‹ Histoire religieuse, politique et littéraire de la Compagnie de Jésus, composée sur les documents inédidts et authentiquesChapitre 3 sur 17 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

celle des Ordres religieux en général, mais l'histoire particulière des Jésuites, s'il s'est préoccupé principalement de la part qu'ont eue ces Pères aux événements qu'il raconte? Du reste, si parfois il y avait eu excès, surtout en fait d'omission, l'auteur a tâché de réparer ce tort; il a adouci certains passages trop exclusifs en faveur des Jésuites ; et il a rendu, quand l'occasion s'est offerte, un légitime tribut d'hommage au zèle et aux vertus non contestés des autres prêtres séculiers et réguliers.

Enfin, tout lecteur judicieux comprendra facilement que les doctrines et les opinions de M. Crétineau-Joly , surtout en matière politique, les appréciations qu'il fait des hommes ou des choses lui sont entièrement personnelles , qu'elles n'atteignent nullement les Jésuites, qui peuvent ne pas les partager toujours , ou qui du moins n'en sont aucunement responsables. Leur historien, lui-même, se plait plus d'une fois à leur rendre cette justice, spécialement en ce qui regarde la politique; il reconnaît que les Jésuites, comme corps religieux, n'en ont point d'autre que celle de l'Eglise catholique, et La politique pour eux, écrit-il, se renferme dans les devoirs de leur état, et dans la propagation de l'Evangile ; ils acceptent les gouvernements établis , ils s'y soumettent; ils les servent même quand ces gouvernements ne sont hostile ni aux lois de Dieu ni à celles de l'Eglise. » (2« vol., p. 75.) Et ailleurs : « Il n'entre pas dans le caractère des Jésuites d'embrasser exclusivement un système politique, ou de travailler à faire réussir l'un au détriment de l'autre. Ils se "contentent de celui qui est en vigueur... Pour bien juger la Compagnie , il faut se placer au point même où elle s'est placée. » {6« vol., p. 136.)

Juin 1851.

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