‹ Histoire religieuse, politique et littéraire de la Compagnie de Jésus [microforme] (volume 5)Chapitre 39 sur 86 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Lee Jésuitcs-à Remei=m.Leur.expulsion de Russie: de vient de salut: dei là Compagnio, — Curactère de, Fortis, — ‘Ses prémières. tüesurès.i,-> (Los Jétuitéstrappélétdâns 16 Piémont-etlà Sèrdaigne..-.Révolndion de: Piénonts-Viétorefremesnel abris : que.— Charles.Félix roi.—1l connaît lgs projefs. des Curbenari. 21 Séiférmeté és déjone. — 'Les Pères Kootliaun ét Manera à Farid. ile Père Grasnicontmenridémomume:rChadéss: Albert et les Jésuites, — Las, nourenux Callénasres Je podais, dé‘'MiReine à''Gènes.— Tntrigues pour perdre là Compagnie, — Mort de re — Le Leque nb4 18; (Le :cardihdl : della Genga.estéla pape sous lenomdaLéen XIL -— Krageurs dés Jésuites aa non valle de cette élection. — Le, Père Rosaven

né partage pas ces urainites, — LééncXlfrend aut: Jésuites lo

lége Romais:.— Purtieit de: Léon 0 Mb::—:1lopraiéges les

Compagnie. — Le Père Ricasoli est chnègé)per lui de J'éduca-

tiôn de ses neveux: = Jésuites qui refasent\lépiscopat. — Le :

comie Michel Siczgttiamimevisints.-+Mortodei Fhntis bd:

Pape. — Congrégation générale. — Le Père Jean Roothaan

est nommé Général de la Suciété. — Pie VIII et les Jesuites,

— Caractère de Roathaan. — Les révolutions en Europe pro=

voquent l'insurrection en Ltalie.—Ses premiers effurts tournent

coptre les Jésuites. — Le Corclave choisit le cardinal Capel-

lari pour Souverain Pontife. — Portrait de Grégoire XVI.

— Les Jésuites, par ordre du cardinal Zurla, donnent les exer-

cices de saint Ignace à tous les religieux de Rome, — }'in-

surrection les chasse de leurs collèges. — 1ls y rentrent. —

La Propagande les churge du Collège Urbain. — Le choléra

âux portes de Rome. -— Ualomnies:contre le Pape et les Ro-

mains, — Précautions prises:par'lé--gonvernoment pontifical.

— Le peuple de Rome ct les proccssions, — Translution de

l’image de sainte Marie-Majeure au Gésu. — Le choléra se

déclare. — Les Jésuites pendant le fléau, — Grégaire XVI et ’ les orphelins. — Le Père Roothaan membre de lu commission supérieure pour répartir les sccours. -— Le cardinal Odescalchi renonce à la vourpre et entre au noviciat des Jésuites de Vérone. — Sa lettre au Général le jour même où il revêt : l'habit de l'Ordre. — Mort du Père Odescalchi. — Encyclique

du Général pour l’année séculaire. — Les Jésuites rentrent à

Venise.— Les habitants de l'ile de Multe demandent des Pères

‘au gouvernement anglais. — Lord Stanley seconde leur vœu.

— Les Jésuites en Sicile. -- Ils sont médiateurs entreles partis.

DE LA COMPAGNPR DE sÉSUS. É 1 À

+044 ban dttitadé à Ni Més.22 Dès Jéntiten ra pptlés on hp près — Le. Père de Zouiga provinoikl, — On lenr restitue levibibas non aliénés. — Le Collège Impérial de Madrid, — Leur sucaès, ‘La vévotativn dé! 1920 préférit la Cimpnghie. —: Fhriddtiôn -da'oollége ntilitaire de he Me —:Movt-de-Per::

dinand VIL. — Premiers es ‘aectidé is dsuites 4"6re Mon] LL

ï sp L ent 4 uplèrebtèieut; on . le ; bruit qu'ils :ont empoisonué naines: — L' ‘les ps Masscore: de Pins 6 Madrid.

