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étaient prévus, les Evêques vinrent à leur tour protester en faveur de la liberté religieuse et du droit des pèr’s de famille. Cette protestation se rattache d'une manière si intime aux annales de la Société de Jésus, qu’elle a nécessairement ici sa place avec les ordonnances du 16 juin 1828.
micile considéré par rapport à de simples individus qui l’oceupent sans affecter d’autres titres et sans prétendre à d’autres avantages que ceux qui appartiennent à tous les sujets du roi, que font à cela vos édits? que font-ils surtout maintenant avec les lois que la Révolution nous a imposées et l'Etat politique que la Restauration a fondé? La Révolution, plus libérale de proscription que M. de Chuiseul et les Parlements, a remplacé l'abolition particulière de l'Ordre des Jésuites par l'abolition générele de tous les Ordres religieux; mais en même temps, plus conséquente peutétre et plus équitable au moins à ce point, elle a rendu aux Religieux de tous les Ordres abolis la plénitude de leurs droits civils. La Révolution et surtout la Restau= ration ont effacé jusqu'aux dernières traces des interdictions civiles et politiques quis'attachaient autrefois à de certains vœux religieux ; et elles y étaient condamnées à peine de scandale et d'absurdité, Car, si le Juif fait tuut ce qu'il veut, quoique Juif, si le Protestant fait tout ce qu’il veut, quoique Prolestant, à plus forte raison le Catholique, füt-il Religieux, à plus forte raison l’homme de la Religion de l'Etat, füt il Dominicain ou Jésuite, 11 y avait aussi autrefois des édits contre les Protestants et les Juifs; ils ont disparu : n’est-ce pas ces édits devant les lois qui ont accordé indistinctement à tous les Français la liberté civile, la liberté politique et la liberté de conscience? et vous réclamez ccurageusement une exception de servitude et de dépendance au privilége d’intol irance et d'interdiction en faveur de ces édits de prédilection qui avaient frappi ie Jésuites? Allez! allez, hommes libres, apprenez donc qu'il n’est pas vrai atte vous le soyez, si votre égal ne l’est pas,
» Vous dites encore : Mais l:x l‘auitrs se soumeltent par des serments, des en gagements, des promesses à tn souverain étranger. — Je ne le crois pas, et cela n’est pas. Mais d’ailleurs de duux chones l’une : ou ces engagements seraient incompatibles avec leurs devoirs envers leu: souverain naturel, eu bien ils ne le seraient pas. S’il ne l'étaient pas, qu'auriez-vous à dire? S'ils l'étaient, qu’auriez-vous à faire? Voudriez-vous en conclure que celui qui aurait contracté cel engagement aurait perdu la qualité de Français? Quand je l’accorderais, malgré quelques diffcultés qui viennent de l'article 47 du Code civil, qu’y gagneriez-vous? cet homme serait élranger ; prétendriez-vous donc interdire aux étrangers la fuculté d’avoir en France des habitations communes? Déchireriez-vous l’article 44 de votre Code civil? Humilieriez-vous voire haine au point de les expulser comme étrangers, n’osant et me pouvant les expulser comme Jésuites... Songez-y.… et puis, je revieris au sermeut : où est-il? et que contient-il? — Vous dites aussi : Leur ambition est extrème. — Quelle pitié! de quel siècle nous parlez-vous, s’il vous plaît? l'ambition des Moines avec des journaux, des élections et des chambres? l'ambition des Moines avec l'esprit de ce temps! l'ambition! puissant motif, en; effet, pour empêcher les gens de vivre paisiblement chez eux et d’y prier Dieu comme il leur convient! Cette passion-là estaujourd’hui si faible et si rare ! si peu de gensen sont possédés! les ennemis des Jésuites surlouten ont si parfaitement purgé leur âme simple et modeste!
» Vous n’en voulez point! Cela est bien superbe et bien absolu. Mais, si les pères de famille en veulent, eux qui sont quelque peu intéressés, je pense, à cette question, sera-ce au nom dela liberté que vous les contraindrez à y renoncer? Vous n’en voulez point! et si les Evèques en veulent, eux, ou pour desservir leurs églises, ou pour diriger les écoles qui sort scus leur dépendance, sera-ce au nom des franchises de l'Eglise gallicare et par respect pour les droits de l'épiscopat que vous leur résisterez? Vous n’en voulez point! et si l’on vous montre l’instituteur protestant, juif, mahométan, que vous approuvez et encouragez, sera-ce au nom de la tolérance et de légalité constitutionnelle que vous repousserez et que vous proscrirez l'instituteur catholique qui sera Jésuite ! Oh! que nous sommes libres, et que votre impartialité m’édifle ! »