DANS L ANTIQUITE ET AU MOYEN AGE
NOTES POUR SERVIR AU CHAPITRE XI f III
Les divers manteaux anciens sont le sagum, la caracalle, la chlaine, la chlaœyde, la toge, le pallium, la lacerne, le birrus, la pénule et la chape.
Le sagum, — Chez les Gaulois le * sagum » était un petit manteau carré, la «r saie » qui s'attachait sur la poitrine ou sur l'épaule. On le portait ordinairement contre le mauvais temps. Cicéron nous apprend que chez les Romains le « sagum ^ n'était autre chose qu'une sorte de casaque militaire qui ne dépassait pas les genoux, et dont se servaient aussi les voyageurs, les bergers, les chasseurs (i).
La caracalle. * La caracalle était un manteau gaulois (2) que les Romains portèrent, aussi, sous le nom de « laeemula » et « lacerna ». Ce vêtement était à l'usage des hommes (3). En France on le portait, au moyen âge, sous le nom de c gonnelle » ou « cagoule » (4). Voici du reste
(I) On oommtit aussi le « sayon * gaulois • pluvial ; Et quand il était fait de peau, il prenait le nom de « scorteum »; mais alors il était porté généralement avec le poil tourné en dedans.
(a) Cucullus. Lampuds.
(3) CiciaoN. Otidk.
(4) Cagoule, -— « Ce vêtement n'était pas seulement porté par les religieux, les laïques s'en servaient et il prenait le nom de coule, cagoule ou cape. Mais alors, habituellement dépourvu d'ouvertures latérales pour passer les bras, ce n'était qu'une sorte d'aumusse ample non ouverte sur le devant. Ccne cape fermée ne pouvait être mise qu'en passant la tète par l'orifice du milieu, auquel était adapté le capuchon de forme carrée •.
Cape, — « Les religieux portaient des chapes rondes fermées avec capuchon. Ces capes descendaient jusqu'aux talons. En voyage elles étaient portées par les clercs, les religieux
ce qu'il faut penser de ce vêtement fabriqué et porté par les Gaulois Atrébates (du pays d'Arras). Ouverte par devant comme la simarre, la « caracalle », dit le P. Lucas, avait des manches d'une certaine longueur. Son ampleur, qui la faisait descendre à mi-jambes, selon les uns, jusqu'aux talons, selon les autres, était dissimulée, sur les côtés et par derrière, avec des plis savamment combinés ; de telle manière qu'on la pouvait porter avec aisance sur tout autre vêtement. Il y avait deux sortes de caracalles : celle du peuple, simple et giossière, et celle des gens de condition, dont la couleur pourpre ou écarlate ajoutait, par son éclat, à la noblesse de celui qui la portait.
La chlaine. — Les Romains empruntèrent ce vêtement aux Gaulois (i) et les Grecs l'adoptèrent aussi. Il était ordinairement formé avec une couverture de laine ou avec une étoffe grossière. Son usage était vulgaire, et on le portait pour se garantir du froid.
La chlamyde, — Ce manteau, d'un usage très fréquent, était ordinairement fait d'une ample étoffe retenue par une agrafe de métal, sur l'épaule droite de préférence, et pour faciliter les mouvements du bras.
C'était le vêtement des Grecs et des Romains. . Il devint plus tard celui des Francs (2). Il est intéressant de retrouver au temps de Clovis, et trois siècles plus tard, sous les filsdeCharlemagne, rusage de la chlamyde, vêtement gréco-romain qui, dans l'opinion de du Cange aurait été conservé de la République, mais modifié suffisamment dans le Bas- Empire, pour n'être reconnaissable que par ses anciennes dénominations.
et les prélats, comme par les laïques; mais elles étaient taillées plus courtes et garnies aans faute, du capuchon. »
Les capes civiles étaient parfois très riches. Les messagers se présentaient, devant les grands, revêtus de capes faites d'étoffes précieuses ; ce vêtement tenait d'ailleurs à leur qualité, ils en recevaient, en cadeau, lorsqu'on voulait faire honneur à celui qui les envoyait. Ces capes parées étaient ouvertes par devant, percées de deux trous latéralement pour passer les bras et de la goule avec le capuchon . Le gouleron ou goule était l'ouverture réservée pour passer la tète.
