ICY ENFERMÉS QUI SONT DIX-SEPT EN NOMBRE
1 Os femoris unum.
2 Os femoris alterum.
3 Os brachii unum.
4 Os brachii alterum.
5 Os tibias.
6 Duo ossa peronea.
7 Cubitus cum duobus radiis.
8 Pars ossis sacri una.
9 Pars ossis sacri altéra.
10 Coccix.
1 1 Vertebrœ septem.
1 2 Costarum fragmenta.
i3 Cranii pars posterior cum dentibus septem.
14 Ossicula manuumac pedum.
i5 Deossibus humeri et stemi.
16 Varia ossium fragmenta.
]8 Pulvis reliquiarum S^' Ragneberti atque Beati Domitiani.
Le texte original de la nomenclature des paquets de reliques ne porte, en vérité, que 17 numéros. Le nombre ordinal 18, énoncé immédiatement après le chiffre 16, ne paraît point avoir été placé, ici, par erreur du copiste^ qui sous la dictée
de M" Guichard, délégué de Sa Grandeur Mgr de Saint- Georges, présidait et à l'ouverture de la châsse et à la rédaction du procès- verbal.
L'écriture de ce procès et celle du catalogue sont très uniformes. Les espaces entre chaque ligne bien gardés. On ne voit aucune rature, ni sur le chiffre 16, ni sur le chiffre 18. Voici, diaprés nos recherches, l'explication de cette présence du nombre ordinal 18, dans un rang qui ne lui appartient pas.
D'abord, les visiteurs des reliques trouvèrent 18 paquets; mais ensuite ils enlevèrent de la châsse celui qui portait le n® 17, pour se l'approprier sans doute.
La paroisse Saint-Rambert-en-Bugey possède, dans une châsse vénérable, plusieurs parties importantes du corps de saint Rambert. On pourrait, en les joignant à celles de Saint-Rambert-en-Forez, reconstituer le corps presque entier de rillustre martyr.
Voici, d'après le procès-verbal de la reconnaissance des reliques de saint Rambert, faite en 1768 par Dom Godard, visiteur de l'ordre de Cluny, les ossements contenus dans la châsse de Saint-Rambert-en-Bugey :
Deux os du coccix.
Deux fémurs.
Un péroné.
Un cubitus.
Des portions de clavicules, de fausses côtes, de l'épine du
dos.
Un crâne.
D'autres petits ossements, plusieurs fragments d'os. Un peu de terre dans laquelle le saint fut inhumé. D'autres particules de reliques.
En 1 789, et le trentième jour du mois de mai, les reliques de saint Rambert eurent encore l'honneur de la visite de Mgr Emmanuel Henry Timoléon de Cossé-Brissac, évêque et seigneur de Condom, abbé de Fontfroide et de Saint- Urbain, prieur de Saint-Rambert-en-Forez.
Cet illustre prélat (i), après avoir vénéré les précieuses reliques, et les avoir présentées au peuple assemblé dans l'église, pour la circonstance, procéda à l'ouverture de la châsse, en présence de M"* Jullien, chanoine sacristain ; Gérentet, Escalle, autres chanoines; et de MM. Pommerol, juge ; Javelle, capitaine châtelain.
(( Nous en avons fait la visite, dit le procès-verbal, en la « qualité de Prieur. Et, pour notre propre consolation et « dévotion aux reliques dudit saint, nous avons pris quatre « morceaux des ossements, pour les transférer dans notre « diocèse, ou autres lieux consacrés à la piété des fidèles. (2) »
A en juger par la teneur assez brève du procès-verbal où Ton parle de l'ouverture de notre châsse, par Mgr de Cossé- Brissac, de la vénération des reliques qu'elle renfermait par Sa Grandeur, et de la présentation de ces mêmes reliques au peuple pour les faire vénérer, mais où ne se trouve, pourtant, aucune allusion à l'état des reliques elles-mêmes, ni à leur nombre, ni aux procès-verbaux des diverses visites faites antérieurement, on a quelque peine à admettre que Mgr
(I) Mgr de Cossé-Briuac, prieur commeodataire de Saint-Rambert, aimait sa Collégiale de Saint-Rambert. Pendant cette année lyBg, il passa toat le mois de mai au milieu de ses chers chanoines, présidant les offices canoniaux, chaque fois que ses affaires lui en donnaient le loisir. C'est ainsi que nous constatons sa présence au chœur les 3, 6, 7, 10 et 17 mai, encourageant, de sa haute présence, la piété des chanoines ses administrés. Ce fut, sans doute, avant de reprendre le chemin de son diocèse, qu'il fit la reconnaissance des reliques dont nous parlons.
