‹ Histoire religieuse, politique et littéraire de la Compagnie de Jésus [microforme] (volume 5)Chapitre 28 sur 86 · él HISTOIRE · texte numérisé non relu

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tait lui-même:qui avait fait des tenihtives pour se

. ber:entre:les:mains de la justice qui l'avait porté à:ce nouveau crime. ‘Hlavait fait:confidence à l'uri: de ses: enfants de l'attentat, qu'ilavait:commis la: veille (1), et celui-ci en: fit l'aveu au commissaire: TTn buralèe fut appelé; il déclara que les'plaies ne-lui paraissaient pas mortelles; mais il:s'était. trompé: Le: Seigneur avait déjà, pour ainsi dire, par cette cause à son tribunal redoutable.

» Après avoir montré les soins que la Providence prend de ceux qui sont consacrés à son service en ordonnant, selon sa promesse, à ses Anges de dé: tournerles coups mortels qui allaient m'être portés; il voulut donner ensuité un exemple: terrible de sa ‘justice contre les persécuteurs de ses Ministres. Il n’eut besoin pour cela que de livrer le éoupable aux remords de sa conscience. Il fut donc à la fois son accusateur, soû juge et son propre bourreau ; il ne survécut qu'environ vingt-quatre heures aux coups qu'il s'était portés. Heureux s'il a su profiter de ces moments précieux que Dieu lui a laissés dans sa miséricorde! On m'avait caché ‘sa ‘mort pendant plusieurs jours, et je n’en fus instruit qu’au moment où je me disposais à aller le voir pour l'aider à rentrer -en lui-même. Voici quelle avait été l'occasion de son premier crime : il était dans un cabaret avec plusieurs autres ouvriers. Lorsqu'ils me virent passer,

(1) 11 fat avéré dans le temps que l'assassin du Père de Brosse se trouvaità-une table de cabaret, devisent avec d'autresouvriers de Ja guerre d'Espagne, dont on prétendait que les disciples de l'Institut étaient les moteurs. Au moment où le Pére de Brosse passa dans la rue, un des hôtes de l’eéstaminet s’écria: « Tiens, su voilà un de ces ralotins ! » Le métiririer à ces mots saisit son arme et se précipita sur le Sésuite.

donner la mort; C'était:sans doute la crainte nr srérer L

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honuête homme jusqu'ici: »

- C'est avec ces miséricordieuses paroles qu'un Je suite s'entretient dé l'homme ‘qui’ menaça ses jours.

.Cet'attentat: aurait dû éloigner le souvenir de Mon-

” irougs des discussions que la presse alimentait, de

même qu'un incendiaire alimente le feu qui consutne la demeure de son ennémi. Il‘n'én fut pas ainsi. On

prit le Noviciat à partie, comme on prenait chaque

maison séparement! L'audace croissait avec le succès.

On avait graduellement habitué le peuple qui se pré-'

tend le plus spirituël de la terre à une nourriture de mensonges.'On abusa de cette crédulité sans exemple, et on monta jusqu’au sublime de l'absurde. Les Jésuites disposaient des grands pouvoirs de l'Etat, et cette impérieuse Société n'avait jamais osé forcer ses esclaves à reconnaitre l'existence légale de l'Institut. Ils vivaient subrepticement, presque de, raccroc, quand un mot de leur bouche pouvait briser le trône et mutiler la Constitution. Personne nè fit cette remarque ; elle était si naturelle que chacun l'oublia. Montrouge fut représenté comme un château-fort, une place de guerre environnée de fossés, flanquée de bastions et hérissée d'artillerie. Les oreilles. du Constitutionnel y entendirent l'exercice à feu et au canon, que les innombrables Jésuites, renfermés dans ses caves, faisaient chaque nuit. Le Général de la Compagnie y.résidait, avec sa Cour. Des souter-

rains communiquaient de Montrouge aux Tuileries.

L'on y entassait à pleins coffres l'or’et l'argent de la France. L'on y érigeait la corruption en principe ; l'on y fabriquait des armes pour les Turcs en guerre

ils se dirent l'un: à d'autre :-Foioë un Missionnaire, il faut s'en défaire; et: C'est: d'après le défi qui lui en fut fait que ce malheureux £e mit à me poursuivre. Il était. Agé de: vbs Bi ans, ét ‘avait passé pour

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