11 ne faut pas confondre la chape avec le manteau ; la chape est exactement ronde avec un trou au milieu pour passer la tète, ouverte ou fermée, et habituellement garnie d*un capuchon. Ce vêtement qui, dans l'origine, n'avait qu'un usage d'utilité devint, dès les premiers temps du moyen ftge, un habit honorable. A l'occasion de certaines solennités, les empereurs d'Occident portaient la chape. La forme de ces capeg rondes et fermées n'était pas susceptible de modifications, aussi resta-t-elle la même pendant les xtu*. uv* et xv« siècles. Pour faire usage des mains, il fallait nécessairement relever les bords de la cape. . .
(VioLLBT-LE-Duc, DicHonnaîre du Mobilier français^ tome III, p. 31 3.)
(1) Désignée sous le nom de « linn » ou < lina t dans les dialectes gallo-kimriques, les Grecs lui donnèrent le nom de « chlaine ».
(2) Sous le nom de ehlan^s-chlamfdis nous le retrouvons au service des légionnaires, et désigne paludamentum (Horao. Epod. 9. v. 37) s'il s'agit du manteau militaire d*écarlate ou de pourpre, porté par les empereurs.
Dans son Abécédaire d'archéologie (p. 389) M. de Caumokt a publié le dessin d'une ancienne mosaïque de l'église de Cruas (Ârdèche) où la figure du prophète Hénoe (Fie. ag, p. 190) est représentée revêtue d'une lacerne ouverte, par devant, et agrafée sur la poitrine.
La toge, — Chez les Romains, la toge était le plus important des vêtements. Elle leur appartenait si bien en propre qu'Horace (i) les nomme c togati >.
La forme de la toge, d'après Denis d'Halicarnasse (2), était celle d'une robe dont la coupe représentait le demi-cercle, sans manches, soutenue par l'épaule gauche, de manière à dégager le bras droit, et à pouvoir, avec le bras gauche, soulever l'étoffe dont le pli était alors appelé M sinus ». Porté indifféremment par les hommes et par les femmes, la toge varia d'appellations, selon la condition sociale des personnes qui la portaient ; et après avoir été le vêtement en honneur à Rome elle fut abandonnée.
Sous Domitien, les Romains de rang la remplacèrent par la ^pénule » ; et sous le règne d'Auguste, les femmes de qualité lui substituèrent « la stole ». Ainsi délaissée par les classes de la haute société romaine, la toge ne fiit conservée que par les femmes d'une indigne conditioa (3).
La palla et le pallium, — La « palla » était, chez les Grecs, le vête* ment des femmes, comme le < pallium » était celui des hommes. Ce qui fît donner, à ces derniers, le nom de « palliati ». Suétone désigne le c pallium > comme étant semblable à une couverture de lit. D'après les monuments antiques, il n'était, à vrai dire, qu'une grande draperie rec-
Le prophète Hélie, qui lui est opposé, porte la courte chltmyde des chevaliers romains, arrêtée, sur Tépaule droite, par une agrafe, et non la laticlave indiquée par erreur ; ce dernier vêtement n'étant que la tunique distinctive des sénateurs romains que justifiait une seule bande longitudinale de pourpre (elavus) fixée au-dessus (v. Alb. Rubcnius. De re vestiarid I. c. 3, etc.).
Les Daces et les Sarmates soumis par Trajan, au deuxième siècle après Jésus-Christ, sont figurés sur les monuments de l'époque revêtus d'un ample manteau formé avec une étoffe flottante, retenue sur l'épaule droite. Leur manteau royal, fixé contrairement sur l'épaule Raucbe, conserve la même disposition, mais avec une bordure de franges à ses extrémités ; à n'en pas douter, c'est la chiamyde, dont l'usage très répandu s'est continué assez tard chez les Francs. Nous savons, en effet, que le Pape Anastase II avait envoyé une tunique de pourpre et une chiamyde à Clovis, qui s'en revêtit pour la première fois dans la basilique de Saint-Martin de Tours.
