‹ Histoire religieuse, politique, et littéraire de la Compagnie de Jésus [microforme] (volume 3)Chapitre 54 sur 76 · BISTOIRE · texte numérisé non relu

BISTOIRE

pas de se jeter dans les sanglants conflits, d’épouser les querelles des uns au détriment des autres; ils doivent rester neutres tant que la Religion n’est pas en péril. Leur Apostolat n'a pour drapeau que la Croix; qu’elle triomphe en assurant le bonheur des peuples, et l’'ambition des Missionnaires sera satisfaite. Ils tendent à ce but aux États-Unis et au Mexique; dans les îles de l’archipel grec, en Albanie et en Syrie, c’est encore le même vœu qu'ils font entendre sous le poids de l’'oppression et de la misère. Il y a des Catholiques délaissés dans ces dernières contrées, la Société de Jésus dut inévitablement y avoir ses représentants. Deux disciples de saint Ignace furent envoyés dès 1805 pour soutenir la Foi parmi les Hellènes. Dominique Venturi et Ferdinand Motté acceptent l’héritage de douleur qui leur est offert.

De longues années s'écoulèrent sans apporter de notables changements à cette situation. Le roi Othon encouragea le dévouement des Pères, il les visita; mais cette protection ne conjure point les souffrances; car, ‘le 4 février 1837, le Père Franco écrit de Syra au Père Guidée : « C’est à la grande pauvreté de nos Missions que la Compagnie est redevable de l’avantage de les posséder encore. C’est parce qu’elles étaient si indigentes que les autres missionnaires ne les ont pas acceptées après la suppression de l’Institut. Nous n'avons dans l'archipel que deux Résidences, l’une à l’île de Tenos, l’autre à Syra. C’est à Syra qu’en 1778, le jour de Noël, un de nos missionnaires apprit, en commençant la messe, qu'un vaisseau français faisait à l’instant même naufrage presque à l’entrée du port. Aussitôt se tournant vers le peuple : « Mes amis, dit-il, voici de nos frères Français qui se trouvent dans le plus pressant danger.

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Allez, volez à leur secours. C’est ce que vous pouvez faire de plus agréable à Dieu dans cette grande fête. » A l'instant l'église est abandonnée. Hommes et femmes, grands et petits, tous courent à ia mer, se jettent à l’eau, en retirent trente-quatre personnes, et donnent au moins la sépulture à ceux des naufragés qui avaient péri.

» Les deux Résidences sont si pauvres qu'avec nos rentes annuelles et les aumônes de nos messes, nous pouvons à peine nous proeurer la nourriture et les vétements de première nécessité. Aussi notre très-révérend Père Général nous envoie-t-il de tempé en temps quelques secours pécuniaires. Mais, outre notre pauvreté personnelle, la résidence de ‘Fine n’est qu’une vieille masure complétement inbabitable, d'abord parce qu’elle menace ruine tous les jours et qu’elle peut nous écraser d’un moment à l’autre, ensuite parce qu'elle est sur une hauteur, expaséé à tous les vents et à des brouillards fort malsains qui ne se dissipent presque jamais. Ce qui est encore plus fâcheux, c’est qu’elle est éloignée de toute habitation. Ainsi nous sommes forcés de la transporter dans un endroit plus sain pour nous et plus avantageux pour le bien spirituel du prochain. Mais pour cela nous devons recourir à Votre Révérence et la supplier de nous aider de tout son pouvoir et de tout son zèle charitable à bâtir une nouvelle demeure.

» Nous sommes en tout sept Jésuites, cinq Pères et deux Frères coadjuteurs. Les Pères de la résidence de Syra y sont professeurs au Séminaire fondé l’année dernière par monseigneur Louis Blanci, Eégat apostolique. Le l'ère Henry enseigne la philosophie, la théologie dogmatique et morale; de plus il a la charge de Théologien de Monseigneur. L'autre missionnaire, le Père Quéralt, professe la grammaire et la rhétorique ; et,

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396 HISTOIRE comme il possède bien la langue du pays, il s'occupe aussi à prêcher et à confesser.

