‹ Histoire religieuse, politique, et littéraire de la Compagnie de Jésus [microforme] (volume 3)Chapitre 31 sur 76 · VI · texte numérisé non relu

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pelés en secret? n’ont-ils pas été introduits dans tous les offices, élevés aux plus hautes fonctions, non par leur mérite, mais à canse de leur caractère? Déjà ils siégent dans tous les conseils et les dirigent ; ils sont placés à la tête de l'instruction publique; ils reconstruisent leurs monastères, couvrent le pays de séminaires et de couvents, autorisent des Congrégations, nous replacent sous le joug de Rome. »

En présence des événements, cette audace était une pompeuse niaiserie; la Révolution cependant l'accueillit comme une démonstration d’intrépide probité, Le ministère tuait les Jésuites sous la massuc de ses ordonnances, et cinq jours après, le Tibéralisme, toujours insatiable de proscriptions, voyait encore les disciples de Loyola maîtres du gouvernement. Les Fvêques de France ne partagèrent pas ces craintes. [ls étaient blessés dans les œuvres vives de leurs fonctions pastorales; ils comprenaient que la liberté d'enseignement ne serait plus pour eux qu'un mot vide de sens, et qu'ils devaient protester, sous peine de mort. Déjà, par une ordonnance du 21 avril 1828, M. de Vatimesnil, Ministre de l’instruction publique, leur avait arraché le droit de surveiller les écoles primaires, droit qui leur était attribué par un décret du 8 avril 1824.

En face d’hoummes qui n'étaient forts que pour faire le mal et qui n'avaient d'énergie que pour s’abaisser devant l’idéc révolutionnaire, il fallait tenir tête à l’orage ou se laisser emporter par lui. On reprochait au Clergé son influence dans l'administration et son attitude guerroyante; on l’accusait de ne pas vouloir pactiser avec l'esprit du siècle et de tendre par tous les moyens à satisfaire ses vues ambitieuses. Les uns se plaignaient de son intolérance, les autres de ses prétentions rétro-

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DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS. 243 grades. Une fraction du parti royaliste s’unissait au Constitutionnel pour répandre ces allégations. L'on imputait aux exigences du Clergé des mesures que la politique seule avait conseillées; on le disait turbulent et hautain; on le dépouillait tout en proclamant son insatiable avidité. On le blämait d’être courtisan, et, pour le perdre, les Libéraux se contraignaient à grimacer des tendresses monarchiques. Les Évêques eurent la conscience de la tâche qui leur restait à remplir : ils adressèrent à leurs collègues la circulaire suivante :

« Les Archevèques et Évêques qui se trouvent actuellement à Paris ont employé tous les moyens en leur pouvoir pour prévenir le malheur des ordonnances du 16. juin 1828. Depuis qu’elles ont été rendues, ils se sont plusieurs fois réunis afin de se concertersur la résolution qu'ils auraient à prendre relativement au concours qui leur sera sans doute demandé. Ils pensent que ce qu'il y a de plus important pour la Religion, dans ces circonstances difficiles, c’est que la conduite de l’Épiscopat soit uniforme et contenue dans les justes mesures de la force et de la douceur. Leur douleur est profonde; ils ne doutent pas que le sentiment ne soit unanime dans le Clergé, dont ils n'hésiteraient pas à se faire les interprètes s’il ne s’agissait qué d’exprimer des doléances ; mais ils désirent savoir quel est l’avis des Évêques de France, et quelle sera leur détermination positive sur l'espèce d’adhésion qu’ils sembleraient donner aux dispositions des ordonnances, s’ils consentaient à concourir à leur exécution de quelque manière que ce soit. Doiton garder un silence absolu sur ce point, demeurer dans une inaction complète, se refuser à touue espèce de coopération, ne répondre à toutes les demandes que par un accusé de réception, dût-on s’exposer à subir

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toutes les conséquences d'une semblable inertie? Les Évêques qui se trouvent à Paris pensent unanimement que telle est la conduite à tenir. Si cette mesure était généralement adoptée, il en serait donné connaissance au Souverain-Pontife au nom des Évêques, en lui exposant contradictoirement les motifs de leur résolution et en le suppliant de vouloir bien, après en avoir pesé les avantages et les inconvénients, y confirmer les Évêques par son suffrage ou les diriger par ses conseils et son autorité dans une cause qui intéresse si vivement la Religion et la discipline de l'Église.

