‹ Histoire religieuse, politique et littéraire de la Compagnie de Jésus [microforme] (volume 5)Chapitre 11 sur 86 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Le Père Landésarriveen Gallicié, —Le Clergé etle peuple denrande des Jésuités — Un Collégé se fonde à Tarnopol. — L’archevêque Raczynski revient à l'Institut. — Enthousiasme avec lequel

‘16s Galliciens acceptent les Jésuites. L'Empereur François II visite les Jésuites, — Décret impérial qui de les Jérüites de toutes les mesures hostiles prises par Joseph IT. — Le choléra en Gailicie, — L'archidue Ferdinand ‘ét l’archévêque Pistck. — Le Père Dunin ct les étudiants pauvres, — Les Jésuites en Styrie. — Le Père Loefller à Gratz. — L'archiduo Maximilien leur ouvre la forteresse de Linz. — Ils entrent dans les Etats autrichiens. — Politique de l'Autriche. — En liberté religieuse en Angleterre, — Situation des Jésuites et des Vicaires apostoliques. — Le Collége de Liége. — Les Jésuites se retirent dans la Grande-Bretagne. — Thomas Weld leur donne la terre de Stonyhurst pour abriter Jes maîtres et les élèves, — Nouvelles dispositions des esprits. — Ées Anglicans ne se montrent plus hostiles à la Compagnie.— Progrès de la liberté. — Le Père Plowden et le Père Lewall, — Emaucipation des Catholiques. — Bill.contre les vœux de religion. — Ées Jésuites fondent des Colléges. — Ils bâtissent des églises, — Le Paséysme et les Conversions. — lies Jésuites en Irlande. — Le Père Callaghan les soutient, — Le Père Kenney crée le Collége de Clongowes. — Système d’abrutissement mis en œuvre contre les Irlandais. — Les Jésuites cherchent: à faire prévaloir les idées de religion et de morale. — Ils s’associent aux efforts du Révérend Mathows, fondateur des Sociétés de tempérance. — Les Pères en Hollande. — Leurs travaux pour conserver l’Institut. — Le Jésuite Fonteyne-et les Pères de la Foi, — Le prince de Broglie, évêque de Gand. —Tl offre un asile aux Jésuites, — Caractère de Guillaume de Nassau, roi des Pays-Bas. — Ses instincts monarchiques et ses amitiés révolutionnaires, — Discussion entre le-Roi et les Evêques de Belgique. -- Les Jésuites expulsés de leur maison par la force armée, — ke prince 4e Broglie leur ouvre son palais. — Condamnation de l'Evêque de Gand, — Exéoution du jugement. — Guillaume fait sortir les Jésuites du palais épiscopal. — Ils contiennent Vindignation des Catholiques. — Ils émigrent. — Le Père le Maistre en Belgique. — Les J6suites deviennent le point de mire de l'Opposition catholique et libérale. — Guillaume en appelle à l’arbitraire.— Résistance contre l'autorité. — ‘Les eanstitutionnels de. Belgique font

alliance avec les Catholiques. MM, de Gerlache et de Potter. — Révolution de Belgique. — Les Jésuites rappelés. — Le Père Joseph de Diesbach et le comte Sinéo della Torre en Suisse. — Les Jésuites dans le Valais. — Fontances et les Pères. — L'Université impériale rend justice aux Jésuites. — Tactique des Radicuux suisses contre la Compagnie, — Jésuites anciens et modernes. — Le grand conseil de Fribourg les pe pelle. — Mission du Pére Roothaan dansle Valais. — Grégoire Gérard et sa méthode, — L'Evêque de Lausanne et les Jesuites, — L’émeute contre les Jésuites, — Fondation du Collége de Fribourg. -- Travaux des Pères de la Compagnie. — Ils sont à Dusseldorf, à Brunswick et à Dresde. — Le Père Gracchi et la famille royale de Saxe, — Le Père Konsin convertit au Catholicisme le duc et la duchesse d’Anhalt. — Le Pére pr et les Protestants de Koëten.— Progrès des Jésuites en

uisse,

Cependant les Jésuites de Russie prenaient la route de lexil. On comptait dans leurs rangs des hommes éminents par la vertu, par la science et par les services qu'ils avaient rendus et qu'ils allaient rendre à l'Eglise. Les Pères Billy, Roothaan, Ray-

