‹ Histoire religieuse et civile de Saint-Rambert en ForezChapitre 20 sur 119 · L.U».OA · texte numérisé non relu

L.U».OA

avec 11 ch»ubl« primïlivt.

i l'«bbay« de Hohtiubourg.

Delà Vie de saint Léger, pir les RR. PP. BJDcdJEtini DomPiTMclDoniDiviD.

(bugey)

La Gaule conquise par Jules César, un demi-siècle avant Jésus-Christ, n'avait eu pendant quatre longs siècles, d'autre histoire que l'histoire de l'empire romain.

Rome, qui avait le génie du gouvernement des peuples vaincus et soumis à ses lois, apporta aux Gaulois les bienfaits de sa civilisation en échange de leur liberté ravie. Et l'Eglise naissante, qui entreprenait déjà, par ses missionnaires, sa grande œuvre de moralisation au profit des nations, leur apporta l'Evangile, bien autrement précieux que celui d'une civilisation plus ou moins raffinée.

Les Barbares pouvaient maintenant se ruer sur la Gaule chrétienne. Celle-ci était prête à lutter contre eux.

Ils vinrent, en effet, des contrées septentrionales de l'Europe et de l'Asie, attirés par les richesses de l'empire romain, et entraînés par l'appât du carnage et de la dévastation.

C'était le 25 décembre de l'année 406, les Alains, les Suèves,

(i) La Notice historique et descriptive de Saint-Rambert-de-Joux, par H. Letmaric, nous a fourni en grande partie les documents de ce chapitre.

les Vandales et les Burgondes, de la race des Germains, traversèrent le Rhin. Mais rejetées vers les Pyrénées après deux années d'affreux ravages, ces hordes sauvages passèrent en Espagne.

Les Burgondes seuls s'arrêtèrent en Gaule, où ils fondèrent, dans la vallée de la Saône, le royaume de Bourgogne (41 3). Pacifique bien que conquérante, la race des Burgondes s'attacha au sol qu'elle venait d'occuper, s'y mêla sans peine

auxGalIo-Romains, et finit par se convertir au christianisme, grâce à l'influence des Evêques catholiques, et aux prédications multipliées de l'Evangile.

Mais les fils de Clovis, roi des Francs, voulant continuer les conquêtes de leur illustre père devenu maître de la Gaule, organisèrent une expédition contre la Bourgogne. Ils s'en emparèrent et la traitèrent avec la dernière cruauté. Et comme

la province de Lyon avec le Bugey en faisaient partie, celui-ci tomba donc au pouvoir des Francs.

Les petits-fils de Charlemagne furent, eux aussi, les maîtres de la Bourgogne jusqu'en 879, où elle devint la proie de l'usurpateur Boson (i).

Un des successeurs de Boson céda le Bugey aux rois de la Bourgogne cisjurane. Ils étaient, du reste, maîtres depuis longtemps déjà, de la partie orientale de ce territoire. Enfin, Rodolphe III, dit le Pieux ou le Fainéant, transmit à sa mort, — arrivée en loSa — la souveraineté du royaume d'Arles à Conrad le Salique, roi de Germanie (2).

Ces préliminaires historiques étaient nécessaires pour bien fixer la date des événements que la légende de saint Domitien va nous révéler, événements intéressants, qui se passaient dans la vallée de TAlbarine après l'invasion des Burgondes, au V* siècle, et que nous allons résumer en quelques lignes.

Page 1