‹ Histoire religieuse, politique et littéraire de la Compagnie de Jésus [microforme] (volume 5)Chapitre 35 sur 86 · TÉL · texte numérisé non relu

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ait peut-être T4 er, à ‘49 SOIR ] inistrés de

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allait profiter de cette imprudence : il chercha à l’at: ténuer en se renfermant dans les borries d'une note diplomatique.

A celte époque, soixante - dix Prélats sur quatre-

: vingtsadhéraient pleinement au Mémoire; six n'avaient pas fait connaître leurs intentions ; trois seulement se montraient disposés à exécuter les ordonnances (1). La majorité était constatée : les Évèques se sentaient forts de leur unanimité ; mais, dans la crainte qu'on ne tentât de les diviser’ ou d'affaiblir la vigueur de leur opposition, ils se tenaient plus unis que jemais, tout en condamnant les premiers la funeste précipi-

tation de la Gazette de France. Sur cés entrefsites .

arrive à Paris la note secrète de Bernetti ; elle est communiquée par le Roi au cardinal de Latil : le mi-

nistre Ja fait lire à l’Archevêque de Paris et au duc de

Rohan, nommé à l’archevêché de Besançon. Ce fut l'abbé de la Chapelle qui la porta à Reims. De quelles instructions était-il chargé ? Quels conseils donnat-il? C'est ce qui reste un mystère. Toujours est-il que le Cardinal s’empressa de notifier à ses suffragants et aux Métropolitains du Royaume la dépêche suivante, en date du 25 septembre 1898 : « Le Roi ayant daigné me faire communiquer les réponses de Rome relatives aux ordonnances äu 16 juin, et m'ayant invité à vous en donner connaissance, j'ai l'honneur de vous informer que Sa Sainteté, pérsuadée du dévouement sans réserve des Évèques de France envers Sa Majesté, ainsi que de leur amour

(1) Par un singulier concours dé circonances, cest-ois Prélats ont reçu des mains du Gouvernement de’juillet la récompense dé leur soùmission, 1’ Archeyôque de Bordeaux et J’Evêque d’Arras soht devenus les Cardinaus de Cheverus etde Latour-d’Auvergne, M. Raillon, ancien Prêtre Jp et Evêque de Dijon, fut re féré sur le siége d’Ais.

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(1) Les Siége, rép lui demand « Je me pe gneur.le Ca a réelleme affaires é déclarer tr aura:pu;l ment dans Personne t aussi, sont mais des P

pour la paix et tous autres véritables intérêts de notre sainte Religion, a fait répondre que les Evêques doivent se confier en la haute piété et en la sagesse du Roi’pour l'exécution des ordonnances et marcher d'accord avec le trône.»

‘Les journaux avaient été indiscrets ; le cardinal de

Latil fut malavisé en donnant à la note une extension.

qui. n’était ni dans ses termes ni dans son esprit. Cet acte de courtisan devait froisser les Évêques. Ils se plaiganirent de cette intrigue, qui leur paraissait à juste titre un piége tendu par l'administration sous les noms du Pape et du Roi. Latil s'était prononcé ainsi qu'eux contre le principe et la fin des ordonnances ; il allait au-delà du texte de la note émanée de la chancellerie romaine, note dont quelques -uns mettaient en doute l'authenticité, puisqu'elle ne leur était connue que par un commentaire inexact. L’Episcopat se sentait engagé; on prétendait que Bernetti et Lamhruschini avaient cédé ayec trop de facilité. Les feuill:s quotidiennes s’enivrèrent de leur colère; elles furent injustes à force de vouloir être justes. ‘Confondant les intérêts de parti et Ja question religieuse, la presse incrimina avec | véhémence (1),

(1). Les obus furent he a si loin que le Nonce du Saint- Siége, répondent à l’Archevêque administrateur de Lyon qui lui demandait des instructions, ne puts’empécher de lui mander : « Je me permets de vous dire.que j'ai la certitude que monseigneur le Cardinal Bernetti, secrétaire d'Etat du Très-Saint-Père, a réellement écrit une lettre de réponse à M, le Ministre des affaires étrangères du Roï. Cela est un fait; mais je dois vous déclarer très-positivement que des articles que Votre Grandeur aura pu lire dans quelques journaux de Paris, et particulière ment dons la Quotidienne, par rapport à cette lettre, sur la personne très-respeotable du Cardinal Bernetti.et sur la mienne aussi, sont pleins non-seulement d'inexactitudeset de faussetés, mais des plus noires et plus perfides calomnies. Monseigneur le

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cas il: est. dans l'essence dela vie de se nourrin da soupçons, de,se passionner sans. cesse et. de cherchan à expliquer les: affaires auxquelles on.ne Kinitie-peisé par des, défiances dent la rapidité de l'impravisstion ne lui permet pas toujours de ealsuler: la: portée.