mond Bzrozowski, Rozaven, Landès, Richardot,

- Balandret, Pierling, Galiez, les deux neveux du cé-

‘lèbre Poczobut, Coince , Lange, Zranicki, Asum, Dunin, Orlowski, Koriski, Suryn, Kruski, Cytowicz, Brown. Loeffier, Stibel, Korsak, Guillemaint, Nisard, Kul:k, Buczynski, Markyanowicz et Parkowski étaient à la tête de cette légion de bannis. Les uns se proposaientde passer en Italie ; les autres s’acheminaient vers la France ; quelques-uns se portaient sur ‘la Gallicié. Ces derniers sollicitent la permission de traverser les Etats autrichiens. Le baron de Hauer, gouverneur de la province, ordonne de les accueillir comme des persécutés pour la Foi. Les habitants de

“la ville de Tarnopol s’occupaient dans ce même temps de la fondation d’un Collége; ils demandent au baron

‘Hauer de faire payer à l'Institut l'hospitalité qu'il

ueillir nts de temps baron s qu'il

lui a si généreusement offerte. Ils désirent qu'un certain nombre de Pères acceptent la mission de féconder l'établissement en projet : ce sera pour toutes les familles un gage de sécurité. Hauer s'adresse à Louis Ankwice, archevèqu Lemberg. Le Prélat et le gouverneur regardent e une faveur inespérée de la Providence le pas: exilés de Russie.

Hoffmann et Poniatowski. : :unoines de la Métropole du rite latin. Samuel Stefanowicz, qui deviendra archevêque de la Métropole arménienne, prennent sous leur patronage ces Religieux sans asile et que les cités catholiques se disputent.

Afin de ne pas être plus longtemps à charge à leurs bienfaiteurs improvisés, Le Père Landès se met en route pour Vienne avec une partie du troupeau confié à sa garde. Il arrive dans cette capitale le 7 juin 1820. La Cour d'Autriche donnait bien aux Jésuites la permission de traverser les provinces de l'Empire, mais elle leur refusait de s’y fixer, à moins qu'ils n’abjurassent leur Ordre. Les Jésuites venaient de renoncer à leurs biens, à leurs Colléges, à leurs Missions de Russie pour ne pas accepter ce suicide ; leur rétablissement dans les Etats autrichiens par le successeur de Joseph IT ne devait pas s’obtenir à une pareille condition. Le comte de Saurau expose, dans un mémoire à l'Empereur François, les motifs qui militent en faveur. de l'admission de la Compagnie. Ee prince l'invite à traiter avec le Père Landès. François IE avait voulu connaître personnellement les Jésuites : il s'était fait rendre compte de leurs travaux ainsi que de leurs espérances. Dans une audience accordée aux Pères Swietokowski et Landès, il leur dit : « Je sais tout ce que vous avez souffert pour la Religion, et moi, Empereur catholique, jé ne dois pas rester insensible à vos tourments, Malgré

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les olameurs:de:d@eux quivous:haïssent sans vous connaitre , je vois ouvre mon. royaume de :Gallicie sous Jes:mémes clauses qu'il était ouvert à vos:anoiens:Pères::J'assigne: des: reyenys: pour eliquante Jésnites, et. si quelques statuts essentiels de vos Cons titations ne .se:trauvent pas .en liarmonie avec les lois del'Riat, je voue snierian à vous pourvoie “ gr tenir dispense.»

: Le 45 mars: 1820. l'Empereur. de. Rusis [petiacns wit des Jésuites: le 20 20ût del méme année; lEm pereur d'Autriche leur offre-une nouvelle patrie. La tempête qui a si longtemps: 'éelaté sur: l'AHemagne grande enéore;:La guerre faite au principe. démagogiquea.par:leicontact des idées et par l'enthousiasme! des peuples; réveillé des: sentiments: d'indépendance réligieuse et daffranchissoment au cœur. de la Germénie. Il:falait:pen :à: pen ramener les esprits aux réalités:de la vie et: aux :exigencés-de la situation. François IE est fatigué des secousses qui ont:agité M: preisière parie de: son: règne; le: prince dé Metterniohaspireàshlmer:l Europe; Après. tant de glerieux déthiroments; l:Sonveraix: et: le. Ministre pensärent