» Le moyen de recueillir les avis qui a semblé le plus sûr et en même temps le plus facile, est celui de prier messeigneurs les Métropolitains de vouloir bien demander nominativement à leurs comprovinciaux ce qu’ils pensent de cette mesure, et ensuite de faire parvenir à un centre commun les résultats partiels de ces avis. Après le dépouillement général, la même voie sera emp. vée pour faire connaître aux Évéques le résultat définitif

qui fixerait la marche à suivre. En attendant ce résultat

définitif, qu'on espère obtenir avant l'expiration du délai fixé par les ordonnances au 1°" octobre, on comprendra combien il est désirable et même nécessaire de s’en tenir à de simples accusés de réception de toutes les lettres qui seraient adressées relativement aux ordonnances. » Depuis la Constitution civile du Clergé et le Concile national que l'Empereur avait essayé d’assembler à Paris pour forger des armes contre le Saint-Siége, jamais l’Épiscopat français ne s'était vu dans une position aussi critique. La cause des Jésuites se compliquait de la question d’enseignement. Le ministère, avec une perfide astuce, avait combiné ses deux ordonnances de telle sorte qu'il réduisait les Évêques au silence ou qu'il les

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DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS. 245 rendait impopulaires aux yeux du Libéralisme en les,forçant d’accepter la défense commune de l’Institut de saint Ignace et de la liberté. Les Évêques s’avouaient bien le piége qu'on leur tendait ; les Jésuites, auxiliaires du Clergé, n’étant pas plus coupables qu'eux, les Prélats ne reculèrent point. En dehors d’un devoir de conscience, ils avaient à satisfaire l'opinion publique, qui, dans le Royaume très-chrétien, sait toujours devancer les événements. Les deux extrêmes étaient en présence; il fallait enrayer le mouvement catholique ou être débordé par lui. Les Libéraux accusaient l’ambition du Clergé; ils reprochaient à l’Épiscopat de se jeter en furieux sur une question de police administrative qui ne le regardait pas ; et, par un contre-coup inévitable dans ces sortes de conflits, les Évêques étaient mis au ban des Catholiques exaltés. On harcelait leur prudence, et l'abbé de La Mennais, alors à Turin, voyait un schisme sortir de cette inertie pastorale. Il écrivait au Père Manera : « Je viens de recevoir des lettres de France qui ne contiennent rien de consolant. Il paraît que la plupart des Évêques qui sont à Paris montrent une grande faiblesse. Je ne m'attendais pas à beaucoup mieux, mais cela ne laisse pas d’attrister. C’est M. Frayssinous qui a décidé le Roi à signer les deux ordonnances. Priez pour notre pauvre Église, si prochainement menacée d’un schisme. Heureusement qu’on peut compter, je crois, sur une grande majorité du Ciergé.»

Le Nonce Lambruschini n’assistait point aux réunions épiscopales, mais Charles X avait confiance en sa modération : il désirait le consulter et le prendre pour médiateur entre les exisences gouvernementales et les douleurs de l’Épiscopat. Lambruschini fut secrètement mandé an château de Saint-Cloud. Le Roi lui affirma

