‹ Histoire religieuse et civile de Saint-Rambert en ForezChapitre 50 sur 119 · LA CHASSE A TRAVERS LES SIÈCLES · texte numérisé non relu

LA CHASSE A TRAVERS LES SIÈCLES

Il est vraiment solennel l'insttnt où les osse« ments d'un homme .quittent robscurité, la putridité et le silence du tombean, pour entrer dans la lumière, les parfumset les harmonies de la vénération catholique. Ils laissent le cercueil pour la chftsse. Ils dépouillent Thumidité du sol pour reparaître au soleil de la création, pour soutenir le corps et le sang du Christ dans les sacrés mystères, pour s'enchflsser dans les pierreries au front des rois ; pour traverser plus tard les plaines des moissons et des combats, portés sur les épaules des prêtres et des guerriers, calmant les tempêtes, ramenant la sérénité, renversant ou relevant les empires, et changeant la face des choses humaines. C'est le commencement de la résurrection glorieuse.

Le P. Frédéric de Curley.

La châsse ne fut,dans les premiers siècles de l*ère chrétienne, autre chose que la bière dans laquelle était déposé un corps (2). « Elle n'est à proprement parler, dit M. Viollet-le-Duc, que le cercueil de pierre, de bois ou de métal dans lequel sont enfermés les restes d'un mort. » Le mot châsse, au moyen âge, s'applique indistinctement aux coffres qui renferment des corps saints.

D'anciens textes nous la font aussi connaître sous le nom de n iumba » Tu/ui6a (3), et nous la trouvons encore confondue

(i) Dans une de ses intéressantes dissertations, M. l'abbé Texierhous cite un de ces rares et curieux exemples de transition : IjC tombeau de Junien (Haute' Vienne). Ce monument très remarquable fut exécuté par Ramnulpbc, prévdt de cette église en iiio. Il a la forme d'un quadrilatère, et donnait, autrefois, la figure d'un tau (T). par sa réunion avec le maitre-autel, auquel il était adossé. Les trois faces de ce tau, seules visibles dans sa forme primitive, sont couvertes de figures et d'ornements.

(3) M. l'abbé Pascal. Institution de CArt chrétien. (3) Prad.

avec Turne funéraire « solium » ; mais elle était aussi, dans Tantiquité, selon ('orcellini, la représentation du lit où reposait un mort (i). Cette définition est encore justifiée par le nom d* « arca » arche, qui lui a été reconnu par les premiers chrétiens. Ils y ont vu le symbole d'une nacelle dirigée vers la terre promise, où « l'âme agitée, jusque-là, par les « flots inconstants de cette vie mortelle, trouvait le terme de « ses vicissitudes, et son entrée dans une cité permanente » (2).

Le xvi' siècle à consacré à la châsse le nom de <c basilicule )» petite basilique^ parce qu'elle était, déjà à cette époque, l'image fidèle de la basilique primitive. Un auteur inconnu du xin* siècle va plus loin, et la qualifie de « tabernacle de saintes dépouilles » ; et de nos jours, elle est connue sous le nom de « châsse-ossuaire. » D'ailleurs, voici les causes sur lesquelles M. l'abbé Mallet (3) se base, pour expliquer la forme d'un coffre ou arche, donnée aux châsses primitives. Son opinion, loin de détruire la nôtre, semble au contraire la confirmer.

« Les hordes des Wisigoths et des Huns ayant envahi ff la Gaule, du iv' au v"* siècle, il fallut, à ce moment, « soustraire toutes précieuses reliques à leur rapacité sacri- « lège, comme aux ix* et x" siècles à la basse férocité des « Normands. On se hâta donc de transporter loin des « lieux envahis, tous les ossements des saints martyrs. Or, « pour procéder à ces translations de reliques, on eut soin « de les enfermer dans des coffres faciles à porter, coffres « qui, au fond, n'étaient que des cercueils ou des sarcophages « réduits dans leurs dimensions (4). »

(1) On conserve,; à Paris, un sarcophage en bois peint, de la nourrice du roi égyptien Taraka, de la xxv^dynastie — yooans avant Jésus- Christ — qui nous donne la reproduction exacte de la forme d'un lit moderne.

