‹ Histoire religieuse, politique et littéraire de la Compagnie de Jésus [microforme] (volume 5)Chapitre 40 sur 86 · EE · texte numérisé non relu

EE

L'Université de Gênes avait: suivi l'exemple.de ses sœurs ; elle s'était empurée de l'ancien Collège des. Jésuites pour.en-faireson palais. Il.n'élait pas possi-ble de la dépouiller de cette maison, qu'elle regardait: comme le prix.de sa. victoire; : mais-Charles-Alberé: u'en.persistait pes. moins. à établir, l'Tnstitub dans le: capitale de l'ancieune république. Des-obstacles isurgissoient à chaque. pas: les uns prenaient leur source: dans. des. craintes. de concurrencez les :autres-dans: des prévisions politiques: L'on ne s'opposait:pas-en face.au- désir du Roi, l'oneherehait seulement à l'en: traver par: loutes les chicanes administratives: Char les-Albert comprend qu'il n'est pas de: sa dignité: d'entrer en'lutte-avec tant dé petites rivalités ou ‘de passions'secrètes. D'un. mot, il:peut:les réditiretau: silenee:! il aime mieux paraitreles igsorer, «Puisque je ne-peux, ditil venir à bout. de’trouven à Génies: une maison pour: les:Jésuites. je: leur: donneraidà: mienne ;. qui pourra! m'en: empècher? » Aussitôt il; leur assigne le palais Doria-Tursi, dit Palazzo delta: Regina, parce que: Marie-Thérèse, veuve ide Victor: Emmanuel, l'habita avec: ses: filles ; :l'impérattice d'Autriche, la reine de Naples et la duchesse de Eue:: ques:

A:celte marque inespérée de-confiance royale, les : :

adversaires de la Compagnie: senlirent : qu'ils: avaient:

fait fausse route,.et ques pour-perdreles Jésnites dans: un temps plus ou moins éloigné, ibne:faHlaitipasles-at-

taquer defront. Charles-Albert était aiméetéstimé dé: ses peuples. Législateuret guerrier) aussi habilement:

économe que prodigue, ik poursuivait activement seir:

utiles réformes: Mais, aprèssiétre rendit compterde la situationil ne vouläit pasireculer devant iles: prié:

jugés d'un autre: âge; que lesamis des lumièreseb du proprès-constilutionnel is'effoc-4ient db répandre Oir

espéra de l'en!

les Jés Les Jés leur im rent. .C on.en fi que les directeu naires;, rapport plus. ave étaient !

aux énf:

Amédée sourit, tion. Ch indiqué.

La So les révol promise.

août 189 bonnes ( Pontife n'élait p dans le.

rale, il s être. pet ouverte ché.à.ses Il n’avai saint Pie fut'élu.

salvi: À Annibol

espéra.qu'il serait plus facile de. miner la place que. de l'enlever d'assaut. On essaya de dire d'abord que les Jésuites feraient repentir le Roi de sa protection. Les Jésuites imposèrent à la Cour et:aux.Miaistres leur immuublé volonté ; ils gouvernèrent;; ils régnèrent. Ces mensonges furent: accueillis avec dédain.s, on.en fit circuler d'autres. On apprit à Charles-Albert que les Pères étaient d'excellents Religieux, de:bons. directeurs, des orateurs éloquents, de saints missionnaires; mais leur éducation ne.se. trouvait. plus.en.. rapport avec. les besoins dusiècle, elle ne concordait plus avec la. civilisation: moderne, ,car les Jésuites : étaient les ennemis.de toute idée nouvelle. Il faudrait, aux .énfants. élevés .par eux, .un:Roi. absolu comme Amédée II et. saint comme Humbert. Le Monarque sourit, .et laissa au temps le soin detrancher la question. Chaque jour. elle se résout duns. le sens qu'il a: indiqué.