Le Rai avait. dit que les ordonnandes. na seraient pas rigouwreusement.exéculées:.maisles Brêques pen: saient, et. owec: raison... que. le Ministère trouvezait moyan d'éluder cette promasse. Le Minislèra vouiuit vivre ; pour ela illui fallait l'appuidu.Libéraliame. Les

Cardival Bernatti.est le plus hoanêta , personnage du monde; et moi je n’ai pu que heutement frémir par réppurt aux abominables insinuations qu’on n'a pas rougi dé répandre sur son compte: »

Cette note du: Cardinal Lambroschinèsert à preuves quelle fus alors l’emertume des journaus; Lei éme désespairs’enhale asen cuoore plus de liberté dans,une letire écrite par. le Pise Antoise, abbé-de la Trappe de Meillérale, Ce Religieut, dont les vertus sont connues de la France entière, écrivait à un Evêque sous le coup’ deses premières impressions ; et nous:ne citons sa léttre que pour: démontrer: jusqu'à quel point d'injustiec l'iusitation peut.égarer les plus:npbles natures. C’est du Dalnjoée de:saims Jérôme ;, mais ce lapgagerétrange servira à dessainer la position. « Combien il serait à désirer, écrivait le Trappiste, que tous.nos seigneurs vissènt conine vous le danger que: l’ôn'court et Tes

.piéges que l’on tend à la Religion et à l’Episcopat. La réunion

de tous les Bvêques.de France formait une masse il intposante,

qu'elle: écrasait tous los: prétendus Libéraux;:ilsienrient d'ail leurs: prononcé unanimement un mot solenmelquisemblait devoir fermer:acoès à toate concession indigne: de leuricaractère et de leurs principes: Non ipossamues ; et voilà que lesimentes du Ministère, le tripotage dira petit avoent, le bavardage d'un favori, d'un: cardinal :olere, qui peut-être à été gagné: comme les Caprara ou les Conmhi; vientsemèer l'sletne; le troubis:ét da division. Mais rien, Monseigneur, comme vous me:le ditesitrèsbien, n'est eu-desusde luctroulrite de Momieigacn) RGardinel de: Latil ; c'est:un monument dé plate adelation, de: faiblesse: . d'ignorence otde sottise. Sans eiemriner'une qacstiohidéiivatéen litige de.ce-temtrarehant dort raitri biense couvrit us déve nes,

sans cit une au l'air de fident, trône. C général Sorbonr quia d cctte p son siéo Anmgni c'est, le:

corps anglais Prélats George v'est qu réflesion magiatr nous ayé quand'o:

gneur, à quand il Cantar hé Fisher, à Ministère c'est no marelidie ramectus

DE LA COMPAGNIB DE JÉSUS, 2s

Royabistes s'étaient séparés de lai. les Catholiques le eombattaient à outrance: il n'avait douorde partisans que peræi les adversaires de la Raligien et de la Munurchie. Son plan ct sa marche étaient cesnus. li devait s'opposer à toutes. les volontés du Rei afin. de conquérir dans les Chambres une- majorité quelconque. Cetle majorité ne lei serait sumOônée: qu'à:ta condition d'être inflesible dans les mesures à prendre contre les Jésuites et, entre lei Clergé. La dépéche du cardinal Bernetti modifiait sensiblement les: dis-

sans citer,comns sousle remarques tsès-justement, Monæigneis, une autorité, une lettre dont il serait bon d'avoir le texte, il a l'air de faire dire au Souverain Pontife, où au-moins dison con fident, qu'il funt que’ les Evêques dei Prence marolient avec le trône. Cette propusition, eussi ridicule que fauese;est, dans sa généralité, susgeplible de toutes les:qualifentions:dent le ieille Sorbonne écrasait autrefuis une assertien erronée. Monseigneur, qui a. de Ta mémoire, aura lu dans quelques mauvais pamphicts cctte phrase aussi ridicule que triviale, qu'il faut marcher avec son siévle, et, par ane: heureuse imitation, ‘il dibà PEpiscopat Srmagnis d'an ei: d'uutorité qu'il feat muchewasee le trônc; v'est le Wônaulors,, camme.de raison, qui est. enagignant, et le corps épisoupal . écoutant et suivant, Oh! cembien, nos, bishops anglais vont être réjouis d'une pareille doctrine! Voilà nos Prélats à ileur niveatr;: bientôt nous ferons le’ Roï, comme George IV, défenvorum: Bidir, Le-grma malheur; Monsél neur, v'est que hesnaoap dé:respemtaliles Evêques :enifcront:pes ses réflesions,et qu'avec les mpileurs intentions ilk jpeeront inverba magiatré: De:là achime, division, séparation, ef c'est. là.ce. que nous ayans seulement à craindre ; la. persépution n’est rien quand on démeure unis... Je demandérais volontiers, Monsei: gneur, à Son Eminence si saint AmBrélèe marchgit avec-le trône, quand il'emoommuninit :uns pieux) Bispoueur: saint) Thosn as: de Cantarhérÿ,; quand il rédistait à :Nonmill ef: larssint Evéque Fisher. à.Heogi VILL Marcher, avec leitnène c’est marcher.axes Je

Ministère, avec de Constitutionnel, c'est marcher avec Crammer,

c'est nous mener au'sétiiéine et à l'hérésie. Les Evêques de France marechsient-ils, en X700), aveu le trêne, art rm vi ramectmssendti Lans BP #10 li

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