‹ Histoire religieuse, politique et littéraire de la Compagnie de Jésus [microforme] (volume 5)Chapitre 67 sur 86 · RL" 777 OR · texte numérisé non relu

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verser le gouvernement établi, On espérait ainsi iso: ler les Jésuites dé leurs élèves’ ét! Faire tomber leurs Colléges. Ce dernier espoir fut | dégt: Onavait: compté que la: sollicitude ‘des familles ne lüistérait pas les jeunes gens à Fribourg ét düns lé Valas exposés au péril d'une guerre civile. Les péres écrivirent alors& Leurs enfants, et nous” ‘avons pit de ces lettres entre les mains : :Si on l'atlaque les Jésuites, vous déve les défendre; si on les chasse, vous” devez es suivre ; et quoiqu'il arrive, vous êtes confié à léur prudence.» Depuis longtemps les Révolutionnaires de la Suisse, éxcités par des réfugiés où des mécontents de tous lés royaumes et de tous les’ cultes, avaiént muri cé brojelque d'autres cantons encouragent. Lé nom des Jésuites sert de prétexte à cette levée de boucliers. On forme dés Corps-Francs, c'est:à-diréonréunitduns une espèce d'armée aux ordres del’insurrection tousles étrangers sans :patrie:.et sans asile, tous les Suisses dont les discordes intestines n'effraient pas le patriotisme, puis on confie à ces bandes le soin d'assurer le bonheur de. l'Helvétie. On tek rallie ‘at crk de : Mort aux Jésuites ! On leur fournit des munitions. et des armes ; on croit. les rendre invincibles en leur apprenant ‘dans: les clubs le metier. de la guerre. La révolution devait éclater vers les premiers jours de décembre 1844 ; elle fut. compriméé par l'attitude du peuple. Le, Vorort. approuvait tacilément ces invasions. Le canton du Vaud proclame. le communisme. Al ne-veut plus.de Dieu, plus de Catholiques, plus de Protestants, il met hors de la loi tous ceux qui ont des domestiques .ou dés propriétés. Sous prétexte d'expulser les Jésuites, que Lausanne n'a jamais vus dans ses murs, la liberté installe un nouveau: gouver. nement qui, le jour même, devient le tyran: des consciences et l'arbitre de la vie des citoyens, Là comme

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partout; l'idée révolutionnaire procède à l'affranchis- Ha par le: despouame, à égale par me Cou on...

Dans la nuit du 30 au 31 jus 1845, les LENS qui depuis quelques jours stationnent sur la frontière de Lucerne, pénètrent dans le pays. Forts de leur nombre qui, selon leur témoignage. s'élève à onze mille quarante hommes, et comptant sur leurs afñliés répandus das l'intérieur, ils avancent. Le territoire de Lucerne est: violé, Lucerne convoque les petits cantons. Les Confédérés catholiques. étaient sous les armes ; ils s'ébranlent, ils marchent au secours de leurs frères. Le général Sonnenberg. prend le commandement de cette petite armée, qui se dévoue à la mort pour sauver l'indépendance helvétique. Les enfants d'Unterwald se trouvent les premiers en vue de l'ennemi. Ils constatent leur infériorité numérique, ils attaquent cependant.

Le signal était donné; les carabiniers de Lucerne et d'Uri suivent le mouvement. Sonnenberg a-pris d'heureuses dispositions militaires ; il a prévule lieu où les Corps-Francs vont se présenter. C'est là qu'il les attend. Cefutun spectacle digne destemps héroiques ou de la Vendée, que de voir ces paysans improvisés soldats par le-péril commun, marcher au feu la massue ou la hallebarde dans une main et le chapelet dans l'autre, Quand ils furent devant l'ennemi, ils ne reculèrent pas. L'ennemi,.avec les canons de ‘Berne et d'Argovie, accourait jeter la mort ou l'incendie dans le canton de Lucerne. Tous les moyens de des-

‘truction étaient à ses ordres ; il avait la force, il eut

le courage du fanatisme. Mais en face de ces impassibles laboureurs qui priaient avant le combat, qui prisient encore pendant la bataille, il s'aperçut bientôt qu'il ne pourrait ni vaincre nitenir. La chance

466 et oeront

d'utieaéfsfté coristérma les Radiéner Ils emrentpéu Sonhénbèrg profité ide leur ‘hésitation: 1 fohd Sur eux, les disperse ou les écrase. Joseph Leu, à la: téte dé 14 Lähdsturns'élénee dletripoubstité.

C'était: première vitibiré que “depuis trente atis la justice rétnportait sur l'ihiquité révoistionnaire ; elle était due à des paysins catholiques, elle stuvait peut-étre l'Europe d'une conflagratiuh günérüle Ces paÿsans qu'on avait peints comme desifandtiques eurent pour'lés vaincus -un' sentiment de pitié que des Radicaux ne leur auratent jemeis témoigné. Les Radicaux ne purent comprendre ce respect'tout :chrétien ; ils le catomnièrent. La victoire avait coûté:plus de résolution quede sang; les paysans en renvoyèrent l'honneur au Dieu des armées, et Leuconduisit vers le sanctuaire de Notre Dameides:Ermites plus de huit mille de ses compatriotes, allant remercier Märie du triomphe accordé à Ieur’cause.

A ta nouyelle de'ce succès que les gouvernements légitimes regardèrent avec raison comme une victoire remportée sur les idées de désordre; il y eut, dans l'Europe catholique, un long cri de joie'et d'admiration. L'Europe catholique n’y élaitpas habituée, Les Protestants eux-mêmes s'unirent àces manifestations, car ils n'avaient pas été les derniers à prévoir ‘où lès Corps-Francs aboutiratent. Les révolutionnaires seuls eurent encore de [äches paroles à faire ‘entendre contre ces initrépides paysans.On ne pouvait les attaquer dans leur bravoure, ‘on les outragea dans leur mansuétude, On tes représenta guidés par les Jésuites et foulant aux pieds avec ‘eux les eudavres dés vaincus. Or, dans ces’jours de sanglante’ et de glorieuse mémoire, il ñe se trouvait sure canton dv Lucerne aucun disciple dé l'Institut.

Quélques mois après seulement. le: 26! juin, lès

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sauvatt üle Ces ques et1- ‘que les Les Raat chrété: plus PENVOY ‘conduiites plus emercier

ements » vicloire eut, dans ‘admirauée. Les stations, ir ‘où les res seuls entendre les attaans leur es Jésuivres dés ‘de'gloanton de

juin, les

Dre ep Simmen eh Antoine Burgstabler arrivà-

+ Ms £etteille... 1 4, donnèrent des conseils. de modération et de Pets Ces,canseils ne galmèrent point l'irritation, des radigaux.. Les. Corps-Francs ayaient. espéré, que la mission de M. Rossi Jeur: serait profitable et-que le Cabinet. des Tuileriesinterposerait sa médiation.pour leur donnerune victoire diplomatique, Après un écheg militaire. M. Rossi essaya..en effet de faire comprendreau Saint-Siége et.au. Général des Jésuites .qu'il fallait renoncer à; Lucerne. Ses insinuations. furent dédaignées ,.car elles étaient en, opposition. avec la volonté.et les:droits des cantons. Les Corps-Francs se virent. donc réduits aux encouragements honteux etàil’estime de M. Thiers.

Joseph. Leu, s'était montré le plus fervent promoteur dela Compagnie de Jésus, Tousles habitants de la Suisse, fidèles à l'Unité, le saluaient avec vénération-pour leur chef, ce fut sur lui que le parti vaincu dinigea ses coups. Leuavait puissamment. contribué à la défaite, Ce. parti qui vit d'intimidalion ou d'égorgementrésolut sa mort. Le 20 juillet, Leu est assassiné dans. son lit à côté de sa femme et tont près du berceau de son enfant, Leu. expiait le crime impardonnable d’aimer:le Saint-Siége et les Jésuites: il mourait parce que sa popularité étouffait les espérances révolutionnair es. On condamna fe juste à un déshonorant, à un impossible suicide, L'idée de ce crime soulevait des objections irréfutables ; le Radicalisme crut répondre. à tout en annonçant que les Jésuites avaient Lué le champion de la Foi et de l'indépendance ou que, pour exaspérer les massés, ils l'avaient décidé à se laisser assassiner.

Ge ne.fut que le 15 octobre 1845 que les sept Jésuites demandés par le canton de Lucerne commen-

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cèrent les cours de théologie; le Séminaire ouvrit les études quelques jours après. En Suisse, les disciples de l'Institut n'avaient été qu'un prétexte pour les Corps-Francs; dans le Royaume tréschrélien, ils apparaissent à la même époqué comme les arcs-boutants d'un complot imaginaire. Les Jésuites ne cessèrént:jamais d'éprouver un talheur qui, pour eux. est uné véritable gloire. Ils s'entendirent calomnier . par tous les ennemis de l'Eglise et des gouvernements établis; ils fürent défendus par les gens de foi sincère. Cet éternel combat qui dure depuis trois siècles et qui n'a lassé:ni les amis, ni les adversaires de la Société, ni la Société de Jésus elle-même, est, sans aucun doute, l’un des plus rares phénomènes que la mobilité de l'homme puisse offrir. Tout ce qui, dans l'espace de trois centsans, a cherché à corrompre les masses ou à tromper les rois, s’est mis en hostilité avec la Compagnie. Nous l'avons vue accusée de tous les délits, chargée de tous les méfaits, iei dénoncée comme flaitant les princes, là comme séduisant les peuples, partout comme inspirant aux uns et aux autres les plusfunestes passions. Elle a été le bouclier contre lequel se sont émoussés tant de traits empoisonnés ; elle a été puissante par sa propre force, plus puissante encore par la vivacité des haines qu’elle soulevait. Maintenant que de ses richesses, de son pouvoir, de son ascendant même sur la jeunesse, il ne lui reste plus que l'indigence et la persécution, les disciples de Loyola se voient en butte à de nouvelles attaques. En France'ils ne disposent ni des rois nide l'instruction publique: ils n'existent que comme citoyens. Ce titre qu’un crime seul peut faire perdre leur est disputé. On leur reprochait autrefois d'agir avec tropd’activité; onleur reproche aujourd'hui leur silencieuse attitude. Ils furent coupables jadis, parce

essèeux mniér ments ji siniècles de la , sans que la , dans pre les pstilité e tous oncée ant les et aux uclier empoie, plus qu’elle ne son ssse. il on, les velles s nide me ciperdre s d'agir ui leur parce

qu'ils exerçaient :une incontestable prépondérance ; ils le sont maintenant, parce que leur action, toute ténébreuse qu'on la supoose, n'échappe pas à la perspicacité de ceux qui proclamèrent la liberté. L'Ordre de Jésus a eu à subir bien des phases diverses ; il s'est trouvé en face de toute sorte d'ennemis ; il les terrassa par la logique ; il a été vaincu par l'injustice. 11 ne lui restait plus qu'un dernier combat à soutenir; ce combat vient de se livrer aux yeux du monde.