œade meilleur moyen d'etteindre: ce:but était Jéau ation: Donk Golléprs furent fondés: l'un: à: Tarnopol, l’autre à Lemherg. Rnpeu d'années ila devinrent si floritsants-que. la population. de Tarnopal sanerut, de plés de moitié, atque de:toutes.les-extrémités ide la Gallioie les porenits :aeaourainnt pour s0nfar: leurs enfantsaut Pères:de l'Inshitut. Les Juifsieux-mémos se-lnissèvententæainer.par J'rxemple; is Brent: taire, laurspnéjugés de-sone; ets voulurent que laura fs fusient Klovéé-pav:les:diseiples de saint: vonsil Bb bien que des Jéamites faiseient-retentin &reœur du pripée Raozyeski; athosèque de Gnesen:et:prin inef dé Pologne. Avent:loi auppreasion, en:1778;iba

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DE LA COMPAGNIE DE sÉSUS. Vi à

été membre de là Compagnie. Sa jeunesse s'écoule: dans leg travatix ‘qui préparent à la profession à il

s'éstengagé bir des vœux solennels : it désire re-

prendre la’ fin de sa yie le joug qu'il a porté aves täntdé bonheur. Hsolicite, il obtient du Saint-Siége IA'favour d'abdiquer les dignités dé l'Eglise. Apres quélques années passées au Gésu/de Romp, le vieil Avéhevèque , redevenu Jésuite, pren la route de Gailicie! Les Pérès ont une résidence à Przemys}; on lr-lui abigne pour retraite et Hly meurt, tandis qu'Antoine de Gotasra; A made vitte, jette: les ‘bases d'üfNovicist pour la Compagnie, Un autré'sé créd # Stara:Wies, Ainsi que le nom l'indique, Stara- Wies est qu'un village. En y plaçant un Noviciat les Pères semblaient transgresser la volonté:du fonda” teur, qui prescrit d'établir dans les cités les maisons où l'on’se formera à la vie intérieure. Loyola avait calculé que, pour suivre la carrière ouverté aux J6suites, les jeunes gens ne devaient pas trop s'accots timer à la solitude ; il leur recommandait ‘de catéchisér fa foute; de visfter es hôpitaux et les prisons, de se mettre’ en contact avec toutes les doulèurs et tous Îles besoins "Un village'ne pourait offrir cette der near mais les ‘circonstances M dbeisives ; ÎL importäit de répondre an veu: des po: pulationis : 1x nêces téltriompha dés consuits de snitié Ignace. USA. 82 8D vie SL p'ERAT OUT 'Deuk'ans apres sn érection, 16 Coltége te Tarnool'évimptait plus de quatre cèhts élèves. At mots d'octobre 1825. FEinpereun teut-eficouréger par’ in présenté tes maltres êtes disélptes: Le Pèré PlerHng le Yégoit Uutis bdtte maison: qui, apres HO Eté "fit té Riptbvise autour dé 268 drars fine houvelle Mel La pénôralion natkante se façonnéiti nié 144 d'ordroiet de tlabill:'t0s Jésmites, déntiie non

s’accroit d'année en. année, étendent le bienfait de leur apostolat ; le peuple les a pris en affection; les, Prélats. les emploient à toutes les œuvres du. ministère; leur action retentit jusqu'aux portes de. Craco-, vie, Pierre Klobuszycki, archevéque. de: Colocza..et leur ancien frère ‘ans. l'Institut, les invite à passer. en Hongrie. Le. prince de Lobkowitz et l'évêque, Thomas Ziegler les installent dans l’ancienne.abbaye des Bénédictins de Tyniec. IL s’agit de renouveler un peuple pauvre qui érige l'ivrognerie en système : les: Jésuites, encore plus. pauvres que lui..se dévouent à cette tâche. On les voit, bravant la rigueur des.hivers; rompre à ces hommes grossiers le pain de la parole de: vie. Ils savent qu'il leur sera difficile de dompter. des vices; presque acceptés comme une seconde nature; leur persévérance l’emporta. Ce fut dans.ces. excursions évangéliques: que mourut sous. le. poids, des fatigues Potrykowski, jeune gentilhomme, russe qui avait abandonné son pays pour se faire Jésuite. Le: cabinet de Vienne suivait d'un œil attentif les progrès.et les tendances de la Société ; il L5. contemplait aux prises avec les.obatacles, et. il recuei''‘t de la bouche de.ses gouverneurs; de province ls es que chacun faisait de l'institut. Au mois; de-covembre 1897, l'Empereur, conformément à un décret.dela chancellerie de cour ,.en date du 22, donne.aux Rares une marque officielle de sa confiance.

