THISNOBRE
et Portalis, que les Jésuites régnuient rot pouvertiaient:(1). Quand :le prince ide ‘Potignac ifut :appelé aux affaires. elle ne:mitphis:de bornes ses débauchos: d'intelligence. Les Uésui.es-devinrent:kespromoteursides coups d'Etat ; ils furent: les. eonselhers, tés dgents'invisibles della réaction; ils fornièrent uvecle nonce: Lambrusehini ‘une‘eamarilià (2)-deRrélats et
(1) Un hommequi a été calcmnié lui-même, niais qui, à force
de.courage et de talent, a contraint ses ennemis à ‘l’honorer et .
à ui déverner-publiquement des iémoigmages l'estime; le comte de! Peyronnet, :avdicn ’ ministre de la'justice :ét de l’intéuienr, résumaitsainei, dans ses Fsquisess politiques publiées en 1829, la-situation .faite aux Jésuites. Ce: passage était vrai .à celte Spoque:;:nous croyens qu'il aura long-temps encore un “intérêt d'actualité :
On a ‘dit que Tes Jéniltes-nüisdient à ha Religion :et-qui a ült'edla? des‘homnies qi n'asplirent qu’à la-ruineideili/Religion.
» "Onin ditqu'ilstétarentiennemis nlesRois:: etquia tdit:cela? des‘hommec:qui n’aspirent qu'à la:chute des.Rois.
». On:a.dit qu’ils étaient ennemis:de la Charte : et ami a dit cela ? des hommes qui la vidlaiertt ouvertement à leur dét:iment.
» Ona dit qu'ils exerçuient une‘ifflucnce pernicieuse dans l'Etat ; et qui‘a Uit’enlu? des homnres: duntilaifuneste influence fait Hepuis’ tredterans'tousesimaîlieuwrs: deil'Etat.
» On adit qu'ils n'étaient, pes tolérantts : æt qui « dit. cela ? des hommes qui sont animés envers eux de.la plus coupable i in= tolérance qui fût jamais ; intolérance des hommesqui ne croient ‘point.
‘s On allié quitte étaientennmenils dela liberté :::et qui :ardit ‘cela files Normes qui:bes iUhtassent! derteurs :dplises, de leurs ‘écoles:êt de‘leur;pays ; :deshommes qui: blessent à ila fois dans leur,personne. la liberté religieuse,.la liberté politique et la liberté civile,
° Nila sottise de laccusätion, ni Pelffonterie des accusatéurs pa pd ‘Onsavéit'bien ‘qu'on étaittrompé, mais on vouait ‘ètre,
® (Quand je:haïraisset-redouierais les Jésuites autant.que leur Plus fanatique.ennemi,.je croirais encore que le maintien dela libertéde conscience eit d’un plus grand prix que leurexpülsion:.»
"(29 ‘On’ serté "bien que ce n’estttèt mithe Pigu-nif'le ‘terrps d'ex-
de ce
plique Ministé teurs. d' signala le Saint bruschi:
sans pre Leurs al pâture à de la m peuple « de passe audacie:
ment de ruc et q dâns leu figue se:
DE LA COMPAGRIE: DE JÉSUS. 291 de côurtisans (qui n’exista jamaisique dens l'imagina-
pliquer l'insurrection de juillet et les causes qui poussérent le Ministère Polignao à son coup d'Etat, 11 importait aux conspirateurs d'essocier la cour de Rome aux manœuvres occultes qu’ils signalaient:chaque matin, fin de:frappcr de la même calomnie le Saint-Siége ct la Rayauté, Ile s'emparèrent du nom de Lambruschini,pour en faire le chef de la Camarilla. Ils aocusèrent sansipreuves, même sans premiers indices, mais ils:accusèrent. Eeurs allégations furent acczptées, comme plus tard on jeta en pâture à la crédulité publique que les :Chanoines septungénaires de la métropole de Notre Dame de Paris avaient:fait feu sur le peuple et.que Charles X à Saint-Cloud avait ordonné aux Suisses de passer par les-armes-trois compagnies de la garde royale, Ces audacieuses impossibilités ne devraient avoir cours qu’au moment de Ja lIntte;; il y a des écrivains qui les recneillent dans la ruc et qui leur'donnent une-espèce de sanction en les publiant dâns leurs ouvrages. L'Histoire de la-Restauration par M..Capefigue s’est faite l'écho de:quelques-unes de ces rumeurs, et à la page 303. du dixième volume, on lit: «Le Dauphin,la dauphrine, cet même, dit-on, le ducd'Orléans, dans les rares et secrètes occasions où Charles X:luisparlait affaires, l’engegenient à se montrer Roi. 1 fallait en ‘finir avec: la Révolution;.c'était le cri de cette,petite Camarilla qui:entourait:le vienx Roi et sur laquelle commengait à prendre influence le Nonce du Pape. »
Ainsi, d’après lechroniqueur qui se prétendait Aommerd’Etat, et-qui, au lieu d'écrire l’histoire, se contentait de l’inventer, la Dauphine, : dont tous :oeux qui l'ont appro”isée connaissent. les défiances à l'égard de.M.-dePolignao,.se laissa:sédnire.par l'idée d'un coup d'Etat.et le duc:d'Orléans. le conseilla. Louis-Philippe en a profité; maisnous, qui ne tenons deilui aucun emploi, aucune faveur,aueun:solaire,.nous-croirionstre injuste enversce-Prince en lui aceordant si légèrement un-brevetd'hypoorisie.M.Capeñigune se trompe pour le duc d’Orléanscomme pour le Cardinal Lambrrischini. La:Gamarilh: fut un nom de .guerre créé:nfin: d'attaquer la Royauté. Cette. Camarilla:n’existait pas; grâce à ila fécondité d'imagination des .journalistes.et des écrivains politiques, il-u’y eut rien de;plus aisé que-de.la voir;partout: M. “Capeñigue n° ten:a ccpendant point fini aveoile .SaintiSiége; et à la.page 386 du dixième ‘volume, .il.-efirme que + le.Nonce Lembraschini. fut seul dans la confidence des ordonnances. »