DE LA CRYPTE DE L'ANCIENNE ABBAYE
DE SAINT-RAM BERT-KN -BUG e Y
assez curieux, trouvés, à différentes époques, en fouillant le sol (FiG. 7). Une portion du soubassement des murs du chœur existe encore. Il avait été décoré, à deux reprises, de peintures à fresque : la plus ancienne, à fond blanc, était composée de
guirlandes de fleurs et d'ornements, dans le goût du xy'' siècle ; la seconde, appliquée sur celle-ci, n'offrait qu'un misérable badigeon jaunâtre, accompagné, en guise de bordures, de draperies rouges à franges jaunes, avec de gros nœuds de distance en distance. Pour la crypte, placée depuis sa restauration sous le vocable de saint Domitien, nous la décrirons en peu de mots :
« Elle se compose de trois absides en partie souterraines, dont celle du centre a le plus grand diamètre. Celle du sud n'a pas été entièrement déblayée. Toutes sont ornées, dans leur circonférence intérieure, d'arcatures simulées sans ornements, sauf ceux que nous indiquerons plus loin. Leurs archivoltes et les consoles ou colonnes engagées qui les supportent, sont en moellons de petit appareil, comme le reste des murs (Fig. 7).
« Trois fenêtres à plein cintre, nous devrions dire trois meurtrières, éclairaient la crypte centrale; Tune d'elles a été remplacée par la nouvelle porte; deux donnent du jour dans les hémicycles latéraux. Quatre colonnes placées en carré, dans l'abside centrale, et deux seulement disposées parallèlement au grand axe de l'église, dans les absides latérales, supportaient les retombées des voûtes (Fig. 7). Celles-ci, grossièrement uniformes et d'une très petite portée, sont d'arêtes, à plein cintre, avec arcs-doubleaux. En raison du poids minime qu'elles supportent, les colonnes sont d'une pierre blanche, tendre, tirée sans doute d'Evosge ou de Lacoux. Il serait difficile de trouver quelque chose de plus barbare et de plus désagréable que la forme des colonnes. Leurs fûts sans bases, quelquefois d'une seule pièce, sont en fuseaux très renflés. Les chapiteaux ne sont que des pyramides tronquées, renversées et chanfreinées aux arêtes verticales (Fig. 9). L'autel placé aujourd'hui à l'occident, contre le mur du fond, était adossé à la portion circulaire de la maîtresse abside ; sa face, d*une
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grande pierre commune, n'a qu'une moulure très simple autour d'un champ légèrement enfoncé ; un charnier a été
ABSIDE SBPTEKTRIOHALB DE LA CRYPTE DE L ANCIENNE ABBAVE DB SAINT-RAM BKBT-EN-Bur,E Y
trouvé au devant. Deux portes s'ouvrent à droite et à gauche dans les absides secondaires; le linteau de celle qui conduit au nord, porte un grand lobe sculpté en creux, et
semble appaneoir à une aDcicnoe restauraiioD. La chapelle qui vient à la suite, renfermait un petit escalier communiquant avec l'élise supérieure. Les sculptures qu'on y voit sont les
seules de toute l'abbaye, qui restent encore sur place. Ce sont, une main et une tête de taureau grossièrement sculptées sur des
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consoles, à 1^ naissance de la voûte. Par malheur, la barbarie n'a pas d'époque. La leur, qui est extrême, ferait supposer qu'elles sont l'œuvre d'un enfant, et il est impossible de s'en servir comme d'un point de départ, pour fixer l'âge du monument (Fig. ii).