Au nombre des rares manuscrits qui nous en ont gardé de précieux exemples, il convient de citer les Evangiles de Lothaire, conservés à la Bibliothèque nationale, exécutés de 817 à 843, et qui nous représentent Lothaire vêtu de la chiamyde.
Dans la célèbre Bible offerte à Charles-le-Chauve, par let moines de l'abbaye de Saint* Martin de Tours, exécutée entre 837 et 853 par Vivien, l'un des donateurs, nous voyons encore la figure de ce prince vêtu de la chiamyde.
(I) Odes. Liv. 3, 5.
(a) Rhéteur et historien grec, vers Tan 3o av. J.-C.
(3) La longueur extrême de la toge lui a fait donner quelquefois le nom de • toge longue •• Cette longueur obligeait les Romains à la draper avec le plus grand soin. Quelques auteurs supposent que la toge a dû être ceinte quelquefois. Ce qu'il y a de certain c'est qu'elle était généralement en laine blanche, atbus color ; et celui qui la portait était nommé atbatus, par opposition au blanc de craie candidus dont il la lustrait, quand il voulait briguer la magistrature. Mais alors le brigueur était un canditatus» d'où candidat.
Il y avait plusieurs sortes de toges. La toge • prétexta », la toge « picta ■ ou ■ patmata », la toge i trabea », et la toge de deuil • puHa •.
tangulaire d'une extrême longueur, atteignant, environ, trois fois la hauteur d'un homme.
A Texemple des Grecs, les Romains le portaient sur les épaules, replié avec un art et une élégance infinis, et sans le secours d'aucune agrafe ou fibule. C'était le manteau des philosophes. Les augures s'en enveloppaient la tête comme d'un voile (i).
La lacerne, — La lacerne des Romains était un manteau d'étoffe grossière, muni d'un capuchon et porté par les soldats et par le peuple pour se garantir du froid et de la pluie. Quelques nobles patriciens la portaient cependant, durant les jours d'été, mais alors c'était une mante confectionnée avec une étoffe riche et de belle couleur. La lacerne n'était, du reste, qu'une sorte de « caracalle » dont l'usage remonte à la fin de la République romaine.
Le birrus, — On a quelquefois confondu le « birrus » avec la « lacerne ». Le « birrus » dont la forme et l'usage étaient ceux de la « lacerne » était une sorte de mante à grand capuchon coupé en pointe. Il se boutonnait
(i) Le plus bel exemple que Ton puisse trouver du pallium chez les Romains, est le buste antique en marbre blanc, rappelant les traits de Pline-Ie-Jeune, et découTert à la fin du XVI* siècle par le professeur Âldini, près de l'église San-Fedèle, sur l'emplacement de l'ancien forum de C6me.
Le pallium était une aorte de vêtement transitoire, qui rappelait et suivit la chlamyde et fut porté en même temps que la toge ; ce qui a permis une confusion sérieuse dans l'esprit de quelques auteurs modernes. Et, cette erreur s'étend même à la pénnle ou planète considérée comme le principe de la chasuble primitive ; ou sans distinction de rornementation spéciale que l'Eglise lui a donnée ; du détail on a conclu à l'ensemble pour lui conserver sa dénomination primitive. C'est ainsi que Dom Claude de Vert définit le pallium et dit qu'il : « était une sorte de chasuble ou de chape magnifique envoyée en présent par les empereurs chrétiens aux évéques des grands sièges^ surtout au pape, qui du consentement de ces mêmes empereurs, en communiqua l'usage dans la suite aux autres évéques. •
Admettant cette version comme fondamentale, CUude de Vert prétend la justifier par ce passage de la prière que récitait autrefois le prêtre qui revêtait le pallium pour la première fois : « Jugum meum suave est, et onus meum levé •.