- # Dans l'espoir, ainsi s'exprime. le Souverain, que les Jésuites admis dans mon royaume de. Gallicie, ren: dront des services utiles par l'instruction et l'éduça-

tion de la jounesse comme aussi parles secours tem. poraires donnés aux Pasteurs qui ont charge d'Ames; qu'ils mettront un frein salutaire. à l'impiété.. st à la corruption des. mœurs ; qu'ils feront de. leurs élèves de bons chrétiens et des sujets fidèles, et.que, par

celà même ils:contribueront à la véritable civilisation ét'au bonheur de mes sujets: to) t#1Je ;veux bien agréer la demande rstentaillie qu'ils m'ont présentée, et je leur permets de pouvoir vivre dans mon royaume de Gallicie, selon les constitutions de leur Ordre et selon: les vœux qu' ‘ils ont émis conformément à leur:Institut. : 02 1! i:, ‘»"Enconséquence; je leur péaitté cle cogtiase sans qu'on puisse les inquiéter, à correspondre pour le maintien de la discipline avec le :Général.deleur Ordre sur les-objets: qui ont rapport. à : leur régime intérieur et à: leurs venu ae vs PEglise.

05 Néanmoins: due à ce: qui concerne les fonctions sacerdotales. la célébration du-servise divin, la prédication, le ministère de :la:confession et les. secoursitenporaires donnés aux Pasteurs des âmes, les Sésuites doivent: être soumis aux Rvêques ; en sorte que leur seul régime. intérieur et le maintien’de la discipline soient réservés aux SApÉFIENE de Ordre. selon leur Institut. : , oh Cependant, ‘de peur que les membres de l'Ordre envoyés aû dehors ne éviennent ‘étrangers d'la vie de communauté, les secours donnés dans lé saint ministère: en Gallicie. doivent. avoir. lieu d'une manière:conforme aux statuts de l'Ordre, c'est-à-dire sous la forme de Missions. Et le Père Provincial s'onse éd les orditiäirés des Hetix, tant par rapport Mu jar 0 gt a a Y. Lu tployées que ne la du-

0 Pourosquiregarde lesétudes.théologiques faites

deus'tes' Maisons’ de l'Ordre, : ils: Wataueeni: à. ” ébabrtner à rtix décision du 24 abût 1827; : 7: sw. Quant aux. autres études, je ACER ;

vent là méthode prescrite par leur. re W Hist. de la Comp. de Jésus, —7. V5.

étroction en soit confiée aux supérieurs de l'Ordre.

Cependant les livres classiques-dont ‘its: se sortiront

dons lcurs écoles doivent être soumis à l'inspettion

et à l'epprebition des autorités vompétentss; ot létrs CR RE ARR RSS an prescrite dens mes Etats. »

Ainsi la Société dé Jésus commençait à de recèm stituer en Allemegas, elle y acquérait droit decité, sile pouvait se propager à 'abri du seeptre:impériel. Quelques années paisibles s'écoulèrént sons lé provineialat' du Père Loeffier; mais au-mois db mai 4851, lo chotéra envahit la Gelivie. Devant ce fléau encore inconnu (1), les populations restaient muettess: '$pouvanté 24 paix mar Le peuple dés campagnes

se précipitait dans des villes pour invoquer des s0-

cônrs le peupte des villes fuyait dans les eampar

hes afin d'éviter la lcontagion. La seule Gallicios

San ptrdu pres dé À tot brand es Les sù ‘4% With “tévages due 1e: dhôtérésin obas skètqh du rest et 1832, aies ne le connaissait pas con ineldie rod 3

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