246 HISTOIRE que ses Ministres arrangeraient les choses de manière à ne pas blesser l'Église, il le chargea de faire connaître au Pape ses vœux. En même temps il ne déguisa point au Nonce apostolique les craintes qu’il éprouvait de voir les ivêques se compromettre dans une circonstance aussi délicate. La situation de Lambruschini avait quelque chose d'inextricable. Il partageait l'opinion de l'Épiscopat sur les ordonnances, il savait que Léon XIE et le cardinal Bernetti, son secrétaire d’État, leur étaient franchement hostiles; néanmoins il lui répugnait d’abandonner ce bon Prince aux angoisses de sa conscience, Par un curieux intervertissement de rôles, le Roi de France demandait à un envoyé du Saint-Siége de calmer l'irritation du Clergé gallican. Avec cette finesse de diplomatie italienne qui a l’art d’envelopper sous de douces paroles les vérités les plus amères, Fambruschini fit sentir à Charles X que le ministère Martignac et Portalis le conduisait à l’abîime. [lui démontra l'injustice des attaques contre les Jésuites et le Clergé, il lui pronuva que les concessions faites n'étaient que le prélude de concessions encore plus importantes; mais, quand le Roi l’interrogea sur la possibilité de retirer alors ces ordonnances, Lambruschini, qui en déplorait les suites, ne crut pas devoir donner à Charles X un pareil avis. C’eût été fournir à la faction libérale un nouveau prétexte d’accuser de mauvaise foi la religion du Souverain. Lambruschini lui conseilla de montrer à ses Ministres le désir qu'il avait de ne pas faire exécuter rigoureusement la teneur des ordonnances, et aux Évêques l’espoir qu'il nourrissait de les voir se confier à sa royale parole.

Ainsi deux actions distinctes surgissaient autour de Charles X. D'un côté, le Nonce, touché de l'anxiété du Roi très-chrétien, et, mettant au-dessus même des inté-

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DE LA COMPAGNIÉ DE JÉSUS. 247 rêts d’amour-propre ou de parti les intérêts éternels de l'Église, pensait que les atermoiements étaient nécessaires; de l’autre, les Évêques, froissés dans leur indé. pendance et dans leurs garanties, n’aspiraient qu’à briser les fers dont l’incrédulité les chargeait. Le caractère des deux nations s'était dessiné, Lambruschini, au nom de Rome, parlait de ménagements indispensables; les Prélats francais se roidissaient à l'idée seule d’une transaction avec leur droit. Le Cardinal de Clermont-Tonuerre, l’Archevèque de Paris, Les l'véques de Chartres et de Nancy furent ceux qui, tout d’abord, soutinrent avec le plus de vigueur la cause de l'Épiscopat et des Jésuites. Gaston de Pins, archevèque d’Amasie et administrateur du diocèse de yon, énonça ses sentiments dans

une lettre admirablement motivée, Il jugeait avec une sévérité tout épiscopale l'ordonnance de Fentrier; puis, arrivant à celle que le ec” e Portalis avait signée, il disait :

« La demande de la déclaration d’après l'ordonnance, la peine prononcée contre le refus d’y obtempérer, donnent lieu à un développement d'action dans le pouvoir civil qui présente trois invasions «histnetes sur les droits imprescriptibles de l'Église de Jésus-Christ : 1° celle d'enlever aux Évêques huit établissements ecclésiastiques qu'ils dirigeaient en vert: de leur titre pour les soumettre au régime de PUniversité, 2° celle de déclarer inhabiles à l’enseignement des petits Séminaires des maîtres investis de le mission épiscopale, mission divine, de laquelle seule ils relèvent d'après les saints Ca nons; J' celle de flétrir les vœux de religion, lorsqu'elle frappe d'interdiction des iustituteur-prètres, sur leur refus de déclarer par écrit qu'ils ne tiennent à aucune Congrégation religieuse.

