ANNÉE
Honnête homme Jean Bicieu, clerc de Saint- Rambert, après avoir
choisi sa sépulture dans le cimetierre de Saint-Rambert fait dans son
testament, daté du mardi 11 mai 1424, plusieurs legs pieux et fonde;
incorpore, une chapelle dans la grande église Saint-Rambert en la dotant
d'une rente annuelle de six francs de bonne monnaie lesquels six
francs il veut que Ton prenne i^ sur un pré sien, appelé pré Rambaut,
(i) Noas avons respecté Torthographe de cette légende, qui est l'orthographe de l'ancien Bréviaire manuscrit.
situé vers Cossanges, près du chemin qui va de Péglise Saint-Côme au Garant de Saint-Rambert^ et proche du bief des moulins de Saint- Ramberty à l'orient. ~ i* « Super quodam prato suo vocato pratum Rambaut, sito versus Cossanges, juxtà iter quô itur ab ecclesid Sancti Cosme^ apud Gareytum Sancti Ragneberti, et juxta alveum molendinorum Sancti Ragneberti^ ex oriente. »
Inventaires sommaires des Archives départementales, antérieures à 17 go. Tome II, par Aug. Chaveronoisk.
ter
A propos du martyre de saint Rambert, sur les bords du torrent de Bébron, en Bugey, la tradition locale a gardé le souvenir d'une bien naïve légende :
« A peine le chef du martyr Rambert eut-il é\é tranché par Tépée des farouches valets d'EbroTn, qu'il roula dans les eaux du Bébron. Entraîné par les fiots rapides du torrent, ce chef sacré arriva dans TAlbarine qui le porta dans la rivière d'Ain, dont les eaux vont se jeter au Rhône. Ainsi, la tête du martyr charriée par le fleuve jusqu'au lieu où s'élève actuellementfla petite ville de Saint-Rambert-d'Albon,aurait été recueillie par des mains pieuses et serait devenue l'objet d'une grande vénération. D'où la petite ville aurait pris le nom de l'illustre martyr. » (i).
Pour nous, plein de respect pour cette légende, nous aimons mieux croire, avec le texte du Bréviaire et avec les Bollandistes, que saint Rambert a été percé d'une lance.
(1) Notes obligeamment communiquées par M. l'abbé Vivet, curé-archiprétrc de Saint- Rambert-en-Bugey.