La Révolution de juillet:1830 dispersa les enfants de Loyola: Sans daigner les frapper par une loi, elle les proscrivit par la terréur ou par les menaces, Mont: rouge fut mis à sac; d'autres maisons de l'Institut furent chaque jour exposées au pillage. Dans les provinces, le cri de mort aux Jésuites retentissait,.souvent proféré par des hommes qui ne savent même pas ce.que c'est qu'un Jésuite ét qui n'auraient jamais voulu l’immoler: à leurs préjugés constitutionnels. Dans les villes de Vannes et du Puy où les Pères sont

mieux appréciés par leurs œuvres, les deux partis.se

réunissent pour protéger la tranquillité des enfanis de saint Ignace. L’ouragan de juillet n'avait soulevé que les passions aussi factices que les causes dont naquit le mouvement. Il, n'y. a point de colère vraie dans les masses, et ceux qui s'emparent: du pouvoir ne demandent pas mieux que de rétablir l'ordre matériel, afin d'arriver à faire triompher à leur profit l'ordre moral.

Devant la révolte s'affaissant sous son impuissance calculée, l'on ne rêve déjà plus à une nouvelle extension de droits chimériques, mais seulement à unesubstitution de personnes dans toute la hiérarchie administrative. Les idées ambilieuses remplacent les. iaäées de liberté et, comme tous les gouvernements

“qui aspirent à se consolider, celui-ci, né des Barri-

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cades, ne.se laisse condamner aumal qu'à:son corps défendant. Les Jésuites, ‘cachés au sein de: pieuses famillés, exilés, pour ainsi dire dans. leur:patrié; ne tardèrent pas: à comprendre: que le, pouvoir: n'avait äucun intérêt à les persécuter. :Les: préoccupations politiques leur :accordaient ‘un peu de:tranquillité ; ils en/usèrent pour se mettre à la disposition -des Evêqueset pour'enseigner la vertu &u haut des tribunes évangéliques..Ils vécurent:üans- une :atmos-

phète d'émeutes, au milieu de:l’agitation fébrile des partis èt se tenant à l'écart de:‘tous les:excès, il ne demandèrent rien, ‘ils n’offrirent rien au nouveau règne: Etrangers aux événements qui se:déroulaient, ils devaient plus que jamais ne nianifester aucune espérance, ne s'associer à aucun complot. “Leur action en dehors des intérêts humains n’avait:rien à déméler avec :les pastions, Il ne ‘leur appartenait ni de soutenir, nid'ébranler:ile trône; les partis ne:songèrent que plus tard'à faire un: erime aux Jésuites dé cette neutralité.

Lbetr nom était oublié :il n'entrait même plus dans la‘polémique ; mais lorsque en 1832.le choléra:et la guerre civile envähirent la F-umce, les disciples : de l'Institut ne purent se résoudre: à rester dans lo curité.: La vapitale’et les provinces. étaient sous fe coup’ d’un double’fléau ; comme l’Arehevèque de Paris, les Jésuites sortent de ‘leur vétraite: ‘Ba mort plane sur le Royaume ; les persécutions emdurées: né les rendent que plus ardents à soulager te malheur. Il:y apour'eux mille risques à courir, ils les-alfrontont (ous; ‘afin de-meéttre la pitié dn prôtre entre’la colère de Dieu et les désespoirs:de l'homme. Düns ces jours ide deuil, ‘les ‘proserits reconquirent leur titre ‘de: eitoyens sut fa brèche de 'ehorité chrétienne. La Franteiné reconnaissait plus de Jésuites;

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elle apprit. à bénir le nom de ces Religieux alors ignorés qui, les mains pléins de bienfaits, venaient surJes pas du Père Lbriquet an seconrs dé l'inûl< gence et qui, à Paris coime au fond des provincts, forçaient les magistrats à consacrer cel héroïsme änonyme (1). Saint-Acheul s'était transformé en ho: pital militaire. Les Jésuites regurent dans celte matson, tant de fois menacée, les isüldats frappés du fléau ; ils adouciréfil teurs souffrances: ils Tes fortifièrént contre lès affaissemments de l'agonié. Au nord comme au midi le dévonément des éfants de Loyola n'eut rien à envier aû dévotrémient des autrés classés de citoyens. Ils étaient redevénus Frähçais par lé droit dé la charité ; les Pères Druithét et Bésnoin Êcrent arrèlés l'un à Bordeaux, lé 98 juin 1839, l'au:

(1) ‘Le Père farthès avait été envnyé:par l'Evêque d'Amiens dans laparoisse de Moislains pour assister pendant l'épidémie le CGuré, vicillard infirme.ot\vctogénaire. Selon Je rapport du secrétaire du conseil de salubrité de la ville de Péronne, « M. Barthés, pendant toute la durée de la mdladie, n'a pas cessé deprodiguer. aux pauvres cholériques, en méêmé temps-que: les secours de là Religion, les :sains de l'infrmier lle plus: intelligent :ct.le plus empressé, administrant lui-même à ges malheureux.les remèdes qui leur étaient prescrits, les changeant de linge ct né craignant pas de ceicendre quelquefois pour eux jusqu'aux services les plus vilsèt les plus répoussants, » Cétte charité trouva unc'récompeusüpubliquo;et, l8 16 septémbre 1833, le ‘sous-préfet de Pér rogne écrivit auJésuito : e Monsieur;:le jury chargé d’esaminer lés.titres,des personnes quiont le plus. de droits aux,;récompenses honorifiques pour s’êtré distinguées d'une manière particulière par leur ièle et leur dévouemerit pentlatit Id durée 4 choléré, vôtre à docérné une tméduillé'en bronra. FRA

:» Mévretix d'avoir :À vons transmettre lainouvelle .de cette distinetionsÿe serais iharmé de:pauvoir vous faire moi-même la remise de l'honorable témoignage que vous ont mérité de péné= reux services.

wie iviens donc:vous priet dé vouloir bien honorer de-votre ptésenue Ja nérémonie qui. doit avoir lien: à cette .acçasion le mardi L'r octobre à midi à l’Hôtekale-Wille, de ;Péronac re

tre à Tours, le 29 septembre. Druilhet était Provincial ; il allait d'Espagneen Italie, chargé de la correspondance et des secrets de la Société de Jésus. Tout fut examiné avec un soin inquisitorial, et l'on ne trouva rien qui pt compromettre les Jésuites. La police se vit forcée às lâcher sa proïe à Bordeaux ; à Tours, leschoses se passèrent de la même manière (1); mais dans cette dernière ville, Bgsnoin prisonnier a déjà commencé à évangéliser ses compagnons de captivité. Pour toute réparation .-il demande à passer quelques jours de plus sous les verrous, afin d'achever l'œuvre qu'il a entreprise. |

: Les Jésuites étaient dans cette position difficile, toujours ballotés entre les incertitudes du présent et les appréhensions de l'avenir, lorsque une prière faite par le roi Charles X raviva toutes les inimitiés assoupies et fournit aux adversaires de l'Institut uw nouveau thème d'accusation. Le Général dé la Compagnie appréciait sagement l'état des esprits en France. De la maison du Gésu, il suivait pas à pas la marche des idées. Il constatait le retour vers les principes religieux, retour d'autant plus sincère qu'il n'était inspiré ni par des ambitions de courtiSan, ni par le désir de faire fortune. Le gouvernement de Juillet avait traversé ses plus mauvais jours; il triomphait de ses ennemis de l'intérieur et, plus maître de luimême, il cherchait, comme tous les pouvoirs qui veulent vivre, à se consolider par l'ordre. Cette espérance n'échappait point aux Jésuites; mais, dans le cercle où leur action se restreignait, ils n'avaient pas d'influence politique à exercer ; ils n'en briguaient

(1) Ce fut à l'intervention de M. Janvier, sujourd’hni député et conseiller d'Etat, que le Jésuite, arrêté comme suspect, fut redevable de sa mise en liberté.

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aucune, Le 17 mai 1835, Roothaon écrivait au Père Renoult, Provincial de France : «Je finis par ce qui mé tient le plus à cœur dans les circonstances actuelles, Que tous aient le plus grand soin de se tenir enfermés duns la sphère de notre vocation. Notre devise est : Pars mea Dominus. Nous n'avons aucune mission pour nous mêler des choses d'ici-bas. »

Au moment même où ces conseils étaient donnés; deux Pères français, Étienne Deplace et Julien Druil. het arrivaient à Prague, chargés de l'éducation du duc de Bordeaux.

