ET LE COLLÈGE CLÉRICAL
compté au nombre de ses vicaires généraux. Malheureusement celui-ci, fut appelé peu après par sa congrégation à diriger la maison ecclésiastique d'Apt, en Provence. A partir de ce moment, la bonne harmonie cessa d'exister entre les prêtres du Sacré-Cœur et ceux du diocèse d'Agde, dont plusieurs avaient embrassé les erreurs des jansénistes. Tenir la balance égale entre les uns et les autres, était chose difficile, pouf ne pas dire impossible, malgré la grande application de Tévéque, lequel voulait sans doute être agréable aux Marseillais, mais devait cependant des ménagements à ses Agathois. Mécontents de cette conduite, les prêtres du Sacré-Cœur quittèrent Agde, après entente préalable entre M. de Saint-Simon et le supérieur général, l'abbé Daudrade (1).
Dans rembarras où il se trouvait, Tévêque avait besoin d'agir avec circonspection. Obligé de se suffire avec ses seuls coopérateurs habituels, il jeta les yeux sur son Chapitre cathédral, où il savait qu'il trouverait du dévouement, uni à la science ecclésiastique et à la piété. Son choix fut bientôt fait. Un simple bénéficier remplissait avantageusement toutes ces conditions : homme d'étude, prédicatélir en renom dans le diocèse, il y remplissait avec zèle les fonctions de missionnaire, cherchant à ramener des âmes à Dieu. C'était l'abbé Rebecq. Il consentit à se mettre à la tête des jeunes élèves, en attendant qu'on put nommer un supérieur définitif. Les auxiliaires du supérieur provisoire furent pris également dans le corps des bénéficiers.
A Cette, dans sa propre maison paternelle, résidait un prêtre vertueux, déjà fort âgé (puisqu'il était né en 1711 ou 1712). Originaire de Cette par son père, il avait vu le
(1) Hist. des Prêtres du Sacré-Cœur de Marseille, communément appelés Prêtres du Bon Pasteur; - Paris, Victor Sarlit, 1876, in-8».