La Société de Jésus.cessait d'être en contact avec. les révolutions-d'Ilalie; elle voit son.existence.:compromise. dans l'élection d'un nouveau Pape. Le. 20. août 1893, Pie VII élait-mort, plein. de jours.et de... bonnes œuvres ;.et le Conolave allait donner un autre. Pontife à l'Eglise pour. l'Ordre de Jésus, le. choix. n'était pas indifférent; l'Ordre avait des adversaires dans le Sacré.Golléges. depuis la Congrégation. générale,.il soupçonnait. le Cardinal della Genga de lui. être. peu favorable. Ce. Cardinal-avait en. effet. pris. ouvertement parti contre les Pères. On lesavaitatta- . ché. à.ses.idées. juste, mais inflexible dans sa volonté.

Il n'avait aucune chance. de. s'asseoir:sue la chaire.de. saint Pierre. Néanmoins, le 28 septembre 1893, il. fut élu, malgré lés. puissances et surtout malgré Cansalvi: Annibal, ainsi queile disaient les Conclavistes,... Annibob.:était aux, nortes.de.Romes.il y: entrait en:

maître, et son intronisation faisait trembler les Jésuites. Aucun d'eux n'avait oublié les événements qui précédèrent la Congrégation générale, Dans la tristesse de leurs âmes, tous s'avouaient qu'un ennemi leur était né. Cependant la réflexion vint avec le temps, et, dès le 11 octobre 1823, le Père Rozaven, faisant au Père Billy l'historique du Conclave, s'exprimait ainsi sur Léon XIT :

« Ce nom promet beaucoup, et il parait vouloir remplir l'attente commune; car en peu de temps il a fait beaucoup de choses, et deschosestrès-uliles ; mais je ne puis entrer dans ces détails. Ce que vous désirez de savoir et ce que vous attendez que je vous dise, ce sont ses sentiments pour la Compagnie, D'après certaines choses, qui se sont passées il y a trois ans, nous avions sujet de craindre qu'il ne fût pas très bien disposé pour nous; mais Dieu tient dans ses mains le cœur des Rois, et surtout celui des Papes est en la main de Dieu. En se revélant de cette dignité, ils prennent un nouvel esprit. Jusqu'à présent, notre Père Général n’a pas pu lui être présenté, mais nous savons certainement qu'il nous est favorable, et qu'il ne tardera pâ4s à nous donner une preuve publique et manifeste de sa bienveillance. Une personne pour laquelle il a beaucoup d'amitié, et qui en a beaucoup pour nous, ayant pris la liberté de lui recommander la Compagnie, il lui répondit : « Vous vous

intéressez donc à la Compagnie? et bien! sachez que

je m'y intéresse plus que vous. »

» Je sais, de science certaine, plusieurs autres choses que je vous dirais volontiers, mais que je n'ose pas écrire. En somme, la Compagnie peut beaucoup espérer de notre nouveau Pape, que Dieu daigne conserver de longues années! mais il a des préventions contre quelques personnes. Si mon chétif indi-

vidu, ceux que j non, | en soi je sui au Pè pas, je et mé son ex logiqu ambiti plaisir juste, rare, »

La} zaven f de Léo née, saint Is Genga,, 17 mai qui res dont se nom, déjà, sq terprèt suppliq sanclua cienne naire d° bres pa core en d'un act la restit

vidu, qui lui est fort peu connu, est du nombre de ceux qui n’ont pas le bonheur de lui plaire, c'est ce que je ne saurais dire certainement; on m'a dit que non, mais j'ai quelque lieu de le craindre. Quoi qu'il en soit, pourvu qu'il fasse du bien à la Compagnie, je suis tout content d'être jeté à la mer. S'il persuade au Père Général que l'air de Rome ne me convient pas, je suis tout résigné à aller respirer celui de France et même celui que respira le Père Beaugeant dans son exil. Qu'on me donne l'emploi de Professeur de logique et de métaphysique, pro nostris, et mon ambition sera satisfaite, J'aurais, je crois, un grand plaisir à enseigner à ces jeunes gens à raisonner juste, chose que je vois devenir de jour en jour plus rare. »