C'ést dans la cour des princes exilés que souvent les intrigues, nées d’une pensée de fidélité, éclatent avec le plus de vivsence, Auprès d’un roi détrôné, le zèle, qui n'attend pas de récompense immédiate, se trouve blessé par la moindre contradiction. Chacun s'efforce de faire triompher ses idées et d'entourer sa personnalité d'une auréole de sacrifices. Des divisions de plus d’une sorte s'étaient manifestées entre le baron de Damas, M. Barande et la duchesse de Gontaut. Ces divisions retentissaient au fond de da Bohême jusqu’à Paris. Charles X crut qu'il y mettrait un terme enconfant l'éducation de son petit-fils à la Société de Jésus. La proposition du vieux Monarque ést transmise au Père Roothaan, qui décline ce périlleux honneur. Charles X insiste, le Souverain pontife engage le Général à accéder au vœu exprimé par le Roi proscril; il parle d'enjoindre, si l'Institut ne défére point à ses prières; « dès lors, mande Rozaven aux Jésuites désignés, il n’y eut plus à délibérer:; Si Charles X eût été sur le {.une. heureux et entouré de toute la pompe royäie, la Compagnie peut-être eût pu résister à ses inslances; mais, malheureux, dans l'exil, il nous appelait à son secours pour former à la Religion ce qu’il avait de plus cher au mon-

de“ Le Général ne balança plus. Il n'ignorait point que cette démarche serait.un nouvel écueil pour.ses frères: il savoit.que lour nom prononcé sous, les voûtes du Hradschin blesserait vivement ‘wertaines susceplibilités légitimistes, révant de populariser le jeune: prince avec des reparlies fabriquées à Paris où des aneodotes:qui n'allaient ni à son caractère ni à sa dignité. En acceptant ces fonctions, c'était s'exposer à uu‘double danger, sans:autreiprofit. que.de:contribuer au développement des brillantes qualités que le. duc de Bordeaux annonçait. Le Général dela Con: pagnie de Jésus accomplissait un devoir ; il laisse au . jugement des hammes le soin .de mal interpréter sa pensée, Pour la bien faire saisir.aux, Pères ; Deplace et Druilhet, il voulut leur tracer.la marche qu'ils auraient à suivre, et le jour de Pâques, 1833, il.leur adressa cette leitre : :

Nous:ne devons pas nous.le dissimu'e”,; la gravité etiles périls:de l'emploi auquel. an vous appelle surpassent infiniment son éclat. Si la Compagnie, déjà tropiinstruite par l'expérience, est forcée de penser que les:charges de celte nature ne doivent jamais-être ambitionnées par ses enfants ni reçues par eux .avec joie.:elle ne peut, à plus.forte raison dans les temps mauvais, nie passe croire obligée de s’y soustraire de tout son pouvoir.et.de les fuir.avec une,sorte,de terrour, Comment réussira cette importante. affaire? Dieu, le bien:public, Ia: Société, le sentiment. des, hosxios sages et de:nos ennemis, tout, en. an.mot; nous fait concevoir à bon droit des craintes ou du, moins doit nous inspirer .une.grande:et, trésjpaterine, quiétude.

Mais :puisqu'il nous a. été impossible de. refuser

ce.qu'on sollicitait de .nous ;avec tant d'instancés et quevous avez été choisis pour. exercer: cpl. emploi, je

joint s les aines ser le is OM i à sa poser ontri»

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vous recommanderais certains points que vous aurez à'observer. Je remplis ainsi un devoir de ma charge, car j'ai dans le Seigneur une:telle:confance en votre prudèence religieuse que je ne idgule:pas que, sans aveune recommandation de ma part, vous eussiez fait ‘devous-mêmés, pour la plus:grande :gloire-de: Dieu, tout:ce que je vais direiet peut-être plus encore:

» 4° Pour cequi vous regarde vous-mêmes ét votre manière de vivre. Prenez pour modèles les exemples de:ceux de'nos Pères qui, appelés autrefois dans les palais des Princes, y vécurent sibien, selon l'esprit de leur règle, que plusieurs d’entre eux. méritèrenit leinom de béns anges de la Cour. Uniquement appliqués aux devoirs deleur vocation; ilsineirespiraient rien de cét air corrompu dont les cours les meilleures ét les plus pieuses sont, hélas! sirarementiexemptes; Aumilieu de:léclat qui les environnaient, ils conser: vaient'autant qu'il leur était permis une vie cachée en Dieuet très-éloignée des tumulies:du monde. Ils vaquaient Chaque jour'à dés heures 'réglées ét selon nos usages aux exercices de la vie monastique. Sj les ocoupationsiet les travaux :de leur emploi teur laissaient quelques moments de loisir :ilsien profitaient avec:joie, en Religieux toujours fidèles, pour distribuer:les secours de leur ministère aux âmes chrétiennes, surtout aux pauvres et aux:infirmes.. Vivant ainsiipour Dieu, pour eux-mêmes et pour:leurs-devoirs, ils:conservaient au milieu-des Cours l'esprit religieux et jusqu'à la liberté qui, d'ailleurs, leur était sinécessaire. Ils acquéraient en: notre: Seigneur, à eux-mêmes-et à la Compagnie, une:nouvelle-estime dérla’part: de eeux des:courtisans qui auraient désiré d'äbord'voir: les Pères ‘en user plus ‘familièrement avecdreux'et se méler plus souventià ta:conversation: Cequii estile principal, leur vie:moddéte;sneeueillie,

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solitaire. entièrement unie à Dieu et uniquement attachée à leur emploi, fuisait descendre les bénédictions du Ciel sur leurs importantes fonctions.

:» Pour nous, c'est en Dieu et en Dieu seul que nous mettons notre espérance lorsque nous vous con: fions une charge si difficile et dont il nous faudra rendre aux hommes et à Dieu un compte si rigoureux. C'est pourquoi nous aurons soin, comme nous avons dejà commencé à le faire, d'offrir chaque semaine de nombreux sacrifices à la divine Majesté, sacrifices que nous darts au trésor spirituel de la Compagnie.

» Le chapitre XI des Ordonnances des Généraux contient plusieurs passages qui peuvent et doivent être appliqués à l'office que vous allez remplir ; principalement ce qui est dit aux $$ 4, 5, 6, 7, 8, 12 et 15. Le premier de ces paragraphes traite un point qui atteint à la matière d’un précelite particulier en vertu de la sainte obéissance (Censures et Préceptes, chap. V, n° 4). C'est ce précepte que vous devez scrupuleusément garder : de sorte que, si quelqu'un essayait jamais de vous faire sortir des limites qu'il prescrit, vous lui répondriez aussitôt, quel que fut le respect qui lui serait dû : « Ces choses ne sont ni de notre emploi ni de notre vocation. Nous ne sommes pas ici pour nous occuper de tels soins ni de pareilles entreprises. Dieu n'a promis à ceux de notre état aucune grâce pour réussir dans ces affaires. Vous avez besoin sur ce sujet d'une extrême réserve, même dans vos entretiens particuliers, et encore celle réserve extrême ne vous suffra-t-elle pas toujours.

» % Pour ce qui regarde votre emploi auprès du Prince, Dieu, à votre prière, vous donnera son esprit. Vous vous approcherez de lui, et il vous accordera ses lumières. 11 est hors de doute que, si dans l’édu-

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DE LA COMPAGNIE De Jésus. 4

cation d'un Prince on ne doit pes négliger la littèra: ture, j'érudition et les différentes sciences, il faut

bien plus encore avoir à cœur ur à son

élève à porter un jugment sain et droit sur leschoses et sur les personnes, de l'aider à se revétir.d'une force d'âme assez grande pour suivre lui-même la justice et la rendre un jour aux hommes qui vivront sous ses loi:. La justice affermit les trônes, tandis que l'iniquité fait passer les royaumes en d'autres mains. Il faut lui faire connaître ses devoirs mieux encore que ses droits, enfin lui enseigner à défendre ces mêmes droits, sans toutefois s'arroger ceux qu'il n'a pas. Beaucoup de Princes, il est vrai, ont méprisé cette maxime d'équité naturelle ; mais aussi plusieurs, en voulant dépouiller les autres, se sont vus dépouiller eux-mêmes. Que le prince s'efforce donc de comprendre quelle est la fin de l'autorité et quels sont les moyens de la bien exercer ; qu'il sache que, sans

beaucoup de travaux, il n’est point d'admiaistration

bonne et heureuse ; qu'il se garde bien de penser que cette fin est dans la jouissance desgrandeurs, des honneurs, des richesses et dès divertissements du monde; qu'il comprenne aussi que, dans les affairesqu'il est appelé à diriger un jour, il doit prendre pour règle

” l'éternelle et. divine raison et non les idées humaines;

que si tant de personnes ont, échoué et échoueront encore tous les jours dans leurs entreprises, c'est

. que, toujours courbés vers la terre, les hommes ne

mesurent tout que d'après les idées terrestres. Leurs espérances, leurs craintes, leurs avantages, leurs appuis, tout est de la terre; et, non contents de subordonner à tout les choses éternelles, ils en bannissent le souvenir de leur esprit, et jamais ils n’élèvent au Ciel ni leurs yeux ni leurs cœurs. De là, l'inévitable chute des républiques, des royaumes et des empires.

4 ue AHISTOIRE

Le. .Psaume, 106 dépeint des plus vives couleurs,ce que nous.avons, la douleur de voir de nos jours. Înulquez à votre élève en.temps opportun.et avec sua; vité, mais le plus souvent elle plus:eficacement possible, afin iqu'ilneles oublie jamais. lesensejgnements que le Psaume second. nous donne (V. 10 et suiv.),

S'ilest. quelque, espoir de salut pour un, Prince et pour un:État, il-est tout entier. dans la pratique .de cesdivines règles, et.sans elles les plus belles espérances ne:sont:rien, L'histoire, -et surtout l'Histoire sainte aux Livres des Rois, met.sons les yeux ce que . doivent espérer les Princes, ce qu'ils-ont à craindre; ôbe jette de vives lumières sur. les tristes événements dont nousisommes;les témuins.