» Or, ces trois invasions par le pouvoir civil sont de

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tous points intolérables ; et lorsqu'il dépouille l'Épiscopat de l’enseigrement de ses établissements ecclésiastiques, qui lui appartient par le fait de sa mission apostolique; et lorsque, dans la personne des professeurs qu'il exclut de l’enseignement des petits Séminaires, il flétrit les liens sacrés par lesquels uu Chrétien se consacre à Dieu par des vœux de Religion, selon la règle des Instituts approuvés par l'Église universelle ; et lorsqu’il force les barrières du domaine de la conscience, par une investigation sacrilége, pour y arracher des déclarations dont on ne doit compte qu'à Dieu seul ;

» Nous trouvons une doctrine également fausse, dangereuse, attentatoire au droit divin, subversive des droits sacrés de l'Épiscopat et des saintes lois de l'Église, renouvelant par ses conséquences les erreurs des sectaires des dernier; temps, que le Saint-Esprit a frappées d’anathème dans une multitude de Conciles.

» Accepter, au prix de la déclaration exigée par cette ordonnance, les chaires ou la direction de l’enseignetment religieux dans les petits Séminaires, ce serait reconnaître, en quelque sorte, dans le pouvoir civil, comme

juste et légitime Vexercice d’un droit évidemment sacri-

lége, ét comme vraie et selon Dieu, la doctrine qui frappe d’une peine légale l’affiliation à toute Congrégation qui exigerait des vœux de Religion. »

Cependant la réponse de tous les Evèques arriva peu à peu à Paris; elle était unanime, à quelques exceptions près. Les Prélats de Bordeaux, d’Alby, d'Arras, de Troyes, dé Poitiers, de Tarbes, de Vannes et de Dijon inclinaient seuls plus ou moins pour se conformer aux ordonnances. fe > août, une seconce lettre fut adressée à chaque Évéque par leurs collègues assemblés à Paris; elle était conçue eu Ces termes :

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co- « Le résultat des réponses à la note envoyée confisti- dentiellement à NN. SS. les Métropolitains et par eux à stO- leurs comprovinciaux, a donné premièrement une parqu'il faite unanimité pour qu’il fût adressé au Roi de restrit pectueuses observations au sujet des deux ordonnances: re à secondement une très-grande, mais extrêmement grande Isti- majorité, pour que l’on ne coopérât pas d’une manière prce active. Dix ou douze Évêques seulement ont différé d’oin- pinion sur la conduite à tenir dans le cas où les choses ions seraient poussées à l'extrémité, et de ce petit nombre encore plusieurs annoncent qu’ils suivront l’avis de la

dan- majorité.

roits » En conséquence, les Cardinaux, Archevèques et lise, N Évèques qui se trouvent actuellement à Paris seront tous aires autGrisés par l'Épiscopat tout entier à présenter un méana- moire au Roi. Ce mémoire, rédigé par l’un d’entre eux, revu par une comimission, a été unanimement approuvé ette dans tous ses points et adopté dans une réunion générale. one- | Le mémoire signé par S. E. monseigneur le cardinal de con- L Clermont-Tonnerre, doyen des Évêques, au nom de mm l’'Épiscopat francais, a été présenté à Sa Majesté le 1°" août. acri- Il a été ensuite imprimé pour plus prompte expédition. qui Deux exemplaires en seront incessamment adressés à éga- | chacun des Évêques, qui sont priés de renvoyer un de ces exemplaires, munis de leurs signatures, en signe de peu ; leur adhésion, le plus tôt possible, au centre commun. ions » Messeiyneurs les Métropolitains sont priés de faire pyes, 1 connaître promptement cette disposition à leurs comient 1 provinciaux. Le Souverain Pontife est instruit de la conces. duite des lvèques jusqu'à ce jour; des conseils lui ont que 4 été demandés pour l'avenir. On pense que le mémoire était + ne doit pas être rendu publie, du moins pour le inoment;

ce serait en compromettre le succès. »

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Le mémoire dont il s’agit avait été présenté au Roi le 1° août. Plein de force et de dignité dans son ensemble, il offre néanmoins quelques hésitations de détail, de ces termes malheureux qui compromettent les meilleures causes en leur donnant un cachet de timidité. Mais ces taches disparaissent complétement lorsque l'Épiscopat fait entendre au Roi ces magnifiques paroles :