La preuve publique et manifeste que le Père Ro- Zaven fait espérer aux Jésuites de France de la part de Léon XII ne tarda pas à être officiellement donnée. Le Pape ne proscrivit aucun des disciples de saint Ignace entrés en lutte contre le cardinal della Genga, pas même le Père Rozaven. Bien mieux, le 17 mai 1824, il publia le bref Cum mulla in ube, qui restitue à la Sociéte de Jésus le Collége Romain, dont ses plus illustres maîtres avaient immortalisé le nom, Le marquis Patrizi, sénateur de Rome, s'était déjà, sous Pie VII, rendu auprès du Saint-Siége l'interprète des familles ; il avait présenté au Pape une supplique dans laquelle on lit : « Le Collége Romain, sanctuaire dédié aux sciences et à la Religion, ancienne propriété de la Compagnie de Jésus, Séminaire d’une foule innombrable de personnages, célè. bres par leur sainteté ou leur savoir, se trouve encore entre des mains étrangères. Quoique, en vertu d’un acte de Votre Sainteté, qui promet aux Jésuites la restitution de leurs anciennes propriétés non alié-

m0 ii RASTOLRB ses, on-ne puisse douter qne ledit. Gollégaine , téur

ssithientôt rendu, téanmoins, le Beyplecne œoitpes

devoirnégliger les:mogensiqui lui semblent: oppore tuns pour secéléren clé: RER RE complément de sesnŒuM »:: | if

Le peuple Romainésolicitait schtétlarensioititol du:trône de:Pie Vil:Hes-événéments; plusfortsque la volénté des-hommes, : fret ajpurnercha- demande pariun:Pape:ami desyJésuites: Son:succésseur;:qu'ils oroynientileur adversaire, exauga cæette:poière:de sun

prôpre:monvoment Le. brof:de Léon XII core

tinsi:

. «ssdatre les: établissements: nombseeques lat prés voyante-sokicitude :desiSouverains:Pontifes:a fontiés. dans notre Ville, pour procurer efficacement le saiut et:les:avantagesrdu peuple: chrétiens un -ramg d'hènpeur est. dùsons4donte.au Gollége Romain; ce1Gol: lége qui: élevé àla gloire de:la Religion et desbeaux: arts: par: Grégoire: XIE ;; diheureuse mémoire ,:eû consiruié avéc tant de grandeur:et.de:magoiftente, aimérité, durant tout.leicours de,sa:durée;.de lapaxt deinos:prédécesseurs, des: témoignages d'une sollieir tude:spéciale et d'ane bienveillance paternelle, ».C'esteneffet une. chose. digne d'admiralion etide souvenir.pour la gloire:de cet. étsblissement que:ce jaxdin. fermé: sit: produit, sans: interruption. jusqu'à nos jours des fruits-de salut: et d'honneur, :c'est-à+ dire.que: ce.sanctuaire des beauxrarts ait formé pour le:bien..de:l'Eglise: et de l'Etat un- si grand:nomhre d'hommes:éminents-et recommandables par: la sainteté-de leurs:mœurs. l'éclat de leurs dignités et l'excellence. de leur ‘doctrine.

».Ge Colége, qui :deit..son: premier: lestre à:sainé

Ignace de Loyola, fondateur. de la Compagnie de:Jé: sus, fut confié par les Souverains Pontifes aux. clercs

régul suçcè apres

cés.lett Compa fils Lo Collége qui tié bibliot annexé dans ce gueur, nous. 0 sacrée, ‘Dans conséér entre el

réguliers du même Ordre, qui le.gpuyernènent.avec succès {ant qu'exista leur Religion, ainsi que.lé firent, après enx lès. Prêtres séculiers. chargés. de sa direetion. Mâis comme Pië VIL notre prédéeesseur.,:en, vertü des lettres apostoliques du 7.des idesd'août 1844 a rétabli la Compagnie:de Jésus dans,.sa première, mA pour mu in di gt savoir. aa

