INTRODUCTION XXI
Mais les coryphées mêmes de Tirréligion, grands contempteurs de notre culte des reliques, peuvent, eux aussi, nous instruire par leur manière de fairelis ne croient pas aux reliques des saints, mais ils croient aux restes de Tignoble Voltaire ou du renégat Renan, de Frédéric-le-Grand ou de Napoléon. Et ils ont fait à ces restes des funérailles de triomphe, et ils ont, par des monuments; perpétué leur mémoire; et chaque année, ils s'en vont brûler de Tencens à ces cadavres et déposer sur ces monuments des palmes d'or.
Inutile d'insister longuement- La nature toute seule qui nous rend sacrés les objets, et nous rappelle la mémoire de ceux que nous avons aimés, suffirait à justifier notre culte pour « nos pères dans la foi, qui ont instruit les peuples des leçons de la véritable sagesse^ et qui nous transmettent encore les mêmes oracles à travers les ombres du trépas ».
Dieu, d'ailleurs, a donné son approbation au culte des reliques par la grande voix des miracles.
Déjà, au livre des Rois, il est raconté qu'un mort fut ressuscité par Tattouchement des os du prophète Elisée (i). Et aux actes des Apôtres, nous lisons que les suaires de saint Paul guérissaient les malades qui les touchaient (2).
On sait que, souvent, Dieu sest plu à garantir de toute décomposition les corps des saints.
(I) IV. Reg.,XUh 21.
(a) Act., XIX, 12.