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LE SÉMINAIRE

jour à Perpignan. Elevé au sacerdoce par Tévêque de ce pays, puis pourvu d'une cure de campagne dans le diocèse de Bourges, il ne vivait que pour les pauvres, s'imposant les plus rudes privations pour leur venir en aide. Ramené par la Providence dans son pays d'origine, il s'était mis à la disposition du curé Olive, agissant comme simple vicaire, confessant, prêchant, assistant les malades. M. de Saint-Simon, instruit de cette conduite, comprit tout le parti qu'il pouvait tirer d'un prêtre brûlant du désir de sauver des^âmes. Il l'appela à Agde, le pourvut d'une « hebdomade des morts » à sa cathédrale et se mit lui-même sous sa direction spirituelle.

Comme ce zélé pontife désirait conserver à son séminaire diocésain la cure de Saint-André, dans sa ville épiscopale, il fit nommer à ce bénéfice l'abbé Plégut, dont nous parlons, bien persuadé que celui-ci favoriserait ses intentions. A partir de ce moment les grands offices, grâce à la présence des séminaristes, furent célébrés dans l'église paroissiale Saint-André, les dimanches et fêtes. Le curé Plégut se contenta pour lui personnellement des revenus de son hebdomade et abandonna au séminaire sa congrue paroissiale et tout ce qui lui venait de son église. Il se réserva la peine et le travail. Il partagea son temps entre les offices du chœur, auxquels il se rendait très exactement, et le soin des pauvres qu'il secourait de tout son pouvoir. Une de ces visites faillit lui coûter la vie; se trouvant dans un escalier dépourvu de rampe, il fit une lourde chute, dont il se ressentit jusqu'à la fin de ses jours.

Les abbés Rebecq et Plégut méritaient d'être secondés. L'évêque leur vint en aide en la personne de l'abbé Fermaud de la Banquière, fils d'un magistrat au présidial de Montpellier et qui habitait Pézenas. Il lui avait donné un bénéfice $ la cathédrale S, Etienne avec le logement et

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