» Quant aux exercices de piété, il ne faut en:imposer à un prince qu'avec modération. La raison en est claire. On ne doit pas, pour faire aväncer un jeune prince dans la. vertu, se servir d’une méthode, parce qu'on pourrait l’employer. avec succès dans l'éducation des enfants ordinaires ; et encore, à l'égard même de ces derniers, si l’on en croit l'expériénce, des exercices de piété trop longs et trop multipliés sont-ils plus nuisibles qu’avantageux. « Ne cherchons pas. à rendre trop religieux ceux qui vivent avec nous » écrivait saint François de Borgia .aux Pères de la province de Guienne,en.1568. S'il en.est ainsi pour nos jeunes pensionnaires, que sera-ce donc pour un Prince ?

» Mais, je-l'ai dit : le Seigneur, à votre demande, vous accordera son esprit. Ne négligeons ni soins ni prières pour que:la fin soit toujoursien vue, et.queles moyens. proportionnés à celle fin:soient bien.connus, sans cesse .et fidèlement mis.en œuvre. Espérez en Dieu, faites le bien, priez le Seigneur. et il agira luimême pour yous. »

purs ce as. În- VeC SU; nt pos- 1ements t sui.) rince et lique .de les espé- Histoire x Ce que raindre; nements

1t en:imraison en äncer un

Téls farentles avis. que le Général. de: l'Institut donna:aux deux Jésuites partant ;pour Prague. Ces conseils devaient être isuivis à :la lettre. :Deplace et Prailhet, depuis longtemps versés : dans /a connais: sancedes hommes, s'y conformèrent avec un respect filial; mais fis arrivaient auprès du duc de Bordeaux dans des circonstances difficiles, et leur vue: devait exciter desipassions de toute nature. Le-tiraillement des partis, les enithonsiasmes inconséquents des uns, les désespoirs:pleins de fidélité des autres; 1tous les désastres enfin de la défaite sans comhätise répro+ duisaient à Prague ainsi qu'à Paris. Chaque fraction royaliste se croyait:obligée de. discuter ou deisacrer le:Roi-de l'exil. Chaque :courtisan :s'émancipait jusqu'à trouver dans le souvenir, de ses obséquiosités passées assez -d'indépendance monarchique, pour tracer aux Bourbonsun plan de conduilérevolution: naire. Quelques gentilshommes seifaisaient démocrates, afin de caresser les instincts du peuple ; desjournalistes se mettaient à la suite des opinions les plus exagérées ; ils les outraient encore dans l'espoir:d'acquérir une ombre de popularité. Pour tout plan de campagne, les Royalistes ne savaient ‘que s'attaquer. Les uns, retirés sous leur tente. se :condamnaient à

l'inaction'; les autres'avaientsoif.de toute espèce :de

bruit. Par les salons, par la presse, ils: agissaient sur les Princes proscrits:; tandis que les hommes sages. et'ee fut le plus grand nombre, laissaient:aux Bovrbons le:soin d'élever le dernier ‘descendant français de Louis XIV. La Révolution s'était donné les Jésuites pour mot d'ordre contre la légitimité;les Légitimistes: les plus effervescents, devenus:les.alliés:dela future:démagogie, n'osèrent pas rompre le ‘<harme deicé mot.

“Deux Pères dela Compagnie de Jéensabitsoutäient

investis de la confiance du Roi, ils allaient présider à Féducation du duc de Bordeaux. On s'imagina que cotte mesure n'était prise qu'afin de déjouer les complots d'enlévement ou d'inauguration de: règné préparés pour la majorité d'Henri de France, La guerre civile, qui ‘s'éteignait dans la Vendée Militaire, se ralluma tout à coup dans le faubourg Saint-Germain; elle fit porter.ses efforts contre le‘vœu'delà famille des. Bourbons. Deux influences rivales était en:pré: sence : ce fut'au milieu de cet étrange conflit que Deplace et Druilhet'se virent engagés dès les premières heures de leur séjour à Prague. Ils connaissaient les difficultés que tant de mobiles secrets allaient provoquer;s'its s'avouaient même que le choix de leurs personnes n’était habile-qu’autant que le Monarque saurait fairé respecter sa volonté; mais, mis en avant par un parti contre un autre parti, ils ne dissimulaient point que Charles X ne résisterait jamais aux obsessions dont il serait assiégé. Ils sentaient leur Institut balloté par les diverses nuances royalistes, et lä correspondance du Père Druilhet, si pleine de curieux détails sur cette mission, laisse à à cape page perse de tristes regrets.

: Hs n'avaient à s'occuper que d'instruire le jeune

Prince. que ide le fortifier dans. la: vertu et dans le science, Les intrigues du dehors ou du dedans, foentées par la duchesse de Guiche, leur restaient indifférentes; il n'én pouvait être ainsi du vieux Roi. Les fautes: passées l'avaient rendu moins confiant en sa propre force ; il redoutait tout ce qui avait l’apparènce decontrarierses partisans. On l'accusait d'avoir perdu là monarchie, on lui disait que son triomphe était assuré sirien ne dérangeait lesplansednce®tés. Quoique Charles X n’ajoutât que lrès-peu de foi à ces décevantes promesses, il se croyait obligé, par

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s vaincre. » Ces mots frappèrent tellement! je jeute Dub dé on fit sa devise,» dfije4l DHTIS. | As Das qu'il

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Je veu cape pen la buévez da ag /eTE, Ca. dues dénats nd Je to prune qu j'ai eu 74e msn, de vu us cms, can A 1e uv auf pas queg' dénude de VU Tiecs 17 lv oz Lord, | VU ua Areva D Er, moe Phevernd fu Litres nat pas. GriautiT Jus Ale pures AMI" Lg ausionT que se PO uen co n'efx pas tn Var Le pPêéher d PRO PTE hais au Tuileries, je sn sis prwpuse las ie quaslau, of” NL PR DD ANS St fofamtanane dy tp 0 md Eanr Die | part J'igu Ne plaire DTA ke ar nee u D tn Sand forts PhRyt a ts ef ino01wgPad ra sim nd, PUUX HT TU en qu'f sen nnaisque He Pésmrioud, d'ici aux true Lens fovuen pue oh as: rx Paul po un. ef les ao us PET Pn) Detuat ed , An CPPTOI AE. mode œumpe, any Es re Je PS NL font digue 9 um au ÀZ TE, j* Paros - Éodite de SDUNAlER sn nouveau far, serez pe ruévon le quoi je rar Cupab de um 247 plus Lait Poéènd Sappla dune Le voulu 6£n Aériides PAR V9 Ad ee ue qu's of 2 pwpus Gyaue, e ut pr vous que Ge aigus Are fun oumnviZT 20 volor did, ef «07 d voenasla le Péae Donner ce77e orne, on Ÿ annee prochaine, À omobo«, LuT que, je n'as pas, 21 que je "A Purid m2 JDorvessn we Dame, je Do snvuz 1 sue Q À over P les v'otoriliêes can Vessso que Pat écssn ne auan rorqué je Pr fe Dvusce eu COPCut, VIruUS vyud ue June Gun , rio nn Per Lau Fra, UT dé taeghn AnVECU € gr Aunssa Stan. /* Fraude de Bulles sis Vote, Pour Vagpln À 30 cfèuZ due, gate g= Elles Sam, le Pannes ef Daus leg sains Le D êtes JS “A pate Men DOLO Hua7Rz À ce 72, NY Doyle avoue Lo, æ rw À d Zn centrer affa cd: le cel puis ca/oum de. fa eo x, Ulss a /otg qa8 sn han) Lo ga lus

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Quoique Charles X n’ajoutàt que très-peu defoià ces décevantes promesses, il se croyait obligé, par

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affection dynastique, de laisser raire les entrepreneurs de restauration. Pour tous ces hommes qui aceouraient de Paris les mains pleines de projets et ambassadeurs des divers comités ; la famille royale devait être tenue en tutelle, puisqu'elle ‘n'obéissoit : pas à leur impérieuse prière, Les Jésuites n'étaient bons qu'à dépopulariser le duc de Bordeaux, ou à lui inspirer desidées rétrogrades. Néanmoins, ces derniers se mitent à l’œuvre : ils travaillaient sur une heureuse nature: er. quelques semaines, ils purent constater ses progrès (1). arret a] V4 7° Tandis que ces deux. Pères développaient cette précoce maturité, se formant à l'école du malheur, l'orage s'amoncelait sur leur tête, Parti de tant de points à la fois, de /& Quotidienne, et du Joiÿrnal des Débats, du National et. de la Gazelte, il ne laissait'aücune chance d'opérer le :bien, Quand. les Jésuites s'étaient présentés au Roi; Étienne Deplace lui avait dit : «Sire, nous sommesvenus parce que:vous l'a ve£ voulu; nous nous enironsquand vous le:voudrez.n: Chartes Xine souhaitait point leur départ; mais les enfants de saint Fgiaee comprehäiènt qu'il aurait la main'forcée ; ils s'étaient d'avance résignés à: cetté disgrâce: L'intrigue:les pressait de toutes parts; à peine étaient-ils appelés, qu'on chérchait à les congé: dier. Peut-être eût-il:êté plus sage de nefaire ai l'un