Misnoz, sauvé part Wan proie Jés autres’ AA saint Ignace. — Lespouroir: donstihitionnel cni£ate du urime

autorisé.— Les Cortes suppriment la Com gaie. — La maison déf£oyota bavtit d'la ddbtruction. — Les : Ja teset léb Carlistes, — D: Miguelèn Portègel: - Répphde: la Compagaio. 2 Le Pure Delvaux y, conduit, quelques, te Hs is., — Timik dité du gnavérnenmentvhinuue par 1e éérdinal Jnstiniani, — Saourside RE de Pdmbal ct les aie — Don. Migyel leur, fie Loélèhre.. Cahége:: de Céfibte. — Mirche “ompi halé. ns LE wovince ide Daids: >: 0ù Péré Bai | dé Dal Les Jésuites à Coïmbre. — ’ara é do 2 es fr civité ét’ le cholérä, — Politique et dévé ht des Pères. Dén-Pedro: téshe:d'auiver ‘lès: Mans bit peu. — Pro

u canstituionnelles sde re: prinpe.— on ienel nne, — La révolution y;r p mente. — HA RE, gs: Non: Vélaites + dé pros:

ASE ES LE pr + iLesi Jésuites de: Geïsbea: à le e-beron.Mortier les délivre, ‘

Nous::avons :ditrde quells::manière l'Institutde Loyolé avait:pu, .en:1829; au moment'de la Congrés galionigénérale, échapper:àiune:crise s'cependant le péril, quoique-ajourné, deniparaissuit'pas :moins.imr minentaux.esprits dont la prévoyance ne se:ilsissait pas éblouir. Il'existuit au siégsiméme:de la Compar gaie: des éléments de: dissolution: Is: s'étaient pro duits dans:une circonstance solennelle ; onétait'par. venu à les neutraliser, mais:tout: fdiseit: présemer qalun jour-ils:finiraient: partriompher: A>Rôme, la Société de Jésusise composait; en majeure parlie,.de Profès quel'äge.avait privés: de l'énergie et de l'activité nécessaires pour bien gouverner: Gomme 'pres-

800 à HISTOIRE.

que tous les vieillards, ils montraient une propension naturelle à se laisser guider par ceux qui savaient capler leur confiance. À côté de ces anciens ‘apparaissaient des jounengen à à peine admis dans ls Compagnie. Le lalenb'6t > un cérlain degré de zèle et de vertu ne sünpléaient. pas chez eux à l'expérience et à la ‘connaissanée de l'esprit de l'Institut. Ils offraient donc plus: de. ‘dangers. réels que de solides appuis. Entre ces deux txtrémes, il manquait en Italie une génération moyenne. , L'absence totale d'hommes mürs-faisait pressentir la chute de l'Ordre de Jésus; celte absence avait défi encouragé les pro- . jets des novaLeurs ‘et depuis long-temps la Province romaine soHigitait: Bzrozowski demettre un terme à l'instabilité, -Cétait en Russie. que a génération intermédiaire.se.tfouvait; tnais l'empereur Alexandre refusait. d'accorder la “liberté: aux Pères vivants dans ses Etats. Cette situation avait été pour Bzrozowski un perpétuel sujet d'inquiétudes; à ses derniers moments il parut en être débarrässé.: « Voici que je meurs, disait-il aux Jésuites rassemblés autour de son lit d'agonie. Quant à vous tous, on vous expulsera d'ici. ».Le pressentiment. du Général se réalisa, et l'exil devint le salut de la Compagnie, On eût dit que la Providence ayait conservé sans interruption les enfunts.de Loyola en Russie, qu'elle leur avait laissé connaître :et appliquer les traditions pratiques de l'ancienne Société afin de pouvoir repartir dans les Provinces naissantes, et principalement en Italie, ces bannis qui y portaient le germe de l’obéissance et l'amour de la discipline. | Le Père Fortis était né à Vérone le 26 février 1748. Entré dans l'Institut à l'âge de quatorze ans, il en avait subi toutes les vicissitudes. La suppression le trouva professeur de rhétorique à Ferrare; il ne vou:

