‹ Histoire religieuse, politique et littéraire de la Compagnie de Jésus [microforme] (volume 5)Chapitre 16 sur 86 · BU · texte numérisé non relu

BU

fallait inventer un mirage pote à entretenir la crédulité, tout en fomentant dans les masses la haine du prêtre.

Cette haine trouva bientôt un alimént. Les Evéques né su déguisaient pas qu'il était urgent de vivifier l'esprit des populations, qu'au sortir des bras de là terreur révolutionnaire on faisait tomber dans ceux dé l'athéisme légal. Les divers ministères qui se succédèrent rapidement au pouvoir semblaient , depuis 1815, se coaliser contre l'Eglise et la monarchie, 11 fallait opposer un frein à ce débordement de passions ; ; l'Episcopat eut recours aux Jésuités. Il pensa qu’eux seuls, par la sage vivacité de leur zèle

et par la force même qu'ils empruntaïent au levier

de l'association, pouvaient ressusciter les merveilles

. des premiers temps de la Compagnie. On forma le

projet de r'égénérer peu à peu la France par les Missions.

Le £ août 1806, Portalis, dans un rapport à l’empereur Napoléon disait : « Depuis long-temps les Missions sont connues dans l'Eglise et elles y ont fait de grands biens.

» Les Pasteurs locaux n'ont pas tobjours les moyens de s'accréditer dans leurs paroisses; mais, indépendamment de tout fait particulier, il résulte de la commune expérience qu'il est des désordres auxquels les Pasteurs ordinaires ne peuvent porter remède. Ces Pasteurs sont les hommes de tous les jours et de tous les instants ; on est accoutumé à les voir et à les entendre ; leurs discours et leurs conseils nefor ; ‘18 la même impression. Un étranger qui survier.. et qui, par sa situation, se trouve en quelque sorte dégagé de tout intérêt humain et local, ramène plus aisément les esprits et les cœurs à la pratique des vertus. De là s'est introduit l'usage des Missions

Page 1