. L. p2) ATRIIT

(1) Une letire du Vêre Druilhet, datée de Tæplits, 8 juillet 1833, contiént sûr les études et le caractère dir Fr dé Bérdeaux des apergus êtides prédictions qui e sonttons rédliséss On y Nivi «Dés ce moment, Ja confiänce!s'étoblit entre le inaitre:et l'élève; — J'eides défauts, lui dit le jeune Pringe,:mais je les connais et jo désire sincèrement m'en cotriger. — Monseigneur, jh qat… deux moyens infuillibles, — Oh! quels sont-ils ? — Ke fléchir et ss vainc.3. » Ces mots frappètent tellement! 16 jebhe Déc qui on fé su devises 1/1 11/00 99000 104 26h HIS

A: HISTONRP :

ni l’autre. On les avait arrachés à leurs travaux, et ile.se. voyaient un embarras diplomatique, un sujet de trouble autour des exilés, une cause involontaire de persécution pour la Société de Jésus. L'obéissance due:au Général et la touchante confiance de L'orphelin royal les.soutiarent dans cette épreuve, Le-baron de. Damas luttu avec eux, il se retira.avec eux, L Evéque d'Hermopolis fut désigné pour:les remplacer avec le mathématicien Cauchy, Après avoir vu couler les larmes du duc de Bordéaux et avoir recueilli les regrets de la famille, les deux Pères abandonnèrent Prague le 3 novembre 1835. Ils n'y avaient séjourné que quatre mois et demi; mais; dans ce court espace de temps, ilileur fut donné de prendre une nouvelle direction aux études et au caractère de leur élève. ils purënt donc, en lui disant adieu, bénir le Seigneur,

Cette évocation: inattendüe des disciples de Loyola, cet:appel d'une famille proscrite de France:pouvait inquiéter la dynastie d'Orléans: et'raviver parmi.les Révolutionnaires: la haine contre:les Jésuites! Le Roi Louis-Philippe et ses ministres :appréeièrent saine+ ment. alerë la; véritable position de FOrdre. de Jésus, M. Thiers bui-même, quiieut à ce:sujet des conférences avec le:Provinciäl, ne s'alamarni pour le présent ni:pour” l'avenir: d'üneocanduite: toute naturelleiet d'une conférence que: kes\ victines: des: ordonnances du 16 juin 1828 témoignaient au Monarque signataire de ces mêmes ordonnances.

“Lc jour où Deplace et Druilhet.se mirent en route pour. remplir. le. vœu de. Charles ,X, la, Compagnie perdüit une deises gloires. Le Père Nicolas de Macearthy'expiraît à Annecy le 3 mai. Né à Dublin: en 1769, dans une de ces antiques familles irlandaises qui onttout sacrifie à leur Foi, Nicolas de Maccarthy s'était, dès son enfance. destiné au Sacerdoce. La

vaux, et un. sujet lontuire Jéissance -Xorphe- Le baron x, L Evé»

emplacer vu couler ueilli les jonnèrent séjourné 1rt espace > nouvelle r élève. ils Seigneur è de Loyola,

parmiiles es; LeRoi ent sainede Jésus,

y conféren:

le présent aturelleiet donnances que signa-

t en route ompagnie s de Mac- Dublin‘ en rlandaises Maccarthy erdace La

Révolution suspendit sa vocation sans interrompre ses'études et ses bonnes œuvres. Quand la paix-fut aveordée à l'Église, Maccarthy se vous au service des autels, Dans le monde , il avait su, comme Tacite le dit d'Agricola, se faire excuser ou louer par ta fran chise de’sa piété; duns le Sucerdoce, il éleva-sés verfus jusqu’au sublime de la bonté. La perfection était un besoin de cette âme privilégiée ; il la chercha dons la Compagnie de Jésus. Il fut tout à ta fois le Bourdaloue et le Massillon de son époque ; il régna par la parole'dans un temps où l'art'oratoire eommmentait à se transformer en métier. It fut écouté, parec qu'il était convaincu ; et, lorsque le trépas vint le saisir, l'Evêque d'Annecy voulut assister le Jésuite à ses derniers moments, afin d'apprendre de lui les joies chrétiennes ce 18 mort (1). 2 ;

À quelques années d'intervalle, le‘? mai 1837, le Compagnie voyait une pareille unanimilé de regrets suivre au tombeatr un autre de ses Pères. Un éhfant du peupte, Nicotas Marie Potot, né à Metz'le 22' juil: Jet 1771, attirait autour de son cercueïl les mêmes respects que le ‘descendant de Maccürthy.' La vie! dé Potot'avait été aussi agitée que l'époque dans laquél iFavait vécu. Licencié'en droit, avacat à dix-sept ans

{M}: Le Prétet écrivait To lendemain, 4 mût 7833 :-4 54° beflé âtrie n’a pasieu d'absence jusqu'an dernièr nioment : 1à' Foi, le éotiflance:et l'amour s'èn'étaient tellement emparés, qu’il ‘#4 jemais plusiditun seul mot qui ne Fütun éclair céleste qni'sortait'de ses entrailles comme d’un sanctuaire de piété! AH !'monsieur, si le Pére dé Mactarthy était si grand'en chaire par sirén: blime éloquence, il nous a paru à tous un vrai géant snr'son fit dodouleur: Jamais scrmun sitonchant, ni paroles'aussi brülüns tesique ceMes que nousavons entendues, pendant plisivurs joüps, de‘éctte bouche monrünté: Sés‘confrères les Jésuites l'ont cons stinmient üisisté. Mes bons Prêtres, mes pieux Séminuristcs'aë l'ont quitté ni le jour ni la nuit + tous ont ambitivnné dé réce-

- Re 2 2 RRQ OS Re ge

481 an BISTOIRS

au Parlement de Metz, soldat de la République fraacaise, chef de bataillon sous l'Empire ; il avait au barreau comme sur les champs de ‘bataille déployé autant de science que de bravoure, C'était un de.ces bommesque les révolutions seules peuvent produire. Ses blessures le mettaient dans l'impossibilité de parcourir plus longtemps la carrière des armes. À 0e cœur, pour qui le repos était un tourment, il fallait une activité incessante. La gloire, militaire lui était interdite; il chercha dans la: Religion:un nouvel aliment. En 1818, ilest ordonné Prêtre; aussitôt. il. se jette dans les œuvres de la charité avec cette ardeur qui l'emportait. dans les combats. Il devient.le missionnaire du Poys Messin, le père des pauvres, le consolateur de toutes les souffrances. Au milieu de ces dévouements. Potot qui, malgré. ses soixantedeux ans, garde: en son âme toute l'énergie de, la

jeunesse, aspire à entrer dons la Compagnie de. Jésus: Il y est.recu en 1833, et le chef de. bataillon de l'Empire et, Je Chanoine de Metz veut vivre et mourir Jésuite. Son nom. élait aussi populaire dans de nord de la France que ses vertus. On bonorait en lui le vieux soldat mulilé du service de la République et le prêtre dont la parole fécondait, la bienfaisance

voir sa bénédiction, et tous l'ont reçue avec ;une :religieuse reconnaissance, Jaloux de conserver ce précieux dépôt, le chapitre de, ma cathédrsle m'a demandé de le placer dans celte église, où saint Fraugois de Sales avait si longtemps jadis exercé son ministère, Je n'ai pas cru devoir refuser cet honneuret, cette faveur à un. Clergé qui y.attachait un si haut: Prix et malgré les désirs et lu modestie du vénérable défunt, qui, aurait voulu reposer à Chambéry, au milieu deses frères, nous le conserverons dans la cathédrale d'Annecy, et dans quelques heures mon, cha- Pitre ct mes autres prêtres viendront enlever d’auprès de moi get ancicn ami, pour le porter dans cette foi: ss qui tromaillere en recevant un tel dépôt. »-

uvelsli-

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uyres, le nilieu de soixantesie de. la ie de.Jéaillon de > et mou- dans lle ait en lui blique et nfaisance

‘religieuse ôt, le chadans celte dis exercé uret cette et malgré rait. voulu 2rverons mon. churs do moi tique. qui

chrétienne. Sa mort précieuse devant le Seigneur fut

un deuil public dans toute la ville de Metz. Ses com-

pagnons d'armes, ses collègues du chapitre, les ma-

gistrals, les indigents de tout âge et de tout sexe qui avaient été ses plus chers amis, l'état-major de la place et le clergé confondus autour de ses restes mortris, donnèrent un dernier témoignage d'estime au Jésuite, dont chacun célébrait le nom. L'épée et les épaulettes du soldat-étaient déposées sur son cercueil à côté de l'étole du prêtre, et ce fut à travers les bénédictions de la foule, que les lugubres roulements du tambour ne parvensient pas à couvrir, que le Père Potot descendit dans la tombe.

Isolés au sein des villes et se livrant à l'étude des sciences sacrées, les Jésuites, protégés par l’indifférence gouvernementale, s’efforçaient de reprendre le cours de teurs travaux. À Paris et dans les provinces, ils revenaient sans bruit ; avec cette persévérance que rien ne fatigue, ils poursuivaient l'œuvre interrompue. Ils avaient mis à profit ces quelques années de silence pour former des orateurs et des guides spirituels. La pénurie des Paroisses, les besoins du Clergé leur laissaient un vaste champ à cultiver. Les Evèques commencèrent à les introduire dans leurs diocèses comme d'indispensables auxiliaires. L'administration et la magistrature se recrutaient dans un cercle hostile à la Compagnie. Tous les fonctionnaires nourrissaient contre elle de vieilles inimitiés ou des préjugés que le maniement des affaires ne parvenait même pas à déraciner. Les Jésuites campaient au milieu de leurs ennemis; ils agissaiené, ils préchaient sous leur regard inquisitorial, et ils n'offrirent jamais à la malveillance une occasion de les incriminer. Ils furent prudents lorsqu'on les poussait à

se compromettre, réservés en face de chaque parti

Hist. de la Comp. de Jesus, — +. vi. 21

qui leur proposait. de-s’enrôler sous. sa bannière: Se: tenant à l’écart:de toute. intrigue, ils surent en peu: de temps gagner l'estimedeleurs-adversairesau pouvoir.et conserver la -confiance:de leurs. amis. dans l'opposition. Les Jésuites n'étaient point chargés-de : détruire le gouvernement.ou de-veiller à sa’sécurité. Sous la.brancheiathée,. on leur avait fait Ic reproche: immérité, de s'occuper des: choses. terrestres; afin.de. ne pas voir.se. renouveler:ces. imputations, ils jugè- : rent utile de garder la plus.striete neutralité. D'autres: soins remplissaient leur vie, et.ce fut à dater de cette époque.que, toujours brülants du. désir: d'étendre.le royaume du Christ, ils: propagèrent le mouvement : catholique:par la. chaire, par le: tribunal dela :pénitence.et par les-retraites spirituelles.