« Sire, à l’appui des motifs que les lvêques ont l’honneur d'exposer à Votre Majesté pour justifier une conduite qu'on ne manquera pas peut-être de lui présenter comme une révolte contre son autorité, ils pourraient invoquer cette liberté civile et cette tolérance religieuse consacrées par les Institutions que nous devons à votre auguste frère, et que Votre Majesté a juré aussi de maintenir; mais ils ne veulent point entrer dans une question de droit public dont les maximes et les conséquences ne sont pas encore bien fixées, sur laquelle les plus habiles eux-mêmes sont divisés d'opinion, ct qui les jetterait dans une discussion susceptible de s'étendre et de se resserrer, selon le. temps et les systèmes toujours mobiles, toujours variables.

» ls ont examiné dans le secret du sanctuaire, en présence du souverain juge, avec la prudence ct la simplicité qui leur ont été recommandées par leur divin maître, ce qu'ils devaient à César comme ce qu'ils devaient à Dicu; leur conscience leur a répondu qu’il valait mieux obéir à Dieu qu'aux hommes lorsque cette obéissance qu'ils doivent premièrement à Dieu ne saurait s'allier avec celle que les hommes leur demandent, Ils ne résistent point, ils ne proférent pas tumultueusement des paroles hardies, ils n’expriment pas d'impérieuses volontés; ils se contentent de dir: avec respect, comme les Apôtres, non pnssumus, nous ne pouvons pas, et ils

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DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS. 251 conjurent Votre Majesté de lever une impossibilité toujours si douloureuse pour le cœur d’un sujet fidèle visà-vis d’un Roi si tendrement aimé.»

Les Évêques concluaient en déclarant qu'ils resteraient spectateurs passifs de l’exécution des ordonnances. Au point de vue religieux, ce fut, sans contredit, un devoir; au point de vue politique, cette inaction était une faute. Le ministère en profita. Le Nonce apostolique avait été tenu à l'écart des conférences: il redoutait la publication de ce mémoire, Le cardinal de Latil lui affirma qu'il resterait secret entre le Saint-Siége, la Royauté et les Évêques. Lambruschini comptait à bon droit sur la parole de Charles X, ct, craignant que cet écrit n’envenimât la querelle, il avait exigé qu’il ne parût dans aucun journal, Le 11 août, par une indiscrétion coupable, la Gazette de France eu reproduisit des extraits. Le 14, elle l’insérait en entier; quelques semaines après, il se répandait dans toute l'Europe. Get éclat fournit un nouvel aliment à lirritation des partis MM. Portalis, Feutrier et Vatimesnil s'adressérent à leurs subordonnés pour réclamer une active coopération; l'abbé de Ea Chapelle, directeur des affaires ecclésiastiques, se regarda comme autorisé à donner à l’Épiscopat et aux publicistes une leçon d’obéissance. Il écrivit :

« Des laïques, des journalistes même, se croyant le droit de s'ériger en docteurs de l'Église, de discuter l'é-

1 Nous lisous daus les documents manuscrits qui sont sons nos yeux la note suivante de la commission centrale des Évêques. Hs mandent de Paris, 9 août : « Les Evéques s'empressent d'adhérer an mémoire, Toutes les réponses n'ont encore put être rendues au centre commun, Une note dounera connaissance du résultat, Celleci a pour objet de renouveler aux Évéques la recommandation expresse du silence sur Je mémoire, Ha été promis verbalement et d'une manière positive qu'il serait apporté des facilités satisfaisantes dans l'exécution des ordonnances ; maïs on les fait dépendre formellement de Ja non-publicité du mémoire, et l'on assure que la moindre indiscrétion paralyserait ane haute volonté, qui demande en ce moment des Évéques un pes ‘ec confiance et qui croit en mériter beaucont

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