(a) M. l'abbé MARTicnr. D/c/. 2es Antiq. chrit.

(3) Cours élémentaire cTArchéologie religieuse.

(4) M. Tabbé Mallct. Cours élémentaire d* Archéologie religieuse.

L'origine funèbre de la châsse est incontestablement celle du sarcophage antique (( sarcophagnm », dont la forme allongée est celle du bahut, de la huche ou de l'arche, dans lesquels, au moyen âge, on renfermait les vêtements nécessaires à un voyage. C'est donc bien avec raison, que de nombreux auteurs ont dénommé la châsse « capsa », parce qu'elle n'est autre chose que la figure d'un coffre de bois ou de métal (i).

Dans son « Lexique des termes d'art », M. Jules Adelîne nous dépeint la châsse comme étante un coffre ou coffret (( de métal précieux et richement sculpté, dans lequel on (( conserve les reliques des saints. Les châsses antérieures au (( xiu* siècle consistaient en simples coffres de bois recouverts « de lamelles de métal, étaient de grandes dimensions et « pouvaient recevoir le corps entier d'un saint, h

Lorsque les reliques des saints Rambert et Domitien, provisoirement enveloppées dans l'étoffe de soie et d'or donnée par le comte Guillaume de Forez, furent arrivées au Prieuré de Saint-André-lesOlmes, elles gardèrent probablement leur riche enveloppe pendant quelque temps, et jusqu'au jour où les moines bénédictins purent les déposer dans une véritable châsse de métal ou de bois.

Nous pouvons même conjecturer, avec quelque vraisemblance, qu'après avoir favorisé le salut des insignes reliques de notre glorieux martyr Rambert, par une translation solennelle et mémorable, de son château fort d'Yzeron dans notre monastère de Saint-André-les-OImes, le pieux comte Guillaume tint à honneur de les enchâsser, plus tard, dans un monument à la fois digne de leur sainteté et de sa munificence.

Mais qu'est devenue cette châsse que la piété et la générosité du comte de Forez avaient certainement faite merveilleuse ?

(1) Un magnifique petit coffret du xiit* siècle, couvert de médaillont et d'armoirieS) ayant appartenu à saint Louis, a été découvert il y a quelques années, dans une châsse de l'église de Dammarte iSeine-et-Marne), où il éuit considéré comme ayant contenu des reliques.

228 CHAPITRE Xll

— A-t-elle disparu dans l'un ou l'autre des deux principaux désastres qui ont désolé notre contrée : Tinvasion anglaise, à la fin du XIV* siècle, et les guerres de religion au xvi* siècle ? — Ou bien, cette vénérable châsse, échappant au vandalisme des routiers et des huguenots, a-t-elle eu l'honneur des visites de Nos Seigneurs les Archevêques de Lyon, pendant les xvii* et xviii' siècles, pour tomber de vétusté, ou subir une odieuse profanation pendant les tristes jours de la Terreur (i)?

Nous ne savons rien, à ce sujet, car nous n'avons trouvé dans les archives départementales, aucun document capable de nous éclairer sur un thème aussi intéressant. Les renseignements recueillis de la bouche de nos anciens, nous apprennent bien l'existence d'une châsse de saint Rambert à une certaine époque de la grande Révolution (i 798); mais ils ne sont point propres à nous éclairer sur l'état de ladite châsse, ni sur le sort qui lui fut réservé.

Quels étaient et la forme et le style de cette châsse ? — Nous en sommes réduits aux hypothèses, sur ces questions.