Les de Cossé-Brissac portaient : De sable à trois fasces d'or danchées par le bas. Devise : Yirtute et tempore.
(Livre des « Distributions manuelles » du Chapitre de Saint-Rambert, 1715-1748. Archives de la Loire, Fonds de Saint-Rambert.)
(3) Voir les pièces justificatives n* 3i.
28o CHAPITRE XIV
l'évêque de Condom ait eu l'intention de faire une reconnaissance canonique du trésor de nos saintes reliques. Si Sa Grandeur avait voulu imiter ses augustes prédécesseurs, procédant dans les mêmescirconstances, il aurait mentionné, dans le procès-verbal qu'il signe « Emmanuel évêque de Condom », les dix-sept paquets trouvés dans la châsse, en rappelant chacune des légendes explicatives dont ils étaient munis.
Mgr de Cossé-Brissac, usant de son droit d'évêque et de Prieur, a tout simplement ouvert la châsse de nos vénérées reliques pour lui enlever « quatre morceaux des ossements » qu'elle renfermait; toujours dans le but de se consoler et de satisfaire sa dévotion...
Avec ce pieux prétexte, il put légalement enrichir de ce nouveau trésor son oratoire particulier, peut-être la cathédrale de sa ville épiscopale, et,àcoup sûr, divers autres sanctuaires, puisque le parchemin qu*il a signé de sa main, et qui est scellé de son sceau, nous apprend qu'il prit (( quatre morceaux d'ossements pour les transférer dans son diocèse, ou autres lieux consacrés à la piété des fidèles ».
Si, du moins, Sa Grandeur avait eu soin de nous faire connaître les sanctuaires privilégiés qu'elle voulait doter de nos chères reliques disparues, nos regrets de ne les plus voir à leur place dans notre belle châsse, seraient moins profonds! C'est notre 4* titre.
Le 23* jour d'octobre 1780, la châsse fut encore ouverte par M""* Malvin, vicaire général de Lyon, et les reliques reconnues, publiquement, pour être les mêmes que celles qu'avait visitées, quarante-un ans auparavant, Mgr de Cossé- Brissac.
Cette visite faite en présence deMessieurs les Curé,sacristaîn, chanoines de Saint-Rambert, noble Aubin de la Chièze, juge; noble Jean-Baptiste Gérentet de Lachaud, capitaine châtelain ;
Maître Léon Apothicaire, notaire royal et procureur fiscal ; Claude Antoine Josué Gérentet de Saluneaux, conseiller du Roi aux bailliage et sénéchaussée de Forez ; Messires Richerme, curé ; Rebourceau, sacristain ; et plusieurs autres chanoines de la Collégiale (i), offre un intérêt tout particulier, en dehors de celui que nous présente la constatation officielle de la présence des mêmes reliques dans la châsse dite « de saint Rambert ». C'est notre 5* titre.
Or, ce qui rend particulièrement intéressante cette visite de Messire Malvin, vicaire général, visite que nous connaissons par le procès-verbal qui en fut fait, c'est qu'elle nous apprend que notre vieille église possédait encore, en cette année 1 780, « un reliquaire en bois sculpté et très antique^ contenant les reliques de saint Rambert ».
Ce reliquaire, Messire Malvin l'appelle « très antique ». Si l'on veut exprimer la pensée vraie du vicaire général, visiteur et signataire du procès-verbal, ce superlatif doit se traduire par la paraphrase suivante <c charge' d*un grand nombre de siècles ». L'adjectif « antique », d'après les meilleurs dictionnaires, veut dire « fort ancien », et éveille l'idée d'un âge plus reculé et plus éloigné de nous, que les temps qui nous ont immédiatement précédés, et qu'on appelle simplement (c anciens âges ».