de Je

ed

General de la Comp,

lut pas se séparer de la mère qui venait d'ouvrir son cœur à la piété et aux belles-lettres. Dès que la Compagnie fut ressuscitée dans l'empire russe, il demanda à y être agrégé, puis il s'efforça de la faire accepter à Parme et à Naples. C'était déjà un vieillard en 1820; néanmoins, avec une profonde exptrience du cœur humain, il possédait une âme fortement trempée. Il savait que le bien lui-même ne doit pas être précipité. Il marchait donc avec prudence au milieu des obstacles entravant la route, mais il arrivait au but. Ce but était l'amélioration plutôt que l'agrandissement de la Société. Les révolutions dont l'Espagne et une partie des Etats italiens étaient le théâtre devaient réagir sur les Jésuites; on les chassait au cri de Vive la liberté! Fortis les soutient dans ces nouvelles épreuves. I fonde à Rome ia maison de retraite de Saint-Eusèbe (1). Au mois de novembre 1821, le

(1) Cetie maison de Saint-Eusèbe est célèbre à Rome par le retraite que les Jésuites y donnent chaque année pendant la semaine sainte, En 1833, Augustin Theiner, l'un des plus brillants écrivains de l'Allemagne, y entra, toujours poursuivi par ses doutes et par ses incertitudes en matière de religion, Il conféra avec le Père Kohlmann, l'ami de l'historien protestant Schlosser, et dans son ouvrage intitulé : Le Séminatr'e ecclésiastique où Huit jours à Saint-Eusèbe, Theïner rend ainsi compte de ses sentiments : « Je pénétrai donc dans cette maison de retraite de Saint-Eusèbe, mais dans quelle attente ! J'étais fermement convaincu que je ne pourrais y passer seulement trois jours. Attiré là peut-être plus par curiosité que par un autre sentiment, je voulais étudier d'un peu près ces fameux Jésuites dont on parlait tant, d'autant plus qu'on m'avait dit à Vienne beaucoup de mal de leur maison de retraite. J'espérais au moins, si je pouvais m'en tirer sa/vd cute, trouver là le sujet d'un piquant article de journal, J'avais aussi puis la précaution de charger mon ami, l'artiste français dont j'avais pris congé sous prétexte d’une course à la campagne, de me faire réclamer avec instance à telle adresse, si je n'avais pas reparu le douzième jour.

Père, Tartagpi crée le. Collége: de Forli; quelques. jours:apnès. les Pères Rigoli,.Gianoiti-et.Chiavero.. prannentipossession. de celui de Modène. Le marquis Antoine, Visconti:de: Milan. l'avait doté ;. le duc Fran: çoiEV en ifait, l'objet de: sa. solicitudesspéciale. Il. confe.au:Jésuite Gianofti l'éducation des princes. ses . fils, .et.il, demande, que.le:Père Camille Pallasicini soit. nommé, Evéque:de Reggio. Pendant ice tewps. d'autres .Jésuites.s'élancent.sur le. sommet.des montagnes.et au.fond.des. bois, qui avoisinent la ville de: Frosinone,: .c'est.le repaire des .bandits-de la 2.9magne..Les.Jésuites.s'efforcent de faire naître le repentir.dansees: hommes farouches ; ils y parviennent...