Avec. le gouvernement:de Juillet...il. n'était. plus. possible d'arriver aux. honneurs, ou.à-la.fortune par une piété menteuse. L'Eglise ne devenait: plas-le.-pié-" . destàl des ambitions impatientes. La :{artuferie. polin. tique succédait à l'hypocrisiereligieuse; à conviction. seule pouvait, et:non sans:peine. faire excuser la. pra+ tique des devoirs. En présence de.cet.état deichosess. les. Jésuites crurent que.le.prineipe.chrétien devait: reconquérir son ancienne.splendeur. ; ils se dévouè' rent à ce travail.de recomposition. ; Les..Evéques:les: soutinrent, ils les patronèrent, et.la voix des disciples. de saint. Ignace: retentit. sur. tous les points, dela. France. Ils avaient embrassé un rude..apostolat..Ils.. annonçaient les vérités éternelles dans. les cathédra.: les des grandes.-cités consme.au.fond dela .plus:mo-deste église de village ; ils évangélisaient les riches et. les savants. de la térre en. même.temps qu'ils. distris.

… buaient aux petits.enfants le pain.dela parole divines.. Cette mulliplieité: d'œuvres.saintes.ne, réalisait, pas: encore l'espoir qu'ils: sétaient.proposé. HLfallai,gour.

4 lat. Ils.

athédra:

us moe:

ichesebe divinee:

sait: PeBr:

pOur:

faite porter: des früits'dé’salut aux nouvelles généra: tions; entretenir'1é feu sacré dansle cœur du Prétre, lübfuspirer Famotir des dévoirs sacerdôtaux, le con:: dire’ par lé reeueiflément à une perfection plus entiéreietraninter'les ardénrs'de la charit® que l'isote: miénit affaibtiésait duelquefôis: :

* L'assge dés retraites “ecclésiastiques n'était pas’ trèsrépandu; la’ disette d'orateurs parlant avec l'au: torité de la vertu et de la science se faisait vivement: sentir datis’ le Clérgé ; absorbe: par és” soins pastorot." Timmportait ‘dé! créer'une pépinière de:prédicatéurs qui érplidueratent chaque ‘année”aux ECcIé-" sidstiques admiriistrant ‘les’ Paroisses les ‘obligations: du Saäcérdôce. Les Jésités'se consacrètent à cette laborieuse mission. Sur les'traces des Pères Giüriot, Ciillat et Variét, ilsimarchièrent dans cetté voie inexplôrée:Mäime dé Blssy, Étienne Deplace, Rénault, Gondélin, Chdighon, Lefebvre, Guñllérmet, Besnoin, Possoz, Milteti'Levé,:Graïf, Morin, Léblanc, Philippo et Roussesu'entréprirent la'täche la plus difficile qu'il'ÿ ait 'att monde! celle’de‘fappéler à des Prétres: le sublime saerifité auquel ÿls se sont condamnés. Le: Clérgéluccepith ‘avec reéconnaissante des paroles qui: le‘fortifiatent das’ l'accomplissement de ses vœux. Lés ‘Jésuites’ furent’ses' guides dans l'oraison, ses frères dûns' Ta 'etitrité", ses vicaires dahs'la direction

des églises. Un'sentiment d'émulation les réunit dans

la‘mêtne penséé:'et tes Evèqnes, heureux de cette

” fétonde!frâtérnité! ne tardérent pas à s'y associer.

Tet' Ferbsdé tà Compagtie devinrent les orateurs de lrittupart és’ retraîtés pastorales; en 1844 ils en. dôhèrent soirante, et ils'ne purent biénlôt plus. sufire'aox démundès de l'Épistopat et du Clérgé. Pêndant cétemps,; d'autres enfants de’ l'hstitüt - apparittent'ddiéles/ehailés de 14 capitèté' et des vil.

les les plus importantes. Ravignan et les deux Deplace, Delfour et Marquet, Humphry et Guyon, Le: febvre et Valgalier, Lartigue et Maillard, Arthur Martin et Bouix, Studer et Ferrand, Chervaux et les deux Valantin, Lavigne et Corail, Soimié et Nampon;, les deux Liot et Fantin, Bellefroid et Gaudé. Bertrand et Leroux ressuscitèrent l'éloquence sacrée. Ils apprirent aux Catholiques à bénir le nom de la Com. pagnie.

On ävait fermé à l'Ordre de Jésus la carrière.de l'enseignement ; il lui était interdit de répondre à la confiance des familles et de jouir d'un droit proclamé par la Charte de 1839. Les Jésuites ne peuvent for: mer des savants, ils travaillent à faire. des chrétiens. Les succès qu’ils obtenaient ne tardèrent pas à éveiller l'attention des débris de la philosophie du dix huitième siècle. Il y avait des vétérans révolutionnaires qui prenaient au sérieux les exagérations de la presse libérale et qui, en voyant un Prêtre dans

un disciple de Loyola, ne demandaient pas: mieux .

que de le censurer ou de le flétrir par la seule raison qu ‘il était catholique. A côté de ces hommes n'ayant jamais eu que la brutale audace de la proscription, il surgissait une autre école qui, traduisant enapophthegmes éclectiques les principes de 1795, enveloppait ses jalousies de nuages transparents et les soufflait au cœur de la jeunesse avec une ferveur corruptrice. Cette écoie, dont les passions studieuses ne faisaient qu'irriter la soif de l'or, des plaisirs et des honneurs. cnvahissait toutes les avenues du pouvoir. Elle avait ris à bail la régénération de l'humanité, et sous :.3 préceptes délétères, l'humanité tombait en disse tion comme un corps gangrené. : Ges deux sys! mes, sans procéder par les mêmes moÿens, tendaic :t au même but. Afin d'y arriver

l'état qui is

ax Deon, Le:

Arthur x et les

rétiens.

à éveil-

ferveur dieuses aisirs et

umanité rené. :

S mêmes arriver

plus sûrement, ils avaient essayé de s'immobiliser

dans l'Université de France. La plupart des profes- -seurs que l'Etat donnait:à la jeunesse supportaient

‘aréc douleur te joug auquél ils se sentaient attachés.

Tls rougissaient de honte en cherchant à comprendre les théories d'impiété où d'indifférence religieuse qu'on leur inculquait, et plus d’une fois on avait entendu quelques Universitaires démasquer courageusement de pareilles manœuvres. Mais, disséminés dans les villes de province ou sans influence dans Paris, ils n'avaient pas, comme les antagonistes du

” catholicisme, un centre d'action, un lien commun,

une franc-maçonnerie philosophique. De même qu'aux meilleurs is de la Restauration, l'Université se voyait dé: ie. Elle était sous la férule d'ün petit nombre d'austères intrigants. Malgré M. Guizo’ et malgré M. de Salvandy, la minorité savait dominer par la crainte ce peuple d'instituteurs. Le. 22'août 1825, l'abbé de La Mennais, s'adressant à l'Evêque d'Hermopolis, alors grand-maître, dénonçait les audacieux abus introduits dans les collèges,

» Une race impie, dépravée, révolutionnaire, écrivait l'auteur de l'£ssui sur l’Indifférence . se forme sous l'influence de l'Université. Déjà, dans ses pensées aveugles et dans ses espérances sinistres, cette jeunesse turbulente médite des bouleversements ; elle sait que le monde lui appartiendra, et le monde, dans un temps peu éloigné, apprendra, si rien ne change, ce que c’est: que d'être livré à des hommes qui dès leur enfance ont vécu sans loi, sans religion, sans Dieu.

». -Une sorte de régularité extérieure, des actes de culte exigés par les règlements trompent encore, sur l'état réel des écoles, quelques personnes confiantes qui ignorent que ces actes dérisoires ne sont le plus

souvent quune profanalion,, de plus. Mais, ce:qni pourrait paraître incrayable..et niesbicependunt que Hrop.cerlain, s'est. que. malgré, das apprreaçes.commandées, an parvient: quelquefois à46tex.aux élèves jusqu’à la ë possibilité, de remplir deurs.ideveirs rali- .gieux,, Ainsi. le.chef d'un collégs: axait, réglé: lai nombre d'enfants, que L'aymônier.deyait,confesser emume heure; un d'eux ayant. dépassé le tenaps fé, ctivouant achever, sa confession, fut..enlevé de. forcaidu :fonfessionnal;par un des maitres. d'étude.