À ip eo -

méine Pontifé de. tem la, ape de Jésus:

däns le Collège Romain, nous avors or .devoin im: médiatement délibérer sur, cette. affaire et.consulter. la Congrégation de nos vénérables. frères. les Cardinaux de là ,sainté Église que. nous.avons-chargés de. là täthe. si importante d'établir dans tous nos Etats le, modè d'instruction le. meilleur et le.plusavantageux,

* seul moyen de régénérer.la société tout.entière aprèsr ” des témps si‘ désastrenx et si funestes à l'Eglise. C'est.

pourquoi, de science certaine et.en.vertu. de la plée: nitude. de l'aulorité ,apostolique,. nous. concédons,. nous assignons et nous aftribuons à perpétuité,. par. cés.leltres, à nos chers fils. les cleres réguliers: dé la. Compagnie dè Jésus,.et, en.léur nom, à notre.cher fils Louis. Fortis, Général dé ladite, Compagnie, le. Collége Romain, l'Eglise de saint Fgnace et l'oratoire, qui tire son nom dü Père. Ciravita, les musées. la: bibliothèque, l'observatoire, avec tont cé qni leur est annexé. et en dépend, à condition qu'ils tiendront dâns ce Coliége, se‘on lè mode ancien qui était en vigueur, l'an 17/3, des écoles publiques. auxquelles nous.ordonnons d'adjoindre des. pass. ce saerée,.de:physiqueret: de-chimie. »:

‘Danses: circonstances, ce‘bref ébit-plus: qu'une consécration pour là Société dé Jésus ; il devenait. entre elle et.le Saint-Siége un indissoluble:lien, car

DE LA COMPAGNIE..DE JÉSUS, Site

312 © 7 msToins

à Rome les Papes’ne cherchent point à détruire ce que leurs prédécesseurs édifièrent. L'approbation de Léon XI, sanctionnant et augmentant les faveurs déjà accordées par Pie VIT, élait d'autant plus précieùse aux Jésuiles que le nouveau Pontife ne balançait pas à portér la cognée dans les abus que son auslère sagesse lui signalait. Toujours maladif, mais toujours prét à se mettre au-dessus des souffrances. du corps par finaltérable vigueur de son àme, Léon XII devait ressusciter sur le trône les Pontifes. les plus vénérés. Il comprenait les besoins de son siècle et l'esprit du ministère sacerdotal. Il était économe et juste, bienveillant et rigide : il ne lui fut donc pas difficile de s'entendre avec les Jésuites. Il ne leur avait pas été favorable avant son exaltation, le trône lui inspira d’autres idées; le successeur de Pierre ne le cacha jamais. Il comprit que l'Institut n’était en butte à tant d’hostilités païentes ou secrètes que parce que les Pères défendaient la Religion et les gouvernements légitimes. Il résolut, par devoir et par reconnaissance, de protéger à son tour les disciples de saint Ignace ; il ne faillit jamais à la mission qu’il se donnait. À Rome et dans les Etats pontificaux, il n'avait qu'à laisser faire le vœu des populations, il l'encouragea. Il visita souvent les Maisons " de la Compagnie, il travailla à la béatification de ses saints, accrut par des bienfaits le Collége Germanique (1), et développa dans tous les sens cette Société

(1) Le Collége Germanique était © ‘ja rétabli sur ses ancien-

nes bases. Les deux premiers élève. ;1i se formèrent à l'école

des Jésuites de Ferrare furent Joseph ‘ -wreux, Evêque de Sion en Valais. et François Machoud, Che soine de cette cathédrale. En 1819, Fontana, aujourd'hui Arc. idiucr: de Fribourg, se joignit aux deux Valuisans. Ce germe ‘a Collège allemand fut transféré à Rome duns la maison du Gésuj er 1825, Léon XI

dont avail casoli.