» Syra est une ville sans aucun village aux alentours et peuplée d’environ 4,000 Catholiques; elle est entièrement séparée de l’autre petite ville bâtie récemment au bord de la mer par ies Grecs schismatiques, qui l’ont appelée Hermopolis. L'ile de Tine peut avoir 8,000 Catholiques répandus dans plusieurs villages; mais la plupart ne sont point mélés avec les Schismatiques. La Résidence se compose de trois Missionnaires (je suis un des trois) et de deux Frères coadjuteurs. Le Père Kuzyriski ne pouvant, à cause de son grand âge, apprendre la langue du pays, dit seulement la messe et a soin de la maison en notre absence. Le Père Osmolowski prèche et entend les confessions dans notre église; c’est là son occupation ordinaire. De temps à autre il fait aussi des excursions dans les villages. Quant à moi, je n’ai rien de fixe; mon emploi est de parcourir les villages de l’île et les différents diocèses de l’Archipel pour y donner les exercices spirituels et y faire des Missions. Souvent même je suis invité à me rendre à Smyrne ou à Constantinople pour le même objet.

» De toutes mes Missions, la plus périlleuse fut celle que je fis lors du soulèvement des Grecs à Constantinople. Dans la première crise de cette révolution, des troupes d’Infidèles armés et furieux infestaient tous les chemins et à toute heure. Le Grand-Seigneur avait donné des ordres sanglants qui s’exécutaient avec une cruauté inouïe; et, tandis que le sang de tant de malheureux Grecs coulait ailleurs et le jour et la nuit, nos bons Catholiques ne laissaient pas de venir courageusement en plein jour aux exercices de la Mission. Ils affluaient dans l'église non-seulement pend?nt ces huit

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DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS,. 397 Jours, mais aussi toutes les fois que j’y prêchai dans l’espace de trois mois environ. Long-temps avant la fin de la nuit, une foule de Fidèles se pressaient autour du saini tribunal pour faire leurs confessions générales : tout cela sans qu’une seule personne éprouvât d’accident fâcheux, grâce aux bons soins de la Providence et 4 la protection spéciale de la sainte Vierge.

» Vous désirez savoir, mon révérend Père, si nous recueillons des fruits abondants de nos travaux apostoliques. Hélas! je vous le dis en gémissant, depuis cette malheureuse révolution nos pauvres Missions se pâtent peu à peu, des vices sans nombre s’introduisent, et surtout l'incrédulité. Nous sommes obligés de travailler beaucoup, de souffrir extraordinairement, je ne dirai plus pour étendre et accroître la piété, mais pour conserver seulement ce qui reste encore de Religion dans le cœur des Fidèles, reste précieux qui va diminuant tous les jours. »

A Scutari, cette situation pour les Jésuites demandés par l'Évêque se complique de toutes les vexations que peut inventer le fanatisme musulman. Ils ont l’appui des Consuls européens; mais, pour se soustraire à l’insatiable cupidité des Pachas et des Cadis, ce n’est pas assez. En Syrie, où le mouvement catholique est plus prononcé, les enfants de saint Ignace, sous l'inspiration du Père Maximilien Ryllo, ne désertent ni la cause de Dieu ni celle de l'indépendance religieuse. Les Pères Planchet, Soregna, Vatout et d’Houtant, à Beyrouth; Riccadonna, à Zahlet; Estève, à Bifkaia; Canuti et Obrompalski, à Ghazir, essaient de recommencer les grandes missions d’autrefois. Le 28 mars 1844, Planchet écrit eu Père Maillard: « Vous êtes persécutés, et nous le sommes aussi ; mais nous ne le serons qu’autant que Dieu voudra. Une