Ce que nous savons, cependant, c'est qu'une transformation importante fut apportée à l'art de l'orfèvrerie religieuse, vers l'époque de la Translation de nos chères reliques (1078). Les archéologues ne sont généralement pas d'accord pour fixer cette époque de transition. Les uns la font remonter au ix* siècle, les autres vers le xii* ; d'autres la placent vers la fin du xiii* siècle. Peut-être trancherait-on la question en reportant à la seconde moitié du xn* siècle cette transformation, qui ne devait se développer qu'au xiu* siècle. Nous donnons les raisons de cette opinion au n** 1 7 des pièces justificatives.

Sans oser assigner à notre châsse primitive une forme bien certaine et un style bien déterminé, nous ne pensons pas qu'il soit téméraire d'admettre que la première châsse

(i)Voir aux pièces justificatives n* i6.

de saint Rambert ait conservé la forme caractéristique de sarcophage. •

Nous croyons même pouvoir l'affirmer, en prenant pour terme de comparaison la belle châsse de saint Calmin, à Mozat, près Riom (Puy-de-Dôme), dont le dessin a été publié par M. Mallet dans son ouvrage : « Sur les églises by:{antines de l'Auvergne », et dont le souvenir a été évoqué par M. DE Caumont, dans son Abécédaire d'Archéologie^ comme appartenant au xii* siècle.

<c La châsse de saint Calmin est une curieuse châsse. <( D'une grande dimension, elle se compose de planches en « cuivre émaillé, ajustées sur une charpente de manière à <( présenter l'image d'un cercueil, à couvercle prismatique, ou « plutôt celle d'une église à deux pignons... Elle contient les « reliques de saint Calmin et de sainte Numadie, son épouse; « les peintures, en émail, représentent les différents actes de « piété qui signalèrent leur vie, tels que la construction du (< monastère de Mozat. Des inscriptions expliquent ces (( tableaux. Deux d'entre eux représentent l'ensevelissement « de Calmin et de Numadie, et leurs âmes figurées par des « corps nus emportés au ciel par des anges (i). »

L'antique église, abbatiale et royale, Saint-Maurice dans le Valais, compte dans son trésor un grand nombre de reliquaires précieux, des xi* et xii* siècles. L'une de ces pièces remarquables à tous les points de vue, est la châsse en argent doré, du xii* siècle, qui renferme les restes de saint Sigismond, roi de Bourgogne en 5i5, et de ses fils Gistald et Gundebald, martyrisés avec lui.

La forme mixte de cette châsse rappelle, plutôt, celle d'un tombeau^ par un couvercle à deux pentes. Sur une de ses petites faces, on voit la figure équestre de saint Maurice, dans le costume des chevaliers normands de la célèbre tapisserie

(i) Abécédaire d'Archéologie de M. Dt Caumont.

23o CHAPITRE XII

de Bayeux, revêtu du grand haubert de mailles, formant couvre-nuque au timbre de son casque conique. La main gauche est armée d'un bouclier, de forme ovale, sur lequel se dessine une croix, au milieu d'une large bordure ; tandis que de la droite, il tient un fanion à trois flammes. A droite, sur le fond, se détache l'inscription « Mauricius )),et à gauche, sont gravées les lettres : S.C. S., avec un signe d'abréviation permettant de les traduire par le mot : « sanciusï). Enfin, une bordure de rinceaux entrelacés encadre tout le sujet (i).

Ainsi que nous l'avons vu précédemment, il paraît évident que la forme du tombeau s'est maintenue, pour les châsses, jusqu'au moyen âge. Ce n'est point chose étonnante. A une époque voisine de celle des grandes persécutions, les chrétiens dont l'âme était encore si profondément impressionnée par le souvenir des martyrs et de leurs tombeaux près desquels ils s'agenouillaient, ne durent rêver d'autre forme, pour les reliquaires destinés à recevoir de saints ossements, que celle de la tombe, qui était en parfaite harmonie avec le trésor destiné à y être enfermé.