- » Monseigneur, je:lis dans.l'Evangile.que;: Les disfiples de Jésus-Christ.-élpignant de: lui Jes-petitsienfants qu'ou lui présentait. ilfut ému.d'indignetion et leur;dit::« Laissezles pelits enfants wenir.à:moi,:et *..re. les empêchez pas d'approcher ; car c'est à ceux- ». là.qu'est le royaume de Dieu, »

Ne pourons-nous pas: adresser à l'Université. les mêmes paroles?.ne pousans-nous.pas luidire : 4 Lais- ‘%ez:les petits enfants qui.vous sont:confiés:venie :à Dieu, à Jésus-Ghrist, et me: les-empèchez pas: d'approcher : ne leur fermez: point la: voie du:salut mc

souffrez,pas.que l'on.corrompe.pan des leçons d'impiété.et desexemples de libertinage la pureté:de leur foi et. l'innacence de leurs mœurs, Un comple:terrible:vous sera demandé:de:0es jeunesiâmes: que Dieu appelle à.son-noyaume.s malheur à.qui les dépouilie -dè ce.céleste. héritage, vou qui pesmét:quion le:leur ‘ravisse!. Trop long-temps, on les: a: séparés de leur Bôre ; laissez+lesrevenir.à lui: quevos:écoles cessent enfin d'être ies séminaires, de: l'athéisme.et ie :uesti buie de l'enfer. »

… Ces élequentes colères, autorisées parila: polémique, . mais, auxquelles |l'impartialité de l'histoireune peul-pas:, souscrire sans examen, :\étaient:umcrisdialarme qui retentit dans tuutes:les: familles. La:Mes-

NT U lunk.que e5.00m- 1x élèves airs:relile: nom- Dr ER) WE ;:CÉNOUforca:du

x; les dispetits enynation et à moiset st à ceux-

versité. les e: 1 Laisés venie :à pas: d'apsalut 120 ons d'imnpteiterrique Dieu ‘dépouilte on li leur bS de leur es cessent de ivesti-

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:LacMen-

DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS. 491 -maisde-jotéit au nomide la Reéligion:et de ta patrie ; fesqu'en: 1840, les Jésuites se contentèrent de gémir ‘enrsecret sur des:maux dont il ne leur était pas per- «ais deiterh'ilasourcel Leur action suriles massestet la confiance du clergé furent pour les tyrans de l'U- “niversité un perpétuel sujet d'inquiétudes. Us prirent “ombrage de ces quelques 'Prètres :qui, sans autre ‘appui que leur Foi; se portaient si intrépidement à la défense du christianisme et de l'Eglise, Ils virent dans “ce’zèle, couronné de tant :de succès, une attaque aux «principes dont ils: essayaient. d'infecter le corps enseignant. Il fallait raviver par:‘une guerre de mots les “passions qui se calmaient les vieilles animosités ‘qui -me’trouvaient: plus d'écho : une ‘ervisade eontre le clergé fut résolue. La: dénomination de Jésuite avait encore dans quelques ‘souvenirs un: prestige de: tereur ; on Fexhuma peu à peu.

Le premier:symptlôme de cette conspiration se manifestachez M. :Cousin.:M. Cousin ‘avait poussé: sa xphéosophie aux grandeurs. Il:la faisait riche, puis- -qu'ikne parvenait pas à la rendre inteligible: Brillant .rhéteur, ‘écrivain :impétueux. il avait, comme tous les: sophistes, l'amour dé la domination et: du paradoxe, Plksé à :laitète de. l'instruction publique, il voulut y:sigaaler son passage par une innovation décelant::ses tendances. Ilne trouva rien-de:mieux que ‘de glisser au programme: ofeiel:pour le baccalauréat æ&s-lettres les deux premières provinciales de Pascal. Aemposer à:lajeunesse:un livre: condamné::par l'E- -glise, c'était us défi au clergé, à a Famille, à l'État duismême. M. Cousin s'avouait cela; maisl' Université woyait:son monopole sapéipar toutes les intelligence s

. set paritoutes lesiprobités. La liberté d'enseignement

ne devait pas être comprimée plus longtemps pour le triomphe de l'éclectisme ; -il:importoit:d'en finir

avec celte promesse qui ne se réalisait jamais. En habiles lacticiens, les Universitaires se firent de la Compagnie de Jésus un rempart. On songeait à émanciper la famille : tout aussitôt ils évoquent le fanième du Jésvitisme. : -

. De 1830 à 1840, les deux tribunes. législatives, la presse et les divers partis n’ont cessé de railler les frayeurs des Dupin, des Portalis et des Montlosier de la Restauration. Tout ic monde alors confessa que leurs craintes. étaient chimériques; chacun même admit le public au déploiement de ses forces, et M. Saint-Marc Girardin, l’un des chefs de l’Université, disait à la Chambre des Députés (1) en parlant des

disciples de l'Institut : « Comment, messieurs, vous ‘avez peur de cette Société sans cesse traquée et toujours immortelle ! vous en avez peur, et lorsque je consulte notre histoire, je vois qu'en 1763 vous l'avez vaincue, et aujourd'hui vous avez tout ce que: vous ont donné nos pères : vous avez je ne sais combien d'éditions de Voltaire, espèce d'artillerie qui combat sans cesse les Jésuites ; vous les avez répandues partout; vous avez plus que les anciens Parlements ; vous avez la tribune, tous les pouvoirs publics ; vous êtes vous-mêmes debout, tout prêts à frapper avec les lois tous ceux qui voudraient attenter aux libertés publiques ou inspirer des doctrines funestes. Et, malgré tant de pouvoir et de puissance qui vous viennent de vos devanciers, de vous-mêmes, de vos écrivains immortels et de vos lois, malgré tout cela vous avez peur. Mais je ne mets pas si bas la civilisation de 89 qu'elle ait peur des Jésuites. Je crois qu'elle est capable de supporter, de combattre la ‘concurrence. Et, quant à moi, je ne ferai j joain un

(1) Moniteur du 23 mars 1837, p. 650,

En haaCommancivaio

ives,. la iller Les ntlosier 2ssa que 1 même CR et M.

iversité, lant des 1rs, VOUS e et tou- Jrsque je us l'avez que: VOUS combien i combat ues parements ; cs ; vous per avec ux liberstes. Et, qui VOUS s, de vos out cela civilisa- Je crois battre la amais un

aveu qui nous abaisserait à ce point dans l'opinion de l'Europe. »

Le courage contre la Société de Jésus était si bien passé dans les mœurs que le Journal des Débats, à la date du 4 janvier 1839, en faisait parade lui-méine. N s'exprimait ainsi : « Est-ce bien sérieusement que l'on redoute aujourd'hui les empietéments religieux et le retour de la domination cléricale? Quoi! nous sommes les disciples du siècle-qui a donné Voltaire au monde, et nous craignons les Jésuites !

» Nous vivons dans un pays où la liberté de ja presse met le pouvoir ecclésiastique à la, merci du

premier Luther venu quisait tenir une plume, et nous

craignons les Jésuites !

». Nous vivons dans un siècle ou l'incrédulité et le scepticisme coulent à pleins bords, et nous craignons les Jésuïtes!

» Nous sommes Catholiques à peine, Catholiques de nom, Catholiques sans Foi, sans pratiques. et l'on nous crie que nous allons tomber sous le joug des Congrégalions ultramontaines !

» En vérité, regardons-nous mieux nous-mêmes, et sachons mieux qui nous sommes; croyons à la force. à la vertu de ces libertés dont nous sommes si fiers. Grands philosophes que nous sommes, croyons au moins à notre philosophie. Non, le danger n’est pas où le signalent nos imaginalions. préoccupées. Vous calomniez le siècle par vos alarmes et vos clameurs pusillanimes. »

Telle était en 1839 la situation des esprits: le: Journal des Débats la constatait, Avec un luxe de railleries au moins inconvenantes, il faisait trophée de la corruption ou de l'indifférence; il inspectait les faisceaux d'armes philosophiques déposés dans les arsenaux de l'Etat, de l'Université el. de la Presse

:494 . BANTOIRS

contre lesienfants de saint Ignace, et ibaouxiait de-

vant des frayeurs imaginaires qu'il n'avait.pas intérêt ‘à propager. Le: temps n'était :pas: venu où il:allait -s'écrier (1): dons le parozysme de son effroi ::5 Qu'im porte que:les: moines. de la rue ‘des Postes ou..de:la -pueideSalasoient desisaints, s'ils cachent dans. les:pés :de:leur robe: d'innocence le fléau qui doit troubler J'Etat? Qu'ai-je affaire: de: vosiverWis, i;si:VOus m'ap- “portez la pestei »

En 1859; lemmot d'ordre était. d'inspirer ane séouurité: parfaite et de. voir les choses sous leur;rérilable ‘aspect:en 1840, l'on commence à. :croire..qu'ik faut donner un aliment: à l'éternel besoin-de controverse

qui travaille la France. L'Université. ft accepter :le velergéet: les Jésuites. Dans l'intervalle de. quelques «mois, ils se préscntèrent menaçants:iet redoutables. M. Cousin houorait l’auteur des Provinciæles aux -dépens de la:jeunesse; il inaugura gette levée de ‘boucliers:en faisant glorifier l'écrivain ijanséniste per d'Agadémie. Al:pnoposa.: l'éloge: de: Pascal comme sujet du prix d'éloquence;:et:de::15:mai18490M. .Lherminier put dire avec toute raison dans la'Revue dés deux Mondes: 1Paseal écrivitles Praninoeiales, «et le démon:de Vivonie:fut@échainé contreles ehoses -saintes..Les Jésuites reçoivent en apparence fous les ‘coups; mais la Réligionien est frappée -avecienx. Paspal a-préparciles voies, Voltaire peut venin: » 'Yoltaire-vint en effet ; l'impudique :éasuiteur de Jearne d’Arc eut son ovation eu-sein dé: VA cadémie française.

