommé le 31 octobre, 1705 et décédé le 25 février 1764, à l'âge de 82 ans.

(3) Nommé en 1764; il se démit en 1780, échangeant Tabbaye d6 Saint-Jacques contre celle de Chézy, au diocèse de Soissons, et mounit le 24 janvier 1783, à l'âge de 59 ans.

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Mondésir, le traitement qui leur était affecté passa tout entier dans la caisse du receveur des Economats, sans aucune réserve pour les charges dont il était grevé. Cellesci furent portées au Chapitre de la communauté.

Tel était Tétat des choses lorsque Gabriel Cortois de Pressigny (1) fut nommé à Tabbaye de Saint-Jacques. A côté de son nom, pendant quelques années, figure aux registres des dépenses l'indication de la somme de 1,600 livres, portée pour son traitement annuel; et aux registres des recettes les divers paiements faits par son fondé de pouvoir; pour les congrues du curé et des deux vicaires et autres versements mentionnés plus haut. Mais, à partir de 1781 c'est-à-dire depuis son élévation au siège épiscopal de Saint-Malo, le nom de Pressigny ne paraît plus dans les colonnes des recettes et des dépenses du Chapitre de Saint-Jacques et les comptes sont muets sur les versements opérés précédemment à la caisse des Economats, après chaque vacance du siège abbatial.

Fisquet dit bien, dans sa France Pontificale « que Tabbé de Saint-Aphrodise était en même temps chanoine de Saint-Nazaire et tenu sous certaines peines à faire l'office de semainier à la cathédrale (2) ». Nous croyons cependant, si cette assertion est exacte, qu'elle doit s'appliquer aux temps antérieui's à l'union de la paroisse aux chanoines réguliers de Sainte-Geneviève et à une époque où Saint-Jacques relevait encore directement du Chapitre de Saint-Nazaire ; et nous sommes confirmé dans ce sentiment par l'inspection des registres de la cathédrale de Béziers dans lesquels on ne voit pas figurer

(1) Né à Dijon (Il décembre 17i5), iF était vicaire général de Langres quand, par brevet du 22 octobre 1780, le roi le pourvut de l'abbaye de Saint- Jacques, et lui donna, le 10 novembre 1785 l'évéché de Saint-Malo.

(2) Dioc. de Béziers, Saint' Jacqiies, p. 270.

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