À peine.la. Compagnie était-elle rétablie.que, fidèle à sea.traditions de. famille, le:roù Vietor- Emmanuel ; de, Piémont.soseupe.de rappeler les:Jésuites .dans.ses. Ets: leur. ousre.sucçessivement le: colége. de:

© « Maïs que je, fus. surpris ! Le pieux silence qui régnait dans cette aimable demeure parlait intimement à mon âme; ct déjà

de si heureux commencements promettatent une heurcuse fin. à

On me conduisit dans une petite chapelle décorée avec goût, dont le style gothique, en portént au recueillement, ajoutait encore à l'impression. produite.par. l'orateur, et où tout coniribuait à éveillezet à nourrir lu piété. Ee discours d’uverture de la re= traite. captiva toute mon âme et calra ses agitations. L'éxposi-

tion. ‘simple et lumineuse de l’objet élevé de ces exercices, l'ex‘

hortation tonchante adressée à tous les assistants de s'éloigner s'ils:ne se sentaient ni assez dé courage ni. assez de force pour suivre cette retraite avec: les dispositions et: les vucs. exigées par le saint fondateur ; tout cela fit sur moi. FOpremon que je souhaitais.etne me laissa pas douter un instant que je n’en retirasse pour mon âme la force qui nr'étuit nécessaire, etcette paix après laquelté je sonpirais depuis si long-temps, etqui depuis plusieurs moisétait l'objet de tant et de‘si éérienses démarches. » Augustin Théiner sortit de Saint-Eusébe le.29 avril 1833/'IL était férvent Cathblique $ il cst aujourd’hui prêtre de l’Ofatcire de Saiat-Philippe de Néri. PRES

res ii frère neyo Roy:

tais ù au $ la ri mult

DE LA COMPAONMB:DE JÉjUS. 803:

Saint Ambroise. à Gênzs, ceux:de Turin'de Novarre et-de Nice, Le-Ptre Thomas Pizzi Conduit les: disciples.de saint:Jgnecerà-Cagliari, dans l'ile deSardai-guez Joseph Bellotti forma les Novicist: dé Ghieri: Jean Roothanest:le premier Supérieur:dé la Maisorr des Provinces à Turin, vaste-étole où-lh jeuresse:stur dieuse embrasse d'un'seut regarde cercle de toutes: les connaissances, .etoùis'ehseignent:en-méme:temips : la théologie, les-belles-lettresi-le droit; là médecine : et la. chirargiet. Ea-révolution de 1821:et:les conséquences.qu'elle-entratnafirent nudre-dansle:cœur du Monarque de si tristes prévisions: quiline se! jugea: pas:capuble de réprimer: un: mouvement:dont il'avait suivi.les-progrès'aveeetfroi.:Ierut'que,:pour! l'hon-: neur du {rône; il devait ubandonner'le-sein'des a@ai: res:à un caractère plus vigoureux; Charles-Félix, son: frère, jusqu'alors connu sous lertitre def duc! de Ge: nevois,; fut foreé:par: lui de prendre: les rênes du: Royaume, Comme: partout: la: Révelution piémon: taiser s'accomptissait poër' imposer de‘hotvelles:loisau Souverain, pouriannihiterkeinouvoiret l'offrir dans: la rue -aû -premier vence!/quirsaurait eoirompte: les: multitudes: Ee nom'des:Jés'rites était:un signal de: proseription. Les Carbonari: italiens; allemands et espagnols ‘avaient contratié oHiatceravec:lestRévolwtionuaires français, ces: fils: aînés) déc l'anarchie; ls: tendaient au même:but, ils ;espéraien£ y'arriver par les mêmes moyens. Hs-fdttaient-les prittes:que les: : illusions dela: jeunesse ou l'inexpétience:laissaient à: leur.mercis ils s'en faisaient un:deapeawpour cacher leurs plansisubvérsifs ; ils tesentouraient d'hypocrites : respeels;: de vœux menteurs et-de:perfidés amis; afi de les dominer:otr tout aù moins: de les comprometx: tre;Le mdt d'ordre, le secret: des’ Véntésreagliait las : ruine ‘des Hois sous d'anéantisseinent::de l'Ordre: de : Jésus.