Cetteiémeute d'U niversitaires; qu'aucune rénetion,

. qu'aucune ‘attaque: n'avaient provoquée et; qui'#élancu verts td rue’ doué maintenir lle trans rai

(4) Jourr'èl des Débais dd110 muy 1845.

jait deintéret : gelalt

une SÉQumér itable «qu'il faut )ntroverse ocepter le quelques doutahies.

ciales aux » Levée de séniste per al.. comme i-1842: M.

s la:Revue ; vinoiales, les choses ce tous kes avecieilx.

renir: »

sulteurv de l'Académie

e@ néuetion .

qui'sélanole:dontia

Mbertés'apprétait à faire justice , tira d Episcopat de sa réserve habituelle. Les Evôques vivaient dans leurs MDiocèses , loin de ls Cour; et, concentrés dons leurs sobicituties pastorales. éls ‘ne s’occupaiem qu'à dévedopper :le--germe ‘chrétien. ‘Selon une parole: de

M. Guizot, « la majorité, la grande imejoritéidu

‘Olergé ne song:sait qu'à accomplir sa Lèche religieuse +trmorale ; elleine demandiif pas mieux que dés'y dévouer en s'y renfermant. » Mais cette abnégation -Réfaisait pasle compte-desturbulenceset des vanités de rhéteur. Il fallait engager quelques: Prélats'dens a querelle , afin d'acquérir le droit:de:les confonêre tous:sous la même accusation de connivence aveé les Jésuites. L'Université, par :sonpetit troupeau d'enfants perdus dé l'écleetisme, avaitijeté dans ees thaires ou dans:ses ouvrages de désolantes doc- Tout y était Dieu , “excepté Dieu lui-même ;'tout, dans leurs théories ; devait être vrai, excepté ln vérité. Les adeptes les plus fervents de cette nungeuse philosophie, qui crée l'obscurité afin 'd'introniser le scepticisme , envahissaient les Faoultés du Royaume. Onles:plaçait à Paris, à Lyon , à Toulouse, à Strasbourg . à Bordeaux comme des jalons: Leur enseignement était contraire ‘aux intérêts de la Foi, ‘de la:Famille et:de l'Etat; l'Etat:les: laissait agir; des ‘Arehevèques de Toulouseet:de Lyon, les Evêques Ade>Ghartresiet de Beleyifurent:les prerniers à'prendre:enmain la défense des prinvipes sociaux.: A part

eur: devoir de pasteurs des âmes, ilsavaient, comme

witoyens, un: droit incontestable à examiner, à juger des systèmes qui se produisaient par la voie-du pro-

-fessonat où: dela publicité. Dans: «un temps où l'on ‘Nscute des Rois: etiles Pontifes, pù:les bases de:l'au-

“orité :religiense:iet: civile:sont mises en «question

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496 mtsTOIRE

comme des problèmes, l'Université prétendait accaparer le privilége de tout nier, de tout détruire'et Celui plus exorbitant de condamner au mutisme les hommes qui refusaient de porter son joug. Elle était l'agresseur, et. au premier mot de réponse, elle criait à la persécution.

‘On devenait intolérant par cela seulement que l'on ne consentait pas à laisser quelques pédagogues répandre en paix leurs semences de doute. L'Université s'était abritée derrière les journaux révolntionnaires ; ils lui servaient de camp retranché ; et, en faisant elle-même son éloge dans ces feuilles, elle s'imposait aux béates admirations de la foule. Maîtres de la presse libérale par la camaraderie ou par la conformilé de sentiments, les belliqueux Universifaires organisent une opinion publique, et de tous les points à la fois ils dirigent le feu contre l’Epispocat. Avec les pères de famille, les Evêques réclamaient la liberté d'enseignement; on les peint comme des despotes tendant à asservir la pensée humaine. Ils trouvaient un appui naturel dans les journaux catholiques ou indépendants ; on se fait une arme de la polémique de ces journaux. L'on s'empare de leurs colères répondant à d'autres colères. La guerre était déclarée des deux côtés; les avocats de Université s’aperçoivent que la victoire ne tardera pas à leur échapper et que le bon sens public fera tôt ou tard justice de leur complot permanent contre les droits de tous. Ils cherchent un type pour personnifier leurs rancuneuses passions. En 1842, ils se souvinrent de 1827, ils jetèrent dans la mélée ie pe du Jésuitisme.

Depuis l'ère de juillet , ils avaient mille fois proclamé que l’omnipotence des Jésuites n'avait été pour eux qu'une ingénieuse fiction, à l'aide de

t accauire et me Îles le était le criait

nt que igogues L'Unirévolnhé ; et .

les . elle Maîtres u'par la jniversitous les

ispocat.

laquelle il leur était plus facile de battre en brèche le Christianisme et la Monarchie. Peu de mois avant ‘celte prise d'armes, ils affirmaient encorc que les Pères n'existaient pas; tout à coup ils les ressuscitent ; puis les morts de la veille sont les instigateurs et la cause des combats du lendemain, Comme en 1828, on s'apprête à doter les enfants de saint Ignace d'une de ces puissances occultes qu'avec les cent voix de la presse il serait impossible au prince le plus entreprenant de maintenir durant vingt-quatre heures, On procède par les mêmes moyens, et, chose qui confond la raison, on obtient le même résultat. Jusqu'à ce jour , l'existence des Jésuites n’a été un mystère ni pour le gouvernement, ni pour la révolution, ni pour l’université, M. Thiers, qui aspire à concentrer dans sa personne ces trois pouvoirs, dont les anomalies n'ont rien d'effrayant pour sa loquace ‘ambition , connaissait cette existence lorsqu'il était à la tête des affaires. Alors il ne craignait pas d’entourer les disciples de l'Institut d'une modération bienveillante ; il rendait justice à leur prudence; il osait même soùrire des terreurs que leurs adversaires affectaient.

Mais, exilé du ministère, il essayait de remettre à neuf sa popularité, tant de fois compromise par des mesures aussi fatales à la liberté qu’à l'honneur de la France. Il n'avait pu tuer la presse sous ses coups, il

l'achevait en lui dictant son éloge. Le journalisme

constitutionnel souscrivit à ce marché, et, en échange d'un pareil sacrifice, il contraignit M. Thiers à prendre sous son patronage les attaques de l’Université. Les Jésnites avaient un ennemi de plus, mais un ennemi sans haine et sans amour, rapetissant toutes les questions au niveau de son égolsme, et, après

avoir épousé les querelles d'autrui, les exploitant

+698 MISTOIRS «dans l'intérêt de ses vanités. M. Thiors était dfponistaire du secret d'un grand nombre de conscienqes: il :@n avait lagt marchandé, tant acheté, il auait faitde ce trafic un tel instrument de règne et de-corruption .qu'il ne voyait jamais d'humanité que sous son; plus “Mauvais aspect. M. Thiers possédait admirablement la stratégie parlementaire. : 11 devinait.les moyens d'apprivoiser..les Aristides de, la tribune et1es Cin- .Cinnatus de la plume; il crut: qu'une guerre: contre Je Clergé: et les Jésuites le romènerait au: Misisère.

Ce: n'était ni à l'Episcopat ni à la Compagnie de Jésus que M, Thiers prétendait être, hostile ; mais. à M. Guizot. Le publiciste protestant, plus magistral, plus digne dans ses mœurs, dans son langage:et dans ses croyances, se regardait tenu, par le seul.ifait de

‘ la différence des cultes, à de justes égards envers les Pontifes de l'Eglise catholique. Religieux. par instinct et.par raison, ne cherchant pas la célébrité , comme M, Thiers. sur chaque borne de la rue, il répugnait à l'idée de mêler son nom aux excès que le:scepti-

.Cisme moqueur de son rival allait inspirer. M, Guisot, aimant le pouvoir pour le pouvoir lui-même, le:pre-

maitau.sérieux:; M. Thiers n'y voait qu'un:moyen et demais un but. L'un désapprouvait.eette eroissde

«Sans motifs qui.ne:devait aboutir: qu'à: des résultats

sans portée ; l'autre s’y jetait, poussé: pari son insatiable hesoin. de mouvement.

«Quand l’université eut passé la revue de; sesiforces et calculé le nombre de: sesauxiliaires.elleattaqua à visière découverte. Le:15 avril. 1842, deux:suppléants de l'Ecole Normale se présentent aux Gollégesroyeux

de Charlemagne et de: Henri IV; Dansd’espoir :d'im-

prégner les élèves de-leurs passions, ils:-donnent pour

1#iet: de, discours français : « Arnauld-aceusant les

t ifait:de mvers les r instinct , Comme épugnait e:scepli- , Guisot, le preoyen et eroisade résultats son insa-

esiforces attaqua à anpléanits sTOYeUx pir :d'iment pour

san D des

DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS. 99 ésuites et défendant l'Université (1). ».Le.aèle.svait ‘emporté.trop. loin ces jeunes rhéteurs; le grend- ‘maitre, M: Villemain, leur.recommanda plus de cir- «Gonspection.: Mais, pour leur fourair un modèle d'agression parlementaire, on l'entendit, le. 30 juin 4842, attaquer la Compagnie de Jésus :.« Quel sounvenir plus: instructif aujourd'hui même, .disait-il. à

(1) Le thème ioffert simultanément à :cos deux lielléges était einsi-rédigé :

« Arnauld:aontre les Jésuites au nom de l’Université.

» Pierre Barrière avait formé le projet d'asssssiner Henri. LY. Il: fut arrêté à Melun comme il allait l'exécuter, et rompu vif le ‘26 août: 1595. H déclara sur l'échafuud'qu'H avait été porté à ce

“crime par les Jésuites. L'année suivante, Antoine Arueëld,

‘avocat, plaida devant le Parlement au nom de l'Université, dont il était l’élève, et demanda l'expulsion de la.Compagaie hors du royaume

» L'esorde sera tiré du nom même de la Compagnie de Jésus. Estice là le devoir queæe nom privilégié Jeur impose ? est.ce là ‘ea qu'ils ont promis au Saint-Père en ua dtenes de lui le:droit-de

eiporter ?

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