Pour

- pal de La sol Pontil sur la en fav voulut Collég érigeai rendre les Jés Antoin la dogt

disiing

chaire

Contro!

Patrizi.

Tomei

ordenna Maintena église, pr:

encore .la parmi eu Stahl, Ev Reisauh, :

du Collés Evêque d'

(1) Les qu'en 18?

observée.

contraign Eéon XL!

en faveur ( lèrent qu’

dont il appréciait le zèle et les lumières. Léon XI avait des neveux; il confia leur éducation au Père Ricasoli, qui voit l'atné de ces jeunes gens, revêtu de la

” Pourpre romaine, soutenir sur le siége archiépisco- - pal de Ferrare la grandeur du nom de della Genga.

La sollicitude de toutes les Eglises n'empéchait pas le Pontife de jeter de temps à autre un regard-d'amour sur la ville où il était né. Il avait déjé beaucoup fait en faveur de Spolete. Au mois de novémbre 1895, il voulut encore faire davantage ; il restaura l'ancien Collége de la Compagnie, Dans le même temps, il érigeait à Rome le pensionnat des Nobles (1). Afin de rendre le Collége Ro: ‘= digne de sa gloire passée; les Jésuites y réumre.…. » cite de leurs professeurs. Antoine Kohiman laissa ie Maryland pour enseigner la dogmatique; Dumouchel, un des élèves, les plus discingués de l'Ecole polytechnique, -fut chargé de la chaire d'astronomie; Van Everbroeck de celle des controverses. André Carafa, Charles Grossi, Xavier Patrizi, Jean Perrone, Baptiste Pianciani, Michel Tomei et Dominique Zecchinelli secondèrent les ef-

ordenna que les Germaniques reptissent leur ancien costume, Maintenait cet établissement, qui n’a en propre nimaison:ni église, prospère comme aux plus beaux jours de l’Institut. C’est encore la pépinière des, Evêques d’Allemagne. On remarque parmi eux de comte Lubienski, Evêque de Rodiopolis ; Georges Stahl, Evêque de Wurzhourg; le comte Charles-Auguste de Reisauh, nommé par Pie VIlL recteur de la Propigande à sa sortie du Collége Germanique; et . choisi par ‘16 Roi de Bavière cr Evêque d’Eichstadt et coadjuteur de Munich. |

(1) Les Jésuites ue purent occuper ce. nouve) établissement

qu'en 1826, parce qu'il existe à Rome une loi. religieusement |

observée. Cette loi veut que, durant le temps du Jubilé, on ne contraigné auonh |locdtaire à sortir de la maison qu'il hébite, Léon XI désira duunet à tous les Fidèles ün exemple de: respect en faveur dés prescriptions anciennes, !et les: Jésnitesine s'iritallèrent qu'une année eprès. dans le maison qui.leur mppartenxit.

vrs : mistone ;

Fofts-dé-ces-savahits, que diriesiet Taparél ét fimelti. Le Pere Louis Maillard vuvri, glorieusement l'arène ds Wièses publiques.

Cette succession d'événements hétreux ne prenait

passes Jésuités ati dépourvu. Le Père Pallavicini ayalt

Décliné les Hônneursde: Y'Episcopal à Reggio ; Je Père “BénoitFenwiéth ne ‘connut: sa ‘nomination. au Siège de Boëton qué‘lorsqué lès Hultés et l'injonction de les “sgcepter lui pârfigfent, Antoine Kohlman. et Picrie Kénney éläient proposés pour les Evéchés de NéwYork ét dé Drümmore: Ts ;en informèrent le Béniéi ai dé’Plüstitut. Fôrtis supphe le-Pape dé détourner/de /la‘tete dés deilx”Missionnaïres .ce redontabs “hommeur. “Léon XTT accueille celte ambition