Mais il paraît incontestable que c'est vers le xiii* siècle qu'apparurent les petites châsses rectangulaires, recouvertes d'une toiture à deux pentes, et dont la forme simple était celle de la basilique chrétienne primitive. Ce qui les fit désigner sous le nom de « basilicides », petites basiliques. C'est l'opinion du P. Martin qui nous dépeint la châsse rectangulaire dans ses « Mélanges archéologiques », comme « un motif conservé de l'art des Catacombes; c'est un véri- « table édifice. La couche du sommeil de mort s'est changée (( en un palais, ou plutôt, en un sanctuaire plein de magnifi- « cence, image du sanctuaire oij l'âme du juste adore Dieu, « auprès de son autel éternel. »

A cette époque, l'orfèvrerie religieuse innovait peu, et elle

(i) Voir aux pièces justificatives n* i6. Châsse de sainte Rolande.

s*exerçait, trop souvent, à reproduire d'une façon plus ou moins servile des objets dont la richesse de la matière et la bonne exécution surpassaient, presque toujours, le style et la composition. Pouvait-il en être autrement, dans nos contrées mises à feu et à sang par les barbares ! Leurs invasions dévastatrices paralysèrent, dans son essor, la tradition de Tart byzantin, soutenu par Témaillerie de Limoges, qui devait prévaloir pendant longtemps. De là, ces scènes où la vie du martyr est souvent figurée, sur les châsses, par des personnages sans proportions, roides dans leur attitude, gauches dans leurs mouvements, et dont l'expression quelquefois pleine de c ièvrerie, est presque toujours dépourvue de sentiment.

Le trésor de la cathédrale d'Albi conserve une châsse de ce genre, de petites dimensions, en cuivre à émaux champlevés (i).

« Avant la fin du xii* siècle, dit M. de Caumont, les « arcatures et les personnages qui décoraient les parois des (( châsses, étaient presque toujours figurés par des émaux. « A partir de la fin de ce même xii* siècle, et dans tout le (( xiii*, les arcatures furent portées sur des colonnes détachées. (( Les figures au lieu d'être en émail furent souvent en (( bronze, en argent ou en or. Les châsses devinrent des « chefs-d'œuvre d'orfèvrerie dans lesquels l'émail n'était « qu'accessoire. Souvent des bas-reliefs décorent les toits des a bas-côtés et du grand comble. L'édifice est couronné d'un « faîtage en cuivre découpé à jour. »

La châsse du Coudray-Saint-Germer peut être considérée comme un excellent type de transition, soit par la forme de son couvercle, qui est encore celui du sarcophage, soit par les arcades en ogive où s'abritent de saints personnages. Ces

(i)En Yoir le destin dans V Abécédaire d* Archéologie, dt M. di Caumont, p. 336.

détails nous font pressentir i*art gothique primaire du xiii" siècle (i).

De tout ce que nous venons de dire sur les châsses pendant la période classiquement appelée romane, on peut tirer la conclusion suivante, dont la vérité demeure incontestable. Les artistes de cette période, stimulés par le Christianisme triomphant, en reçurent non seulement l'inspiration, mais encore cette impulsion heureuse qui les porta à chercher dans l'architecture, souvent admirable de nos temples, les modèles dont ils avaient besoin pour créer des œuvres originales, et marquées au sceau d'un génie renaissant. Ce qui a fait dire à M. labbé Texier, que « l'ari byzantin fui traduit « en français ».

Il faut arriver au xiii* siècle pour voir fleurir cet art nouveau, où l'arc gothique le dispute à l'arceau roman, en défaveur; et où apparaissent bientôt, dans tout leur épanouissement, ces chef«-d'ceuvre d'orfèvrerie qui ne sont, après tout, que la réduction des grands édifices religieux de la première époque ogivale.

Le plus remarquable monument que l'on possède de cette époque de transition, par son ancienneté, sa richesse et ses grandes proportions, est certainement la célèbre châsse des Rois Mages, conservée à Cologne (2) .