Charles-Félix, qui résista autant qu'il put à l’abdication de Victor-Emmanuel. prend les dispositions les plus efficaces. Il veut sauver la Royauté et le Peuple d’un double danger. La Révolution sent qu'elle ne sera nas la plus forte : elle n'ose même pas expulser les enfants de saint Ignace. Le nouveau Monarque ne s'arrèle pas à ce premier triomphe. Il sait que les démagogues ne sont audacieux qu’en présence de la faiblesse; il va leur offrir, au commencement de son règne, la mesure de son inébranlable fermeté. Les Universitaires de Turin ont vu avec une jalousie mal contenue le Père François Manera réunir autour de sa chaire de littérature italienne la foule toujours plus enthousiaste de ses auditeurs. Manera est, par l'élégance de son esprit et par la richesse de son imagination, l’un des professeurs les plus renommés de l'Université; Roothaan, par la modération de son caractère et la multiplicité de ses devoirs toujours dignement remplis, possède la confiance des familles. Charles-Félix se propose de donner aux Jésuites un témoignage encore plus manifeste de son estime. Les Carhonari leur sont hostiles ; le vœu des Ventes est d'aréantir ce.te autorité morale. Le Roi, afin de faire comprendre toute sa pensée, choisit pour confesseur le Père Jean Grassi. L'épreuve était décisive ; on respecta la volonté d’un prince qui savait si bien répondre au défi de quelques turbulents. Sous son règne, il.ne s’éleva pas une plainte adressée à l'Anstitut; le Père Grassi lui-même n’eut jamais à subir le contre-coup des récriminalions toujours attachées aux fonctions d'un Jésuite confesseur de Roi.

Grassi était à la source des faveurs ; il ne demanda rien pour lui, rien pour son Ordre, rien pour les au- . tres. Il laissa le Souverain régler avec ses Ministres

les affaires de l'Etat; il ne s'en méla ni en bien ni en

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mal. Qu suite, qt que sa 6 que les :

dirent a pas touj ques du aux Jésu en rême Charles- « La Co tecteur « time et «

Le Ra tes de Pi avec l'ap Cagliari ral comt.

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Dora-Gr

mal. Quant Tharles-Félix expira dans les bras du Jésuite, qui avait eu seul le courage de lui annoncer que sa dernière heure allait sonner, ce fut la justice que les adversaires de l'Institut et les courtisans rendirent au confesseur. le prince de Carignan n'avait

pas toujours eu à se louer des intentions monarchi-

ques du vieux Souverain. Charles-Albert tint compte aux Jésuites de la neutralité si fidèlement gardée, et, en remerciant le Père Grassi des soins prodigués à Charles-Félix dans sa dernière maladie, il lui dit : « La Compagnie a perdu dans le Roi défunt un protecteur et un père ; elle trouvera en moi autarit d'estime et d'amour. »

Le Roi a tenu plus qu’il n avait promis. Les Jésui-

tes de Piémont forment alors une Province séparée:

avec l'appui du Monarque, ils ouvrent un Noviciat à Cagliari et un Collége dans la ville d'Aoste. Le général comte de Boignes dote Chambéry, sa patrie, d’un

de ces établissements ; le saint abbé Ducrey leur cède ” celui de Mélan, dans les belles solitudes du Faucigny,

entre le Mont Blanc et le Mont Buet. En 1838, Charles-Albert fonde la résidence de San-Remo dans la rivière de Gênes. Les Pères ne possédaient à Turin que le Collége des Nobles, et, sous les deux derniers Rois, ils n'avaient jamais pu obtenir une église pour rappeler le peuple à de pieux exercices ou à d'utiles dévouements. Celle dés Saint-Martyrs. dans Dora- Grossa, et la maison qui y.est annexée appartenaient jadis à la Compagnie. Au temps de la suppression, l'église s'était transformée en Paroisse de la ville; la maison était devenue tout à la fois un centre d'administration publique, un hôtel où habitaient de houts fonctionnaires et une prison. Trois ans après être monté sur le trône, Charles-Aïbert a vaincu tous les

obstacles et rendu à la Société l’église et le collége de

Dora-Grossa.

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