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et compris par le peuple. Les Pères de l'Institut se trouvaient malgré euxle levier de l'opposition ; ils servaient de griefs au roi pour refuser les concessions même les plus équitables. Ils so voyaient exilés comme Société et réduits à vivre à l’état d'individus, Leur nom était un cri de guerre, et, en descendant au fond des choses, on ne signale jamais leur impulsion sur les événements qui se écipitent, Le chef de la Compagnie leur écri-
vait ces mots fs : « Pour Dieu, qu'on ne se mêle p' de.politique les conseils qui partaient du Gesû ; ils furent si bic une fois seulement, en 1831, au mi-
lieu de l'enthouswusme patriotique , deux Pères usèrent à Gand de leur prérogative électorale. Guillaume proscrivait les Pères de ses Etats, les Belges se prirent à les y appeler. Tout était depuis longtemps mûr pour une révolution ; elle éclata au mois de septembre 1830.
Elle se faisait au nom des Catholiques et des Jésuites ; son principe était avoué de tous ceux qui, à Paris, assistant au triomphe d’une autre principe, sous un drapeau et avec des projets différents, ne craignirent pas de chanter la victoire remportée par les Belges. Tant que Guillaume de Nassau eut assez d'autorité pour chasser les Jésuites et pour affaiblir le Catholicisme, ce Monarque fut offert par les inconséquences libérales comme le type du roi tolérant, philosophe éclairé. Les adversaires des Jésuites lui devaient au moins dans sa chute quelques ménagements. Il n'était plus qu'un prince légitime mis dans l’impossibilité de proscrire la Foi; les panégyristes de 1825 se changèrent en insulteurs ; ils l'accablèrent d'outrages. La Révolution belge fut chose grande et sainte, parce qu’elle s’abritait sous celle de juillet, dont los causes et les résultats étaient diamétralement opposés. La malédiction contre les Jésuites tonnait en France , lorsque, dans le même moment, on les saluait en Belgique comme les martyrs de la liberté religieuse et l'espérance des familles. Guillaume les avait chassés du royaume des Pays-Bas ; à peine un nouveau gouvernement fut-il décrété que les Pères reprirent le cours de leurs travaux.
Le coup porté à l'éducation de la jeunesse par la suppression de l'Ordre de Jésus, avait retenti au loin, On recueillait dans les