Mais nous estimons que par le mot : jugum, il faut comprendre, non la chasuble, mais l'insigne distinctif dont elle était primitivement ornée, et qu'il ne serait pas invraisemblable de considérer comme une figure de l'étole originelle. Et cela pourrait encore s'expliquer par la nécessité de ne pas cacher sous l'ampleur de l'ancienne chasuble, cet emblème de la dignité sacerdotale, que le prêtre, dans la primitive Eglise, était tenu de porter partout, même dans la vie ordinaire, et qu'il ne devait quitter jamais.
Au nombre des monuments anciens qui peuvent justifier, ou tout au moins autoriser, cette hypothèse, nous citerons la statue tombale de saint Léger, à Hohembourg (Alsace^ dont nous avons donné le dessin à la page 46.
Bon nombre d'anciens auteurs, entre autres le savant Dom Claude de Vert, s'accordent à vouloir tirer l'origine, assez accréditée aujourd'hui de l'étole, de la stola ou robe que les femmes romaines, de qualité, portaient ornée de parements ou bandes longitudinales, d'une grande richesse. Cette opinion est d'ailleurs expliquée par l'usage de l'Eglise de convertir et transformer, au besoin, tous les vêtements laïques, qu'elle destinait au service du culte, et qu'elle observa à propos de la stola, dont elle ne conserva que les bandes et leur disposition pour en faire l'étole.
Parla même raison s'explique l'usage du ^â//f «m devenu l'insigne exclusif des archevêques et, par exception, des évéques privilégiés, auxquels le canon sixième du concile de Mâcon de l'an 58 1, défendait de célébrer la messe sans en être revêtu : • Ut archiepiscopus, sine pallio missa dicere nonprœsumat (Tome V, Concil. p. 968), Abbé Martignv. Dictionnaire des Antiquités chrétiennes, passim.
sur la poitrine et se portait sur la tunique. Les soldats usèrent d'abord de ce vêtement relativement court. Mais quand il fut réservé à l'usage civil, ses dimensions se développèrent de façon à couvrir tout le corps. Adopté par les Pères du désert et par les clercs, ce manteau, en gardant sa forme primitive et sa simplicité parmi eux, devint bientôt, dans les milieux mondains, et à partir d'Auguste, un vêtement de luxe où brillaient, par leur variété, les plus belles couleurs et les plus riches ornements. Mais alors, par distinction, les chrétiens le marquèrent du signe de la croix. Aussi bien, les savants se sont>ils plu à lui reconnaître un caractère essentiellement sacerdotal (i).
La pénule. — La forme première de la pénule était celle d'un manteau entièrement fermé et allongé, devant et derrière, par une légère pointe. Elle ne comportait qu'une ouverture supérieure sulllsamment grande pour passer la tête (2).
La chape, — Il serait difficile de voir autre chose dans ce vêtement que l'ancienne « lacerne » à capuchon que le clergé avait adoptée sous le nom de « birrus », comme nous l'avons vu, ci-dessus, et dont il se servit sous le nom de « pluvial ». Dans les cérémonies solennelles du culte extérieur le « pluvial » servait à se garantir du mauvais temps. La « chape » était exactement ronde, ouverte par devant et fixée par une fibule sur la poitrine. Son usage s'est maintenu assez longtemps parmi les laïques, en Gaule, où de notables personnages s'en revêtaient, ainsi qu'en témoigne la célèbre « chape » de Charlemagne conservée à Metz.