On ne dira pas, par exemple, en parlant d'un château-fort du moyen âge : une antique forteresse, mais bien et grammaticalement : une ancienne forteresse, un vieux château. L'épithète « antique » au contraire, s'accolera très bien à des travaux, à des monuments d'une époque remontant bien audelà des siècles voisins du nôtre. Ainsi, on dit très bien sans manquer aux règles de la grammaire : Les antiques jardins suspendus de Babylone, les antiques Pyramides d'Egypte... D'où nous pouvons conclure, après ces explications préalables,
(i) Voir Ut pièc<t |uftificatWet n* as.
que la châsse de bois sculpté dans laquelle Messire Malvin trouva les reliques de saint Rambert, le 23 octobre 1780, pouvait bien être celle que firent faire, vers le xi* siècle, les moines bénédictins du Prieuré, pour y déposer les ossements des saints Rambert et Domitien, transférés miraculeusement dans leur église conventuelle.
Et pourquoi n'en aurait-il pas été ainsi ? Etait-il donc plus difficile de garder, en parfait état de conservation, un meuble en bois dur, qu'une étoffe tissée de fils ténus (i) ? Après huit longs siècles, où elle a été exposée à toutes sortes de vicissitudes, l'admirable étoffe de soie et d'or qui servit à transférer les reliques de saint Rambert, du château-fort du comte Guillaume (2), au prieuré de Saint-André-les-Olmes, se voit encore bien conservée, dans le trésor de notre église. Il ne serait donc ni étonnant, ni impossible que a l'antique » châsse de bois sculpté, au xi* siècle, servît encore, pendant le xviii*, de pieux écrin aux sacrés restes de notre illustre Patron.
Dans ce même procès-verbal, Messire Malvin nous dit qu'il fut prié d'extraire de la châsse de saint Rambert une partie du crâne et une vertèbre, pour les enfermer dans un reliquaire en vermeil « pour y être conservées et exposées à la vénération des fidèles ».
Ce reliquaire d'or ne garda que pendant dix ans les reliques qu'on lui avait confiées. Car, à la date du 6 mars mil sept cent quatre-vingt-dix, nous trouvons une preuve que la partie du crâne et la vertèbre distraites de la châsse y furent alors replacées. Voici ce document (3) :
« Les parties de Reliques de saint Rambert martyr, c< mentionnées au procès-verbal (de 1780), qui avaient été
(i) Notre précieuse chasuble.
(3) Voir, ci-dessus, le chapitre XI*.
(3) Archives paroissiales.
a mises dans un ancien petit reliquaire de vermeil, ainsi que « porte ledit procès-verbal, en ont été extraites, à l'exception « d*une pièce, qui est la partie de crâne désignée au susdit « procès-verbal, laquelle a été placée dans un petit reliquaire « neuf d'argent, fait en forme de croix, avec un procès-verbal <c qui rappelle celui-ci. Cette translation a été faite par « MM. de Grézieu, sacristain, curé ; et Gérentet, chanoine de « la Collégiale de cette ville, commissaires nommés par « M. Navarre, vicaire général du diocèse, qui ont scellé « rintérieur de la châsse avec un ruban rose de chacun « sceau... » En présence de MM. Jean-Baptiste Guérin(i), prêtre, prédicateur du Carême en cette ville, MM. Jérôme Treynet, Christophe Bénévend, chanoines de la Collégiale et Clément Perrin, tailleur d'habits (2).
Nous n'avons pas retrouvé, dans notre sacristie, parmi les objets religieux qui servent au culte divin, le petit reliquaire de vermeil auquel les deux procès-verbaux, de 1780 et de 1790, font allusion. Il aura, sans doute, disparu pendant la tourmente révolutionnaire, comme ont disparu malheureusement, à cette époque, tant d'objets aussi remarquables par leur ancienneté que par Tart avec lequel ils étaient travaillés; témoin le fameux tableau représentant le martyre de saint Laurent, que des peintres célèbres vinrent souvent admirer dans Téglise, et que M. de Seinas, seigneur de Sury-le-Comtal, amateur distingué et possesseur, à Lyon, d'une collection précieuse de ce genre, passait souvent des heures entières à examiner et à contempler. Des vandales mirent cette toile célèbre en lambeaux.
Mais, si nous avons le regret de ne pouvoir plus présenter à la vénération des fidèles de notre paroisse quelques parcelles
(i) Peut-être « Garin », Les déchirures et les éraflures du parchemin oe Doot ont pai permis de déchiffrer sûrement ce nom. Remarquons, ici, que déjà à cène époque, la station de Carême était prêchée solennellement dans l'église Saint-Rambert-en-Forez.
