HISTOLRE
avec:les Hellènes ; L'on. y faisait compareitre à ia baere | les ministses et. dos dépulés, fidèles, qu'en. censurait: ou qu'on. Mange ah l'on: y: destituait sans merci: les.fonctivnnaires dont la Foi était ehencelante. C'est! là que s'élaboraient les lois de:l'indemuité, de:la.26r1 duction des rentes. du. sacrilége,: du. droit d'atnesse, dela presse et desommunautés religieuses:; à qu'on: asseruissait.le Clergé, et que, par: des intrigues habi-" lement ourdies, on.semait la division. parmi les-Evéques, afin -de les régenter:tous (1); là qu'on. forgait. lescnouveaux chevaliers des. Ordres. du Roi. à. venir:i attacher à leur. cordon, bleu le scapulaire. imposé per; les Jésuites ;.là qu'on préchait la morale.relächée,; là: qu'en enseignait publiquement le régiside. Devant ces” inculpations, les.Conventionnels de 1793 et. des héri-: tiers.de la Révolutionse sentaient saisis au cœur d’une. tendre. pitié poures, Rois. Montrouge était un: mot. cabalistique qui i frappait NApousanis. les démagogues
Aer t
(1) Nous étudions.la Gompagnie de Jésus sur pièces officielles, et nous n°y découvrons aucun vestige de ces intrigues. Cepesdant-une lettre du Père Fortis, Généralde POrdte semblerait faire : allasion à des faits: de éette mature. Le 17 janvier 1824: ;ilécrit
au-Pére Godinet, en luispprenant sa nomination de Provineïal :.
e Qn'se, plaint à moi de .ce que plusieurs des vôtres à Paris.se. répandent trop au dehors et se mêlent d’uffaires qui ne nous rogardent pas. On à même dit que l'Archevéque de Paris n’était
pas content de-nots, parce qu'il: s’imagÿne que la Conipagnie
favorise et: sontient \les prétentions da Erand-Asméniericenire.
les:sieanes, S'il'en-est-aissi,.c'est, ua: très-nrauvais service que
© ces Pèresrendent à l'iustitnt. Ilest du devoir de Votre Révérence de préparer et d'appliquer sur-le-champ un remède ferme et, cfféace à un si grand mal.» Avéc une lettre du Pré Richardot engegeunt lé Père dé Maccatthy' à ne/jres ‘s'occuper des affaires ecclésinstiques du; diese de Btrasboirg, s’est: lu seule ; tracs. qua nous :puissiol.s trouver de 0e résenu de manœuvres qui en
velappait, disait-on, toute l'Eglise de France ; encore eette trace: est-elle PIaeot un avertissement ou une ‘précaution qu’une,
réalité.
nité de I
(1) Noës Son:eontenu Limoges, On
« Tremble sonner. Vilé tres de :perfid nemi du gen:
Puissance:va maudite, enn:
votre nom ser
défenseurs de ranté jours et
les/phis Pérouches: Ns'gravaiont fe “plan fantastique deteëtte:citadèlle sur les tabätières et dans les bon-. bônnièress ns" surercitaient Tès cotérés t'a térfenr jusqr à la Rémence. Celtétlémence eut quelque chose dé'#'réel; que’ fe pére Güry, supérieur du Noviciat, reg: mcärtet otilon insensé fui proposait de se bat: tre à mort avec lui à l'épée ou au pistolet: | ‘Sôtrsite feu roulrnt de ces exagérations, Montrouge acquit une célébrité qui remplit le monde entier. Les étratgers accouraient pour voir ce lieu fameux. Après l'avoir parcouru , ils restaient stupéfaits de Timpudence des fevifes tibérales , plus stupéfaits" encore. déa simphicité de leurs dupes. Mais cet étonnement
n'allait pas au ‘delà d'un‘cercle particuier :ta renom :
mée de Montrouge n'y perdait donc rien. Des écrits
de toute nature , suppliques de’ recommandation,
lettres dé menaces (1), afftuaient à cette maison. Ses habitants restaient ‘en dehors des bruits du monde, ne sachant peut-être pas ou' ‘&éplorant dans la sérénité de leurs consciences es mmisérables' outrages
(1). Nés croyons: erohe ne) citer mén seude:ile -ces lettres: :
Son contenu, fera juger: centaties. Elle: est datée.et timbrée de : Limoges. On y lit :
« Tremblez, satellites de .Loyola, votre dernière Hu va sonner. Viié canaïlle, fnfâmes corrupteurs de Ta jeunesse, mons-
tres de'perfidié, tremblez. La Frénce vous regarde comme Fen- ;
nemi dugenre hamaïn. Tartufes, scékrats, le eblosse: de votre) puissance.va s'écronler;et il vousécraseresousises ruines Race :
maudite, ennemis de La patrie, vous: périres chargés de os crimes, :.
votre nom sera en exécration à tousles peuples futurs... 40 mille défenseurs de nos libertés ont juré vôtre perte... encore quarante Éstiut pére à niet: plus.