A partir du grand empereur, une large bride brodée vint remplacer l'agrafe ou fibule. Dès lors, on fabriqua des « chapes » en étoffes épaisses et couvertes d'orfrois et ces c chapes » étaient spécialement en usage dans les cérémonies de l'Eglise et dans les sacres des rois (3). C'est la
(i) Dans le principe le « birrus • était fait d'un tissu grossier de laine brute et naturelle. Les Pères du désert, dit Cassien (De cœnob. instit. lib. i c. 7), qui évitaient les manteaux précieux trahissant l'ambition, se revêtaient du • birrus •. • Birrorum pretia simul ambitionemque déclinant ». Baronius (an. aôi) croyait le birrus exclusivement réservé aux évèqnes. Du Cange (loc. laud.) déclare que le • birrus • fut indifféremment commun aux clercs et aux laïques. — L'abbé Martigny estime que le « birrus • est l'origine de la mozette ecclésiastique.
(a) Pour la suite des notes explicatives, voir le ch. XI, f V. p. ao3 de cet ouvrage.
(3) Dans une importante publication moderne « L'Art monumenial •, fév. 1884, on peut admirer le dessin d'une de ces chapes remarquables, considérée comme un manteau de couronnement, et qui passe pour avoir été exécutée à Palermc en ii33, par des artisans sarrazins. Sur sa bordure extérieure court une inscriptioii arabe ; et sur le fond principal, à gauche et à droite, est représenté le même sujet : un chameau terrassé par un lion, d'un caractère oriental exceptionnel. M. l'abbé Martigny croit que la chape moderne, comme ornement sacerdotal a conservé les traces du capuchon primitif, et il ajoute : « Comme les ■ autres vêtements vulgaires, celui-ci, en passant aux usages du culte, reçut des modifica- • tions et des embellissements successifs, mais qui n'ont rien de commun avec l'antiquité ».
La Trésorerie de l'cglise Saint-Hubert renferme encore une chasuble très anciennt en drap de soie avec un capuchon de même étoffe. Une immense quantité de perles, de camées, d'onyx, d'émeraudes et d'autres pierres précieuses incrustées dans des mailles de fil et d'or,
« chape » croyons-nous, devenue au moyen âge la « gonnelle » qui fut un vêtement du comte de Forez.
Echancrures successives des chasubles primitives, — Par échancrure, il faut entendre, non une ouverture précise pratiquée dans le corps du vêtement, mais bien, ici, la réduction de son ampleur sur les deux côtés, pour faciliter les mouvements des bras. C'est un signe distinctif de la chasuble et qui n'apparaît pas dans les chapes civiles où des ouvertures spéciales pour les bras étaient réservées. Cette réduction successive de l'ampleur des anciennes chasubles jusqu'au xv^ siècle, où elles apparaissent avec leur forme moderne, ne dépassant pas les épaules qu'elles recouvrent cependant sans raideur, a fkit dire à M. Viollet-le-Duc, dans son Dictionnaire du Mobilier, etc., page 143, III* vol. : c On ne voulait « pas toutefois l'ouvrir entièrement à cause de la tradition attachée a « cette « robe ». Et parce ce que la chasuble est Tunique vêtement de « son espèce, dit Guillaume Durand, entière et fermée de toutes parts. « elle signifie l'unité de la foi et son intégrité. » (Rationale^ lib. i . cap. VII.)
lui donnaient autant de luxe que de prix. Toutes ces pierreries ont disparu. Cette chasuble est un présent fait aux moines d'Andage par Louis-le-Débonnaire, lors de la translation da corps de saint Hubert. Nous pensons qu'elle a appartenu à Charlemagne qui s'en revêtait dans les cérémonies religieuses. On sait que les rois de France, même avant Charlemagne, assistaient au chœur et paraissaient dans l'Assemblée des grands, au mois de mai. vêtus Sun manteau en forme de chasuble^ enrichie, ainsi que leur couronne et leur sceptre, d'ua grand nombre de pierreries. Les empereurs d'Allemagne ont porté longtemps le même ornement dans la cérémonie de leur sacre. Cette chasuble porte le monogramme sacré du Christ. Son ancienneté et sa forme en font un monument d'une grande valeur.
D'après Baluze, Notes aux cap. ; Ann. Fui.
Eitrait du Pèlerinage de Saint- Hubert-en-ArdenneSt par l'abbé C.-J. Bertrand.
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