ynoe et dune lé travail: un Seniltionmmé de Pologne eur spprend'à mourir’ en sxints.'Le comte ‘Michel Setzytt; né dans li Russie: Blanche le 5 décembre 1786, avait‘élé Prin ‘des plus fhLrépides sdtdäts .d’Âléxandre [“. C'était un ‘homme à la stäture golossale. et dont ‘la bravoure n'avait jamais’ connu le danger. Quand la, paix. fut. signée, il.renonçs au métier.des ianmes;iet-habita cher les Jésuites:d&:Polotsk: Après avoir unederhièrefuis parcouru l'Etrope, il se:réfugiadans' la ‘capttate” du'menüe éfirétien, où le Père “Rüzaven/le reçut comme un fils. Szezylt, prit-les.ordres sacrés..et. .le.51 mai 1844, .ilientra au. Noviciat les Jésuites. Le: 24 juin.3825, ilyrexpirait à l'âge de trente-neuf ans; égüant à tous’ses frères de l’Institutl'eremple d'une vie émifinté et'd'üne mort 'pré- | er devant lé Sefgneur.

s'élait;assez souvent rencontré dans Fun: de, l'Eglise; le:Pape ble: général des Jéer ssuecombérent-presque à a même ‘heure.

Etor AM tenhriit su carrière 16 ‘10"Pévriér 1899,

‘u'enel

las,iGo Julien

bonne, Soarlat:

Le 9 lotlé: a:

. Y.iffaire

unonime lebut.@ que k:.G ikélecti Général tion.ans mouver k réalie; nion éta

Fortis l'avaitprécédé dans la tombotte quatorze jours seulement, Le:27:janvier::le Généräl avait rendu: tk dernier:soupir. ! Par: quetquesalignes ttracéesi: du s6à

main, ildésignait:pour Vicaire: le‘Père:Pavani, Provincial: d'Italie. Le,chef intérimaire de: Ordre appelleauprès delluislé:Père-Roothsan' afin de:te rem: placer :dans des ‘fonctions: qu'il: abandonne, puis 41 convoque:la Congrégation:générale :au'29 juin, Les

principaux Jésuites quicyifurent délégués étaient

Jean :Grassi, Brançois:Finetti, Louis :Lætfter, Nico: las. Godinot. Tom: Glover:;Siméo ;'Landès:Kopsbki

* Julien Druilbet , Richardot, Birdi;°Olivierré, ‘Nar-

henne:,,.Vuiliet;:Petit-Jean ,::Brack, Sorsentino’. Soaxlata, Broock, Kenny;Santho:et Janssent

Le 9:juillet. Je.:RèreRoothaan: longatemps::batlotlé: avec. le Père Rozaren,. fat .élu Général: decia Compagnie au quatrièmeitourde:scrutin, E:ehoisit pouraroeureur:généralSéraphin Manuceiiet Janssen pour secrétaire: de: FOrdre: :Alors son is'acoups dés vœux exprimés «parles différentes: Provincos. pds témoignent dela sollicitude dontchsque:membreiobt animé pour:c0. erterd'nstitutidansson: intégrité et

Xifaire \prospérer l'enseiznement: :!Ils demandent

uasnimement la-rétisioui du Rafivistwdlionem, dons le.but.ée l'approprier aux:besoins durtemps. ‘Avant que la:CGengrégation discutèt ce pointiæssentiel, qui, àkélection: de. Fortis, ;avaitiété admis:en prineipe,)le Général erut dévair révéler: saipensée;sur unequestion.anssi vitale, Hidéclare queibeseirconstanrces étle mouvement, dos 1osprits: exigeaient: impérieusemenit la réalisation duivœudetous les Rères:; maissonwpinion était de ne:sion décréter en :forme:détlei:ayanit qu'onceût daitssanctionnen par Éexpérience ‘dense les BrosinvesdeHAtdierles-amkliorstions rt Cd conwibfatadagtés: ) BOND av