(a) Voir les pièces justificatives n* a3.
des insignes reliques de saint Rambert, dans le reliquaire de vermeil perdu, nous avons du moins la consolation de posséder le petit reliquaire neuf d'argent, fait en forme de croix. Toutefois, les reliques qu'il contenait lui ont été enlevées en i863, et transférées dans un autre reliquaire d'aremit blanchi, de forme carrée et de style ancien.
Et de nos jours, une parcelle authentique de la vraie Croix a remplacé, dans ce reliquaire en forme de croix rayonnante, la partie du crâne de saint Rambert qui y avait été mise en 1790.
Le lecteur, qui vient de parcourir les pages précédentes et les divers procès -verbaux, où l'autorité diocésaine constate l'authenticité des Reliques de saint Rambert et de saint Domitien pendant l'espace de deux siècles, a, sans nul doute, remarqué qu'à chacune des visites faites à la châsse, son trésor des restes bénis de l'illustre martyr allait s'amoindrissant.
C'est, d'abord, Mgr Claude II de Saint-Georges, Archevêque de Lyon qui, en vertu du pouvoir dont il jouit, déclare avoir ôté de notre vénérable châsse, lors de son ouverture par M. l'archiprêtre de Montbrison, Messire Pactier, le 5 juin 1708 : I* Une vertèbre ; 2® Une grosse dent ; 3** Un petit os du doigt de la main.
C'est, ensuite, Mgr de Cossé-Brissac, Prieur commendataire de Saint- Rambert-en- Forez qui, le 3i mai 1739, après avoir fait la visite des Reliques, en la qualité de Prieur, pour sa propre consolation et dévotion s'approprie « quatre morceaux » des ossements de notre saint Martyr, et les emporte dans son diocèse de Condom, ou autres lieux consacrés à la piété des fidèles.
Et là ne s'arrêtent point les pieux larcins commis légalement par les augustes prélats visiteurs de notre insigne trésor de
reliques. Nous verrons bientôt, dans le cours du chapitre XVI*, que lorsque, en 1804, MM. Claude Cholleton, curé de Saint- Etienne-de-Furan et Antoine Coquard, desservant de Sury-le-Comtal, reçurent commission de l'autorité diocésaine pour reconnaître les Reliques de notre châsse, échappée aux profanations sacrilèges des jours néfastes de la Terreur, ces deux Commissaires officiels ne se firent aucun scrupule de transférer, chacun dans son église paroissiale, une parcelle du trésor de Saint- Rambert.
M. le Curé de Saint-Etienne s'empara d'un petit os, extrait du paquet « des fragments des côtes ».
Et M. le desservant de Sury s'appropria une vertèbre et un petit os, pris au même paquet des a fragments des côtes », et au paquet des « vertèbres ».
En agissant ainsi, à chacune de leurs visites, c'est-à-dire en nous privant, pour leur satisfaction et dévotion personnelles, d'une partie de nos chères reliques, nos seigneurs les Evêques, les Prieurs commendataires du Prieuré de Saint-Ramberten-Forez, et leurs honorables délégués ou commissaires, ne faisaient sans doute qu'user d'une faculté qui leur appartenait de droit ; et nous nous garderons bien de juger, en quelque manière que ce soit, la conduite de ces honorables visiteurs.
Mais nous ne pouvons pas laisser passer l'occasion d'émettre, ici, nos regrets en voyant notre chère châsse si riche et si renommée par le trésor qu'elle gardait fidèlement depuis de longs siècles, perdre ainsi, une à une, les perles d'or et de diamant qui faisaient sa gloire et son éclat.
Il est vrai, les parties sacrées du corps de notre grand Martyr, ravies à leur écrin séculaire, sont allées enrichir d'autres reliquaires, et proclamer dans d'autres sanctuaires le renom et la puissance de Tillustre Rambert ; et il ne nous
déplait pas de savoir que d'autres paroisses portent, comme la nôtre, son nom béni (i).
Toutefois, nous le répétons avec tristesse, n'est-il point fâcheux que notre église et sa châsse si intéressante, aient vu leur trésor s'amoindrir peu à peu?...
