LE SÉMINAIRE
S. Jean TEvangéliste. Elle comprenait 1 dignité (le Doyen)^ 2 personnats {V Archidiacre et le Sacristain), 9 chanoines, parmi lesquels figurait en dernière ligne le curé, nommé par le Chapitre, avec le titre de vicaire perpétuel; et enfin 2 bénéficiers. Au moment de la suppression de la collégiale, deux hommes y tenaient haut et ferme le drapeau de l'honneur sacerdotal : c'étaient le curé Savy et le chanoine François.
Pour la formation de son clergé le diocèse possédait, à Agde un séminaire dont la création remontait au 21 février 1652. A cette date, l'évoque François Fouquet obtenait par transaction avec le Chapitre cathédral de Montpellier, prieur primitif de Saint-André d'Agde, la remise de ce prieuré pour l'affecter au logement des directeurs et des élèves. Louis Fouquet, frère et successeur de ce prélat, joignit au séminaire un collège clérical, sorte de petit séminaire, par acte passé avec la municipalité, et l'établissait dans l'ancien hôpital (30 décembre 1674). La première de ces maisons fut confiée aux prêtres de l'Oratoire. Dans la suite, M. de Charleval mit à la tête du séminaire et du collège les prêtres du Sacré-Cœur de Marseille. M. de Saint-Simon maintint les arrangements de son prédécesseur et voulut même que le supérieur continuât à être
(i) M« de M. Grasset, p. 38-43.