IV. — LES FILLES DE LA CHARITÉ DE SAINT VINCENT DE PAUL
Elles furent appelées par M. de Fumel qui voulait donner des mères à ceux qui n'en avaient plus. Dans ce but il leur confia l'administration de l'hôpital, fondé par ses devanciers. Cet établissement, situé à l'extrémité de la rue de Lergue, en face de l'ancienne chapelle des Pénitents (qui n'existe plus) était exposé à l'humidité et aux infiltrations de la rivière. En 1741. M. de Souillac avait transféré les malades et les pauvres dans deux ou trois maisons qu'il avait achetées, non loin de l'hospice actuel. M. de Fumel couronna dignement l'œuvre de ses prédécesseurs par une construction nouvelle, au centre de laquelle il plaça la chapelle parce qu'il savait que, sans le Christ, l'orphelin est sans père, la douleur sans consolation, la vieillesse sans espérance.
M. le chanoine Lazaire, de Lodève, auquel nous empruntons ces détails, ajoute en parlant des filles de S. Vincent de Paul : « Quand elles vinrent à Lodève, nos pères baisaient la trace de leurs pieds. Ce que ces saintes filles
(1) M. Lazaire, Eloge de M. de Fumel, p. 33.
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