096 BISTOIRE partie de notre œuvre »st de souffrir la persécution, et ce n'est pas la partie ia moins glorieuse. Nos Pères qui travaillèrent autrefois dans ce pays que nous habitons furent aussi persécutés ; ils n’en ont pas moins fait de grandes choses pour la gloire de Dieu, et leurs noms vivent encore environnés de l'amour et de la reconnaissance des peuples. »

Ces peuples, ici sédentaires et agricoles , là errants et pasteurs, forment autant de races variées qui se naturalisent dans cette étrange patrie sans s’y mélanger. En état permanent de guerre les uns avec les autres, ils survivent aux vicissitudes qu'enfante leur turbulence. Il y a des Grecs schismatiques, éternels ennemis de l'Unité, toujours divisés entre eux, mais se réunissant toujours contre Rome ; des Arabes conquérants, avec les Druses, leur farouche postérité; des Arméniens, des Kourdes, des Grecs-Latins et des Maronites, qui, depuis quinze siècles, sont seuls restés debout et fidèles à la mère commune des églises. Le sabre de l’Ottoman domine toutes ces tribus, épuisées par les massacres périodiques et par les exactions du maître. Ce maitre règne en alimentant les discordes intestines et en livrant au massacre les populations qu’il veut affaiblir ou dépouiller.

Sur ce coin de terre où se débattent maintenant de si graves intérêts, au milieu des questions politiques évoquées par l’état incertain de Orient et par la chute prévue de l’islamisme, les Jésuites exercent leur part d’influence. Hs souffrent avec les Chrétiens, ils les encouragent ; ils ont besoin de l’appui des puissances, mais un jour viendra où les puissances se féliciteront de le leur avoir accordé. Angleterre a déjà compris ce bes. :; on l’a vue offrir son protectorat aux Jésuites de Syrie. C'est la France qui, dans les siècles passés, les couvrait

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DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS. 399 de son égide; ils désirent rester fidèles aux traditions de l'Ordre. L’Autriche et la Sardaigne leur renouvellent les mêmes propositions, mais les Pères français tournent toujours leurs regards vers la patrie. Il leur en coûterait trop de la priver de l’ascendant moral qu’elle doit exercer sur ces rivages ainsi que dans la montagne, et le ministre des affaires étrangères, N.. Gnizot, a plus d’une fois applaudi à ce sentiment national.

La Compagnie avait jadis introduit la Foi dans les divers continents indiens; elle avait successivement créé les nombreuses Chrétientés disséminées depuis le cap Comorin jusqu'au Thibet. Le sang et les sueurs de ses Missionnaires avaient arrosé ces plages où la trace des pas de François-Xavier est encore empreinte. En 1833, la Mission de Calcutta fut confiée aux Jésuites par le Souverain Pontife, et Saint-Léger, ancien provincial d'Irlande, partit avec quatre autres Pères.

Calcutta, c’est la capitale de l’Indostan, le siége de l'autorité britannique, le centre de toutes les transactions politiques ou commerciales. Son immense population se compose d’Anglais et d’Arméniens, de Portugais et d’Indigènes. Tous les cultes‘y ont des temples et des représentants, Moïse et Mahomet, le schisme grec et l’idolâtrie, Luther et Calvin y forment un véritable chaos de synagogues et de pagodes, d’épl'res et d'universités. Les uus cherchent des prosélytes; les autres, entraînés par le plaisir ou par les affaires, se renferment dans une négation absolue de tout principe et de toute religion. Au milieu de ce bazar que la liberté ouvre anx sectes les plus opposées, il existe huit mille Catholiques, pauvres et abjects pour la plupart, privés de tout moyen de s’instruire et abandonnés à tous les genres de séduction. Ce sont les débris de cette Chrétienté de quarante mille

