FE ‘HISTOIRE
êtreitontà la fois desapôtres:et’de dottes personnages: Concentrés dans le Maryland et dans la Pensyivanie. ils voyaient, se dérouler: un: ‘vaste théâtre dé fatigues. L'Ohio; le Kentueky, la Louisiane, ie Mis: souri et les savanes encore peuplées de: Sauvages: se . rappelsient aisouvenir des Jésuites: Cés:tribusiinvoquaient les:Rohes: Noires pour les fortifier: dans : la Foi oupour'tes conduire. au: aire a la:civilisation.
: De grands obstacles surgissaient de la difficulté même de l'idiome anglais, que: les étrangers ant: tant de peine à vainere, et surtout de l'esprit général dont le pays était animé. Ce ne sont plus en effet iei des provinces ensevelies. dans: l'ignorance:‘et l'idolâtrie, desshommes complétement privés d'éducation. Aux extrémités: du: territoire, on rencontre encore, à; la vérité des Indiens.qui savent à peine ce: que c'est que Dieu:et la société; mais les Jésuites ne: sont ni assez nombreuxini assez valides pous:se dévouer à ces périls de l’Apostolit, Le Métropolitain de: Baltimore: et les: Pères devenus ses coopérateurs s'étaient rendu compte de l'état normal du pays: Avant 'd'user leurs dernières forces dans un suprême:combat en faveur du'Gatholicisme, ils: sentent.qu'il importe-de laisser derrière:eux:des héritiers de leur canrege. Au cœur même: de l'Union, Jobm Carrol-fonds:à Georgetown un Collége où:les jeunes: gens ‘apprennent en même tempsila persévérance religieuse:et les:belles-lettres. C'est: la:plas chère espérance des Missionnaires:: ils se:consacrent presque entièrement à:sa prospérité. Hs préchené. ils enseignent au:mäien d’une popala: tion :eivilisées ils: se trouvent, malgré eux, en rivalité avec:des Ministres protestants exercés aux luttes de la:parole: et fort:de teur-nombre. H'éthit impossible aux Jésuites de seroernter ent Europe, très-diff-
lisa-
culté tant dont i des
cilé:defaire maître des vocations: parmi: les Catholi: ques: des: Etats-Unis. Ces: Catholiques’ ont une:foi vive; un zèle ardent; mais de la situation: de ‘leur pays et dés principes qui y prévalurent résulterune double influence à laquelle il:ne leur-a pas été donné dé’ seisoustraire. Cette influence mettait alors un'obstacle‘invincible au progrès du Sacerdoce.
Peuple nouveau, chez qui l'industrie est un besoin et sera long:temps un luxe, les Américains lui prèterent un caractère d'activité dévorante. C’est ce levier qui fäit mouvoir: la masse de la Nation, qui entraîne la: jeunesse elle-même. qui tourne ses:pensées; ses goûts, ses désirs ivers les entreprises les plus magnifiques ou les moins'réalisables: Au sortir de l'enfance. l'Américain se trouve homme fait pour la fortune et pour les périls. Il a soif du bien-être et des j jouissances: matérielles. Afin: de‘les conquérir, la vietellemême ne lui semble pas un trop grand sacrifice: Ge sentiment d'égotsme a été développé sur une si:vaste échelle qu’il s'élève maintenant 1x proportions d'un patriotisme souvent éclairé. Il était dans sa nature de s'opposer au renouvellement ‘d'une milice: religieuse se dévouant sans:autré‘intérêt que le salut des àmes. L’ambition tuait les vocations dans le cœur des Américainssila forme politique qui constitue les Etats- Unis les éloignait encore davantage du renoïeement à-eux-mêmes.. La: manière-dont le gouvernement y a été fécondé: donne: emeffet:à Faction‘ démocratique des bases'si: larges que-l'abus: se produit‘inévitablement:à:côté du droit. La liberté: est un fruit: dont l'hrmme se: montre'avide à tout: Age:et dans toutes ks condittons: Lesjeunes’Américains, nourris dès:le berceau dans cesidées d'affrançchissement absolu, ont été tout 'natureklèment: portés à'en jouir autant: que possible et'aussitôtque possible. On: ne leur apprit