-« Un-nouveau Souverain avait été donné à l'Eglise universelle ; le 31 mars 1829, le cardinal Xavier Castiglione, qu'au dernier conclave l'Autriche :et la France portèrent à l'élection etque Pie VIL mourant avait désigné pour: son. successeur, remplacait Léon XIE, Pie VIII ne devait faire que passer sur le Siége apostolique, mais quand, le 22 avril, les Jésuites vinrent recevoir la bénédiction du nouveau Pontife, il s'empressa de leur:offrir une marque publi: que de son amour, Il leur adressa ces paroles : « Je l'ai dit souvent, et, lorsque j'en trouverai l'occasion, je me ferai toujours un plaisir de le redire, j'aime la Compagnie de Jésus. Ce sont des sentiments gravés dans mon cœur depuis l'enfance. J'ai toujours singulièrement honoré saint Ignace et saint François-Xavier, dont, tout indigne que j'en suis, j'ai le bonheur de porter le nom, J'ai étudié sous de célé- 1bres Jésuites. Je sais tous les services qu’ils rendent %VEglise, L'Eglise ne peut se séparer du Pape, le Pape ne peut se séparer de la Compagnie. Les temps ‘dans. lesquels nous: vivons sont si mauvais! Jamais Fimpiété ne déploÿa plus d'audace , plus de haine, plus d'astuce. Un jour encore, et qui sait si l'Eglise Me recevra pas de. nouvelles plaies. Unissons:nous touspour combattre les ‘ennemis du Seigheur. Rentrez donc dans vos provinces; embrasez-les de l'ardeur qui vous anime. Prêchez, enseignez l'obéissance-et la vertu dans les écoles, danstes chaires, dans lesconfessionnaux, avec la voix, avec l’esprit.avec la plume. Que Dieu bénisse vos efforts Let: soyez sûrs que:vous trouverez toujours én meïle plus: tendre et le: plus affectionné de tous: les pères.» ‘| .! Ala'veille.des;événements qui'allaient:. Léistneer VEuropé: et désoler l'Eglise catholique, ice discours avait quelque chose de tristementprophétique. Les

la jüsti Düsèm b que pa létrang sation d (2) ç bandon Blanche dam it maîtres professe écrivait Point co dans to

Hist,

Jésuites ne se déguisaient point la gravité dés: circonstances. Ils se savaient l'objet des terreurs feintes et des: haines réelles de l'incrédulité ainsi que du Carbonarisme, Le Pape les encourageait (1) : ilsine

se laissèrent pas iatimider per les ennemis de la Réligion. ché

Jean Roothaan, le: nouvésu Général de l'Ordre, naquit à Amsterdam le 20 novembre 1786. Son ‘caractère, assemblage de qualités! contraires, était calme et froid au dehors, ardent et sensible à l'intérieur. La modération dans les acts comme dans les paroles était sa vertu dominante ; il la-devait ‘autant à-la force de-sa nature-qu'à son éducation preniière. Né:Catholiqué au milieu d’un pays: bébés (2),

(L):Le 2 décembre :1829;;Pie: VII, sécortphgf its Carditoux della Somaglia.et Odescalchi, se rendit.au Gésupanr priéridevant l'antel de snint François Xavier, dont l'Eglise "célébrait:la.|féête, etil y- promulgua le, décret de la, canonisation du bien-houreur Alphonse de Liguori, Le jour ét lélieu ‘choisis pour Ja publicstion . du'dédret'ne surprirent ipétéorine à Rôtne. La’ ‘duétrine de Lignori

est) identiquement | celle ‘des: théologioné! de! Ta Compagnie. Sa théologie morale, n’est que, le commentairertle: la Medel/æ theo: logiæ maralis do, père Busemheum, dont il a intégralement conservé le texte. La, Canonisation. d’Alphonse de Ligrori é ftait donc la justification des casuistes de l’Institut et principalement de Düsémbaum. L'onvrage de eë Jésite n’a êté si vivement aitaqué que parte que: les Jansétiistes;! se’ prévalant : ivéc ‘adresse de l’étrangeté: du nom de l'auteur; dressürent contte luiune ado: sation dont Îes moqueries so chargeaient de projiver la vérapité.