h00 HISTOIRE Fidèles que les Jésuites léguèrent à l'Unité. Il y a dans leurs rangs des hommes qui reçurent le caractère sacerdotal , mais qui , par leur ignorante paresse ou par leurs vices, ont plus puissamment contribué que les efforts même des Protestants à la ruine de cette Église. Trahis par leurs pasteurs, les Chrétiens s'adressent au Père commun; ils lui expriment leur douleur; ils le conjurent d'y remédier en leur envoyant des Jésuites héritiers des vertus de leurs anciens apôtres. Le Pape investit Saint- Léger du titre de Vicaire apostolique, et, le 8 octobre 1834, les disciples de l’Institut arrivent à Calcutta. Ils se trouvaient en face d'innombrables difficultés. Il fallait se faire estimer des magistrats anglais, ne pas effaroucher les sectes rivales, réformer les mœurs du Clergé et gagner la confiance des Catholiques. Le zèle de ces missionnaires, toujours prêt à plier devant la loi, leur prudence et leurs vertus obtinrent promptement ce triple succès.

L'installation des Jésuites à Calcutta présageait la chute des prêtres” portugais qui avaient trafñiqué de leur Dieu et de leur ministère. Ils ourdissent des complots contre les Pères, ils soulèvent la tempête, ils cherchent à les rendre suspects et odieux. Ie Gouverneur de Goa intervient : au nom de la Cour de Lisbonne il deman le l'expulsion des enfants de Loyola. Les Anglais connaissent la source de tant de récriminations. Ils sont hérétiques, mais ils ont intérêt à maintenir l’équilibre entre les différents cultes; et, Catholiques pour Catholiques, ils aiment mieux avoir affaire à des Jésuites qu’à de mauvais prêtres. Le besoin le plus urgent de la Mission de Calcutta, celui qui préoccupait le plus Saint-Léger et ses compagnons, c'était l'éducation de la jeunesse. On devait arracher les enfants aux écoles protestantes ou renoncer au bien dont on commençait à entrevoir le

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DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS. h01 germe. Jeter les bases d’une institution est pour les Pères une garantie d'avenir et de stabilité, le seul moyen de féconder un Clergé indigène. Ils sont dénués de tout et ils vivert au milieu de Chrétiens aussi pauvres qu'eux. Un riche Arménien offre de transformer sa maison en Séminaire; d’autres subsides leur arrivent, et le 1° juillet, ils ouvrent le Collége de Saint-Francçois-Xavier. Le Père Moré était allé secourir les Fidèles épars dans le Bengale ; à peine initié à l’iciome national, il avait à supporter tous les dangers des voyages et des chaleurs; il réussit cependant à se faire accepter. Ces Catholiques par tradition n'avaient point d'église; quelques Prêtres schismatiques résidaient parmi eux. Moré, en se multipliant, trouve le secret de bâtir un temple à Dakkah. Il gagne peu à peu du terrain, il défriche le champ livré à sa charité, et se donne pour auxiliaires les Ecclésiastiques mêmes qui furent si hostiles à son Apostolat.

Dans l'intervalle de quelques années, le Collége de Saint-François-Xavier, dirigé par le Père Chadwich, avait prospéré au delà même des prévisions. Fabert, évêque de Cochinchine, et Carew, archevêque de Calcutta, favorisaient son accroissement ; ils étaient les amis et le conseil des Jésuites; ils les secondaient dans leurs œuvres. Le Gouverneur-Général des Indes suivait l’exemple des Prélats. En 1842, Babou-Moussi-Loll-Seal, l’un des plus riches princes du Bengale, a vu, a étudié avec une sagacité toute indienne les progrès des élèves de la Compagnie. Il est idolâtre; néanmoinr il couçoit l’idée de fonder à ses frais un établissement où ses jeunes compatriotes seuls seront admis. Il veut que les Jésuites se chargent de leur éducation; mais cette éducation doit être toute morale, toute littéraire. La maison projetée ne contiendra que des Gentils; Babou-Moussi exige que VI. 26

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402 HISTOIRE les Pères ne leur parlent de Religion que par la candeur d’une vie chrétienne.