Les admirables collections du musée de Cluny renferment deux belles châsses-ossuaires de sainte Fausta, exécutées à Limoges au xiii* siècle, à peu d'années d'intervalle l'une de l'autre. Toutes deux proviennent du trésor de l'église de Ségry, près d'Issoudun (Indre) (3).

On sait que le grand mouvement religieux des Croisades, en affirmant le règne du Christ, aux lieux qui le virent naître

(i) Voir aux pièces justificatives n* i6, la chftsse du Condray-Saiat-Germer.

(2) Voir aux pièces justificatives n* i6, lacliftsse des Rois Mages, à Cologne.

(3) Voir aux pièces justificatives n* i6, la châsse de sainte Fausta.

et mourir pour le salut du monde, inspira aussi à la foi de nos ancêtres, les œuvres les plus hardies et les plus merveilleuses. Nous voulons parler de ces magnifiques cathédrales que le génie de l'homme a fait surgir de notre sol français. Témoin de l'édification des monuments qui devaient demeurer l'orgueil du christianisme, l'art religieux qui en avait été l'auxiliaire indispensable, pouvait-il rester stationnaire ? N'avait-il pas éclairé leurs sanctuaires avec de sveltes et élégantes baies, aux verrières étincelantes de lumière ? N'avait-il pas relevé la nudité de leurs pierres par des images satiriques et grotesques, pour flétrir le vice et, partant, exalter la vertu ? N'avait-il pas fouillé, avec une patience achevée, leurs pinacles qui abritent les Pères et les Protecteurs de l'Eglise, et découpé, dans l'azur des cieux, ces délicates dentelles que la grâce de Dieu, seule, paraît soutenir.

Non, Tart religieux ne pouvait rétrograder. Il avait un idéal nouveau, où l'orfèvre vint puiser son inspiration, pour traduire dans l'or ou dans l'argent, ces merveilles de l'art gothique. La basilique, entre ses mains, devint la châsse chargée de pierreries qui devait briller d'un éclat nouveau sur l'autel.

M. de Caumont déclare également que c'est au xiii' siècle que les châsses affectent la forme d'une église avec ses contreforts, ses pinacles, ses arcatures et même ses tours : « Les ciselures rivalisent avec l'émaillure pour orner cet « édifice de métal. » M. l'abbé Mallet ajoute : « Il n'y c( manque ni les balustrades, ni les gargouilles, ni les tympans, « ni les roses, ni la crête du toit. Quelquefois même, un « clocher s'élève au milieu du faîtage (i). »

Vers la fin du xiv" siècle, et surtout au xv* siècle, dit M. René Ménard : « La statuaire commença à se substituer

(O Voir aux pièces justificative» n* i6 la chflsse de saint Taurin, et celle de saint Germain.

« à Tarchitecture, dans les pièces d'orfèvrerie. Il est vrai que

« dans les châsses, on avait toujours introduit de petites

« figures plus ou moins barbares; mais à cette époque,

« l'orfèvrerie rentre dans les arts plastiques, et devient une

« branche de la sculpture. »

Il ne nous paraît pas que la forme des châsses ait varié sensiblement, au xvi* siècle, où la Renaissance trouvant en elles un élément propre à exercer l'habileté de ses orfèvres, ne pouvait moins faire que de les marquer au coin de sa prodigieuse conception, et d'une exubérante ornementation. Il n'y a pas lieu, non plus, de croire qu'en détruisant un nombre infiniment regrettable de reliquaires précieux, l'insanité, la perfidie et Tambition du protestantisme en France, au temps de la Réforme, aient arrêté le développement de l'art religieux. Bien au contraire, et par cette seule cause, Torfèvrerie s'applique à produire, sous une forme nouvelle, de splendides œuvres d'art qui seront toujours l'honneur et la gloire de notre génie national.

§vi

Page 1