3) © froy, arni ée:la Conétitation ; « :Houvillier, ami del liberié:; ».Mironbel,.amide l'égalité; … :
.# Gardeau, ami de la.République;, » Sournilly, énnemi des traltres. »
qu’on jetait à la.tête du peuple français. Loiné, Mont-
losier, Portalis, Dupin, poursuivaient. dans l'Institut.‘ de Loyola une pensée hostile àk:::r ardeur janséniste
ou à leur ambition parlementai-e. ï\ se présenta sous leur drapeau des, alliés dont ils 'urcnt sauvent rougir en secret, mais qu’ en publie il fallut subir avec reconnaissance, Apr
L'un de ces auxiliaires se ndmmait Martial Marcet de La Roche-Arnaud. Il avait passé quelques années à Montrouge, vivant de la vie de Jésuite et se disposant à le devenir. Il renonça à cette carrière, et,
lancé dans le tourbillon de. Paris, il s'imagine qu il
n'avait qu'à calomnier ses anciens maitres pour se placer au niveau des gloires.constitutionuelles. Nous ne savons quel honieux traité intervint entre ce jeune
hommeet les chefs du parti. L'histoire, par bonheur, n’est pas condamnée à fouillér dans cette fange ; mais.
tout à coup apparut un ouvrage sous ce titre : Les Jésuites modernes, pour faire suite au Mémoire de M. le comte de Montlosier.
Martial Marcet franchissait du premier pas les bornes du possivles et à cette génération de 1896, si fière de sa force d'esprit, si glorieuse de ses lumières, il infligeait le plus humiliant des opprobres intellectuels. Cet homme peignit les Jésuites vivants ; quelle aue soit notre répugnance à citer de pareils écrits, il faut bien donner enfin satisfaction à la raison publique outragée. L’apostat de Montrouge, réchauffé dans le sein du Libéralisme, faisait ainsi le portrait du Père Gury.
« Sa volonté, un seul regard même peuvent mou-
ir mille bras armés de poigurds pour assassiner es principes et détruire les empires. Depuis dix ans les provinces se remplissent de sès esclaves redoutables, et tous les jours qe plus terribles encore sor-
tent Mont -lesN pied enten vice.e discou est ob défaut la Con propre des m Ignace la suite nités d ses orn de cour autour chatnes lion et
tent de ses mains... Dans un appartement obscur de Montrouge, tous les huit jours, à l'entrée de la nuit,
les Novices se rendent, à la suite du Père Gury, au pied. des statues d'Ignace et de François-Xavier, pour entendre les: mystères de la Société. Là chaque Novice.est; obligé de dénoncer toutes les fautes et les discours de ses confrères ; chaque Novice, à genoux, est obligé de déclarer ses goûts. ses penchants, ses défauts. son caractère ct ses dispositions à l'égard de la Compagnie.:Ils jurent tous d'immoler:leur volonté propre, de n’épargner rien pour exterminer Ja race des méchants et d'abattre aux pieds de Icur Père Ignace ioutes les couronnes de l'univers. Ils vont à la suite de leur Père maître, fouler aux pieds les vanités du monde, représentées par un roi revêtu de ses ornements royaux, environné. de sceptres brisés, de couronnes fracassées et de débris de trône. Tout autour on voit les nations du monde chargées de chaînes, figurées par trois animaux. le taureau, le lion et l'aigle, el par un génie sublime quireprésente en particulier les nations de l'Europe.
