LA FONTAINE DE SAINT-RAMBERT, FONTCHAUD, ETC. I7I
a lui convenait de passer, elle était vieille et pourrie de a l'humeur de Feau qui sus a chéait » (de l'humidité causée par l'eau qui, par-dessus coulait (i).
Toute la nuit doncques il plut»
Et tant d*eau cette nuit il « chut », Que la campagne submergée Tint deux jours la ville assiégée (2).
Voici maintenant le texte abrégé d'une reconnaissance de pension qui, en même temps qu'elle est une preuve de l'existence du lieu de Fontchaud, nous donne une variante de la vieille orthographe de ce mot, et nous révèle dans le voisinage de la source Saint-Rambert, à cette époque, de nombreuses prairies auxquelles semble faire allusion la légende de la châtelaine dont nous avons parlé plus haut :
« M' Mathieu Dubrual (3) doibt une pension de quarante ce sols tournois soubz le»principal de X'- tournois à luy a baillée par lesdits sieurs presbtres. Imposée sur une ferme c( et pré siz au Garait dud. Saint-Rambert contenant IIII « mestérées, joignant le pré de M* Nicolas Aulbar de vent, le (c chemin du Tourt de matin, le ruisseau des moulins de ce soir, le pré de Jean Cordeyron et son fils, de bize. »
c( Item, aultre pension de X sols avec son principal de X'c( imposée sur une maison size aud. Saint-Rambert par luy « acquise de André Gérentet, et par iceluy Gérentet et c« respondant le XXV novembre 1 606, par conctraict receu « Barthollet. »
« Item, aultre pension annuelle de X sols fonsière imce posée sur un pré siz à ce Fontcho:^ » joignant le pré de ce M* Anthoine Retournel, de bize quasi soir, pré des hoirs
^i) Ibidem t P'40) par le même.
(3) Récit dtun voyage fait à travers la France à la fin du xvti* siècle, par Chapelle et Bachaumont.
(3) Mathieu Dubrual, notaire royal, dans la juridiction deSaint-Rambert-en-Forez.
« Claude Martinet, de vent. Le grand chemin de soir quasi « vent, le ruisseau des moulins de matin, revenant lesd. (( trois pensions à III'- tournois payables à Toussaincts (i), (( comme est contenu au contraict receu BarthoUet le « XX* décembre 1614 au grand livre rouge foU. V" VI. « Cy à Toussainct... IIlK »
Voilà bien des interprétations du mot chaud^ chaut^ cho^, A laquelle devons-nous nous arrêter pour résoudre la question de Fontchaud, lieu où coule la source d'eau qui porte le nom de Saint-Rambert ?
Nous essayerons la traduction ou plutôt l'explication suivante, le lecteur est libre de l'accepter ou non :
Font^ fontaine, source; chaud^ d'eau chaude; ou chaut d'un faible débit; ou chaut qui chaït coule en tombant par déchaiement^ c'est-à-dire en s'amoindrissant, et s'enchauce^ poursuit son cours à travers le* champs où elle cheoit^ s'égare et se perd.