Avant de terminer ce chapitre, nous sommes heureux de constater un fait. Si nous avons vu tant de fois, à travers les âges, nos seigneurs les Evêques ouvrir notre châsse afin d'extraire pour leur dévotion quelques parties de son trésor de reliques, c'est apparemment que ces reliques étaient insignes ; c'est surtout qu'elles jouissaient d'une renommée universelle. En rapprochant, en effet, les divers ossements enlevés du reliquaire, de ceux dont notre église avait le bonheur d'être en possession, on voit que la châsse au xvui* siècle montrait encore, aux fidèles dévots à Saint-Rambert, plus de la moitié de son glorieux corps.
Enfin, nous ne manquerons point d'attirer l'attention du lecteur sur la place qu'a occupée, sur le grand autel, de tout temps et jusqu'à l'époque de la grande Révolution (lygS), la châsse de saint Rambert, comme l'insinue le procès-verbal de la visite de Mgr Camille de Neuville, signé le 12 juin 1662 (2).
Ce qui veut dire que les reliques de saint Rambert ont été de temps immémorial en grande vénération ; car on ne
(i) Claudias Castellanus in sao vocabulo : Hagiolog, addit quod sub illius nomine variie reperiantur ecclesic etiam in Delfinatu. (Extrait des Bollafidistes^ passim.) Il s'agit ici de Saint-Rambert-d*Albon. Mentionnons encore Saint-Rambert-rile-Barbe, près de Lyon.
« Quantité d'autres lieux de la dépendance de l'Ile-Barbe ont pris le même saint pour
• leur Patron, comme le bourg de Fauce-Magne, aujourd'hui appelé de Saint-Rembert, à « cause de l'égliie et prieuré fondés en l'honneur du saint, par quelque archcTêque de
• Vienne. L'église de Saint-Rembert du bourg de l'IIe-Barbe, bastie depuis l'an 1 183 ; car, « en ce temps, ce bourg avait pour patrons les saints Eléazar et Minerve, martyrs, Saint'» fl Rembert-de-iVotiaiV/es dans le Lyonnais, sans parler de l'abbaye de Saint-Rembert'«n-
• Beugey, d'où le saint fut transféré en Forez. > (Cl. le Laboureur, Masures de Nie-Barbe» tome I, chapitre XIII*, page 80.)
(3) Nous donnerons « i» extenso » dans le a* volume de notre ouvrage^ les procèsverbaux des visites pastorales que nos seigneurs les archevêques de Lyon ont faites, dans la région dont notre cité est le centre, aux zvit* et xvtii* siècles.
plaçait sur les autels, et quelquefois dans les tombeaux d'autels, que les reliques authentiques et dont le culte était bien établi (i).
Et, si cette vénération et cette confiance que leur ont accordées les générations passées, semblent avoir perdu quelque chose de leur ardeur et de leur universalité, depuis un siècle, disons cependant que l'église et la châsse de Saint- Rambert sont restées chères aux Foréziens. Alors que l'église reçoit chaque année de nombreux visiteurs attirés par sa grande réputation de monument historique du plus haut intérêt, la Châsse reste, quand même, le but constant de pèlerinages accomplis annuellement aux jours de la fête de la Translation des Reliques de notre bien-aimé Patron. Et les huit jours de son Octave, qui rappellent les anciennes fêtes de la Dédicace de l'Eglise du Prieuré et des Miracles de saint Rambert, sont encore des jours de prières et de pieuse manifestation auprès de nos insignes reliques.
Nous raconterons, en son lieu, comment dans notre vieille cité, la confiance à notre illustre Patron semble renaître aujourd'hui dans l'âme des fils et des petits-fils de ces vaillants chrétiens qui jadis, on l'a vu, furent aussi bons qu'ils furent généreux et croyants.
(1) Un seal fait, entre mille, pour montrer que pirtout les reliques de saint Rambert étaient en grande vénération et qu'on y venait, de tous côtés, en • réméage • pour demander, au saint martyr, soulagement et guérison :
Le i3 juin 1681, disent nos Registres de catholicité, eut lieu, dans le cimetierre de la paroisse Saint-Rambert, la sépulture de Claude Jacquemond, de Cuxieu, « décédé alors « qu'il avait esté conduit dans cette ville pour faire sa dévotion à saint Rambert ». (Archives de la Paroisse.)