» .… On remplit.de haine pour le monde tous ces jeunes cœurs déjà pervertis parle barbare fanatisme. On dit même, et je ne:l'écris qu'avec effroi, que le Vendredi-Saint, après la cérémonie de la Passion de Jésus-Christ, tous les novices vont frapper d’un coup de poignard la statue de Ganganeli, qu’ils croyent enchatné par des liens de feu dans les enfers; celles d'un roi de France et de sou ministre Choiseul, el encore celles de Pombal :t de son Roi faible qui laissa opprimer la Société. :
» Voulez-vous une idée de a puissance di Père Gury sur ces pauvres Novices? Lisez l'histoire du Vieux de la Montaigne; encore trouverez-vous peutêtre que ce Vienx de la Montaigne avait de la modé-
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ration. A l'aspect du tyran deMéntrouze,touttremble: .ilparle,et tout:se tait: Sonairproshétique,sesregards ‘menaçants, ses: paroles mystérieuses, son: ton tran- -cbantetimpérieux exalteut les esprits de ses Novices., an point.qu'ils tentersient de réduire en cendres teut -Pnnivers: pour avoir le mérite d'unarare obéissarite. » “Les Jésuites dédaignèrent: de répondre à catte:as- . «semblage de:monstruosités. Leurs étéves, les amis-de Jaivérité et:surtont, de la dignité nationale protesti- “rent avec énergie. Les publicistes catholiques essayèrent. de rappeler l'opposition’au respect qu’elle: se ‘devait à elle-mér:e. L'opposition avait le vent ‘en poupe. Les princes s'efrayaient de ses clameurs, les ministres et les magisii is ne les réprimaient qu’en se laissant forcer lamain, Les Royalistes se divisaient -comme toujours, car leur salut ne: vient jamais-d'eux. ‘En face de eel:assaut sans trève ni merci, qui sera un des phénomènes dont la: postérité ne pourra jamais se: rendre compte, une fraction: d'hommes momacchiques dévouait les Jésuites à la dent des journaux. On sacrifiait l'Institut pour sauver le reste, <omunie si, dans la question,’les Jesuites’ étaient autre chose que le:nom de guerre offert aux ennemis dela royauté. Personne ine: conçut ce soupçon. Charles X était devenu‘ pour une: heure l'objet des hommages iotéressés du Libéralisme. Le Souverain avait reeulé;une fois, on espérait l'entratner à d’awtres: concessions. On jeta quelques fleurs sur son passage dans le:même: moment qu’on exaltäit jusqu'au délire l'opinion contre les Jésuites. Alors Constitutionnel du 26 octebre”1826:esait dire: de Mattial Mavcet, son: correspondant, dont ik vantait ls véracité.ét le: courage :
:«Nowsavions bien-prévo que le livre de M. l'abbé de La Roche-Arnanid éxciterait les fureurs de: la
ble; ards ranices.
iteut : À ice." À te'asais:de testé ssayèei se nt en rs; des qu'en isaient d'eaux.
aÿ ‘sera arra jess MO- : jourreste, étaient nnemris upoun.
diet des nverain à d'auw' son ait jus- \lors de dire de vantait
A'abbé sde: Ja
faction qu'il a dévoilée. A h vérité, ilarrache le:masque d’une main vigoureuse; son'indignalion réssemble queiquiefois à la colère ; un peu plus de modération aurai peut-être plus de force. T1 semble en convenir lui-même dans la ‘lettre qu'il rious adresse æhjourd'hui: mais la manière’ dont il se justifie ajoute peut-être à l'importance de ses révélations.
‘Awreste, quoi qu'on: puisse penser de la forme de son livre. le fond n'en est pas moins extrêmement curieux ; les faits qu'il rapporte; et qu'il défie ses'adversaires de démentir, ne -sont pas moins de nature à produire la plus profonde sensation (1). »
{1) Vingt années après, Martial Marcet s’est repenti du crime contre le.bon sens que le Libéralisme lui avait inspirés et,.le 27 avril 1845, il a publié spontanément une rétractation dans laquelle on'trouve des aveux et des: remords q'ic l’histoire doit euvegisirer. : « Je déclare que je désavoue entièrement: et de bonne: fai tousilex écrite que j’ai publiés contre les Jésuites en 1827;,1808 et 18429, non paint comme: n'étant pas de: moi, mais comme les fruits honteux d’une Yengeance pleine d’impostute ; ; et, comme tels, je les livre, ainsi que dès long-temps je les ai livrés; au blâme ou plutôt à l’oubli de tous.
» de déclare sans détour, et c’est bien volontiers que je l'avoue pour:ne pas laisser même quelques doutes àcet égard, que ce fat l'esprit de parti qui me mêla dans ce déchainement dont les Jésuites furent les victimes, me dicta les extravagantes, horreurs que je débitai au public, et que ce fut à , cette honteuse condition. de multiplier les plus incroyables faussetés que je dus ce succès populaire d’un jour dont jouisssient alors ces déplorables productions.
» Je déclaré le plus hautement. possible, très-sincèrèment honteux d’avoir été capable de le faire, que c'est avec aussi peu d’honnéteté que de vérité qu’à peine sorti de l'Ordre des Jésuites, où tous Jès soins de l’amitié m’avaient été prodigués, je. les ai accablés d’injures de gaiété de cœur, sans raison, sans respect, par des personnalités tellement indignes qu’en pensant bien je ne comprends pas comment un peuple honnète à pa seulement les tolérer, et comment un gouvernement sage et au ue les pas sévérement punies, »