LES CONFRÉRIES
ont dépensé parmi nous d'héroïsme, d'abnégation et de sacrifice, les pauvres qu'elles ont nourris, les malades qu'elles ont soignés, les orphelins qu'elles ont consolés pourraient seuls nous le dire (1) » .
LES CONFRERIES (->
Indépendamment des ordres religieux, le diocèse de Lodève possédait un nombre considérable de confréries et autres institutions pieuses, en tête desquelles nous voyons figurer avec zèle les Pénitents blancs et les Pénitents bleus, le tiers-ordre de S. François et celui de S. Dominique; viennent ensuite la confrérie du Saint- Sacrement, instituée le 15 mai 1373; la confrérie de S. Roch, établie ^ Lodève (1410) et à Clermont (1413) par l'évoque Jean de La Vergne, qui lui donna des statuts ; les confréries de Marchands^ sous l'invocation des Ss. Pierre et Paul; des Tisserands, sous celle des Ss. Fabien et Sébastien ; de S. Biaise, la plus ancienne de toutes, peutêtre ; sorte de société de secours mutuels, avec grandes distributions d'aumônes à certains jours de Tannée. En diverses paroisses existaient en outre pour les personnes du sexe des confréries érigées en l'honneur de la Sainte- Vierge sous le titre de V Annonciation ou de la Visitation^ canoniquement instituées un peu avant la fin du xv* siècle.
(1) M. Lazairb^ Eloge de M. de Fumel.
(2) Paris» Hist, de Lodève, t. ii, p. 175; — Durand, Hist. de Clermont, p. 213.