(2) Quand le jeune Roothean conçut, en 1804, le projet d’abandonner son pays et sa famille pour ‘pnivre dans la Russie- Blanche la vocation qui se /maniféstait en Vüi, il partit d’Amster. dam $ il arriva au Collège: de! Pütotik avec une Tettre d'un de ses mettre protestants té recommandation. Van :Lennep, alors

écrivait le 15 mui 1804 aux Pères de la Chnpigh e Je n'ignore

pointcoiibien, dès les temps'primitifs, la Société s'est dist inguée

dans toutes les branches d’études ct de sciences; lès Le Mist, de la Comp, de Jésus, —7%. vi.

Ss PR PR RE TS 2 Vice LME — 28 M NE. ei SORT laé MEN EN ce ES nSS À AT Le hs Eu] Es KR £

18 MISDORRE

Jésuile:dans:un empire sohismatique., #:aveit dû ieonæaliré «de bonne heure ile prix le: la! toérance:11 1ahneit l'étude:ét ila:prière, enseignement etl'apostolat, Le choix:de ses:pairs:le plagaitau gouvornementt dela iSneiété : :il:serésigna eu : Mirdeau,:et Hl-:60mmanda, ainsi que jusqu'alors il avait obéi, sans-0$tentatian: de pouvoir ouid'humilité. Rour:tenir tête eux oragas: dont !l'indtitutoétoit msnavé, pour fontifier es tiides:et:enchatnerJ'impétupsité:.des. exaltés;:1l fallait 1o:courage aussi persévérant .que la sagesse: Æoothaan nedaillit point aux-espérences :desiProfès. Il arrivait à la:tête del'Owdve de Jésus dans uncmoment:oùlespassions étaientisurexeitées. Dèsile: pre-’ mierjauriilse traça unéiligneide eonduite;'étril n'en dévia jamais.

La Compagnie n'ignoraitiprs que tant de icoups étaiontbien soins (dirigés rontre-elle que contre te ätholicisme, Elle avait assumé sur sa tête toutes es aceüsdtions dont on la chargeait, et, persuadée que le Saint-Siége. lui:tiendrait, compte. 418.668 -saosifices. elle:se .dévouait :aux qutrages:-en :attendantique: ces outrages se :tränsformessent en: violence. ‘L'ittente des Jésuites: ne fut pas de'tongué durée, LYRévolutjon seine devint. | ue sigual ponr les autres, con-

spirateurs.. L'Italie.et l'Espagne, le Portugal et Ja Folpanns ioaurgirentau nomide.latLibenté. Partout. excepté à Warsovie.et à Bruxelles, ta‘Biberté fit ex pièrsa victoire œux Jésuites. Sous cenom Ue Tésüites

asfliess rendus ent éclatents ok pRReNVERL jnmaisétresubliénn

Et, parlent de ane protégé catholique, Nan:kennep ajoute : #le vous recommande, Réxérends.Pères, d’une manière partieulitre ce jeuns homme, dont j'ai sappréeié sihant le-mérite. Puissertuil être comblé ar.vops de spience.etule menus, et:puissiqntepaus 1e reta ry 2.6 a ter pinrer

Fo! N'leng voyage»

“onconfondail la foi:des peuples, l'autorité de l'Eglise ‘etes ‘iverses hiéraréhies du Clergé. La Révolution, : “fetatit'eütin le masque, se montrait à trorit découvert; ‘êlle “asplrätt "à renverser lés'trônés pour élouffer le ‘ÆCathélicisne. Comme tu’ France ét.en Espagne, les- .’Sésuites d'Itallé ne Faretit plus. qu'un accessoire; 0n EE pour l'acquit des pe libérales; ; ‘néanmoin pr isait, lus.hau jort de id VAL arr pou te él ns

Page 1