Saint François-Xavier avait coutume de dire à se: compagnons : « Prenez de chaque homme non ce que vous voudriez, mais ce que vous pouvez en tirer. » En face d’une proriosition aussi extraordinaire, les Jésuites, qui n’avaient point oublié le conseil de l’Apôtre des Indes, hésitèrent cependant. On les pressait de souscrire aux conditions de Babou ; on leur disait que c’était l'unique moyen de vaincre chez les naturels l'horreur qu’ils éprouvent pour le nom chrétien. La Propagande fut consultée ; elle donna son assentiment, et les Jésuites furent introduits dans leur Seal-Collége par l’Archevêque de Calcutta, par les Princes du pays et par les Magistrats anglais, à la tête desquels apparaissait sir Lawrence Peel. Il réptésentait à cette solennité le Gouverneur-Général ; il parlait au nom de la Grande-Bretagne, et ik fit le plus magnifique éloge de l’Institut de Loyola. Les Jésuites ne tardètent pas à se rendre dignes des encouragements que le Protestantisme leur accordait.

Tant de succès préparés et conduits à leur fin, avec le dévouement pour tout levier, annoñcaient de neuvelles humiliations. Les rivalités de corps ou de secte ne puütent voir sans effroi les progrès qu'en moins de dix années la Compagnie avait su réaliser. Elle était revenue pauvre aux Indes, elle y restait pauvre au milieu des richesses qui l’entouraient; mais elle avait acquis un tel ascendant que les Brahmes, les Schismatiqtes et les Mahométans se coalisèrent contre elle. Trois enfants de saint Ignace, Moré, Erwin et Weld, pouvaient alors faire front aux attaques. On les aimait pour leur caractère plein d’aménité; leurs talents les faisaient admirer, leur inépuisable charité contraignait à l'estime.

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» En princes Hindoux, releva l'audace des ennemis de l’Inuites, stitut. Ils n'attendaient qu’un prétexte pour éclater; un es In- léger oubli des coutumes indiennes le fournit, A l’exemeaux ple des Anglais, les Jésuites se faisaient servir par des nique domestiques tirés d’une caste inférieure. Ils ne s’assuqu’ils jettissaient pas en cela à la loi qui pesait sur leurs élèves. t con- Cette faute devint un crime. En Europe, on reprofurent chait aux Pères d'être esclaves des usages de l’Indosue de tan jusqu’au point de compromettre la pureté de la istrats Foi; à l'heure où ce vieux grief se réveillait à Rome > Peel. et à Paris, une infraction aux mêmes usages détruisait néral ; à Calcutta la popularité des Jésuites. Babou Moussi et le plus les princes cèdent au cii de réprobation que les sectes ites ne rivales ont poussé. Le Seal-Collége est retiré à la Soements ciété, et, comme auparavant, elle continue dans celui de Saint-Francois-Xavier l’œuvre entreprise. Elle propage |

, avec les Missions, elle fortifie les Chrétientés, elle se fait toute e neu- à tous pour répandre dans les masses le germe des vertus. ècte ne . On a souvent accusé les Jésuites modernes de ne plus de dix marcher sur les traces de leurs anciens et de renoncer hit r'e—

presque au but principal de l’Institut, qui serait la conau mi- version des Infidèles'. On a prétendu que la Société

ait ac- n’acceptait qu'à son corps défendant l’Apostolat dans atiques les contrées transatlantiques, parce qu’elle préférait pis en-

guerroyer en Europe et s’y établir sur des bases indes-

vaient tructibles. Les chiffres et les faits sont en contradiction

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* Les Missions étrangères ne sont pas le principaLbut de la Compagnie. Elle en a

ent ad- trois : ramener les hérétiques au sein de l'Unité, porter l'Évangile aux nations ido-

. lâtres et entretenir les Catholiques dans la Foi et dans la pratique des vertus chréestime.

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