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Sa dextérité de paroles, que les principesreligieux : ne: génaient pas plus que les convictions politiques, l'abus qu'il avait:fait de tous les dons de: l'esprit afin de fausser l'histoire. d'énerver ou de fortifer le pouvoir selôn ses caprices ou ses espérances:du moment; lé prestige que sa fanfaronne intelligence desaffaites : exercait suw:une faction de députés s'irritant à l'aspect d'u Prêtre et pâtissant d'effroi au: nom de’ Jésuite:. tout indiquait M. Thiers comme le dernier médecin: de l'Université. M. Thiers seul devait la sauver par: une:deises jongleries législatives. Il fat done lé confidént:de son martyre et le vengeur de son innocence. Iksengagea à prouver qu'elle était plus catholique, quele Saint-Siége, plus :gallicane :que l'Episcopat:. français, plus orthodoxe que l'Eglise universelle > plus désintéressée: que les Jésuites dans la manière: de propager l'éducation, plus morale que ces: Prélats: et:ces, familles condamnant ou déplorant tant: de) théories subversives, Un: pacte: intervint:'entre: les rhéteurs compromis:et le panégyriste des :excès dei” 1798. Les Universitaires se chargèrent dé recrépir la: célébrité de M. Thiers, qui a toujours besoin d'avoir: à. sa suite quelque entrepreneur de gloire artifisielle, M. Thiers. prit à forfait, l'éloge de l'Université et la: censure. du. Clergé: La: proscription .des -enfants de; Loyola. fut. offerte comme arrhes aux deux parties. contractantes sur. l'autel de da: liberté d’enseigne-. ment.
Quand il.s’agit.de sa personne, M. Thiers, dont les, instincts égoistes et. mercantiles, prennent toujours; les. grandes questions par les petits bouts, possède, uurare talent de, mise en:scène; IL avait décidé dans. les coulisses parlementaires. qu'il serait nogumé rap-: porteur. du projet de. loi sur. l'instruction publique, et, désirant que son dernier coup de foudre contre,
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la Société de Jésus fût annoncé par quelques éclairs: précurseurs de la tempête, il commanda le’ Juif Ervant dans les ateliers du Constitutionnel. C'était : une’mauvyaise action en dix volumes, un outrage au bon sens ainsi qu'à la littérature, et: dont, pour fermer à tout jamais la bouche à la calomnie, les Jésuites devraient imposer la lecture à leurs adversaires les plus aveugles. Le Juif Errant patronale : rapport de M. ''Fhiers. Le rapport de. M: ' Thiers commenta les impuretés de M; Eugène Sue. L’un:se
confectionna un Catholicisme de hasard ; ik parla de :
l'auguste retigion déses pères pour: tromper les
simples; l’autre se créa humanitaire et socialiste dans
le but de: faire descendre l'imposture jusqu'au fond
du’eœur des artisans séduits : par cette. décevante
pitié. Le Constitutionnel établit une : solidarité qui porta malheur ‘au romancier et'à l'homme po-
litique.
Les Jésuites avaient été subitement élevés au rang de ces puissances fatidiques que le moyen âge pres-. sentait dans de superstitieuses terreurs. Pour donner : une:'idée de l'effroi:que leur nom provoquait, M. Michelet, s'appuyant .sur:les fantèmes entrevus dans le délire, disait, aux: applaudissements de. ses auditeurs: (1): : « Le Jésuitisme. l'esprit depolice:et:de délation, les basses habitudes: de l'écolier rapporteur. transportées du Collège et du Couvent dans la société : entibre, quel hideux spectacle !... tout un peuple vivant comme-une maison: de Jésuites, c'est-à-dire du. haut: en bas occupé à se dénoncer, : La trahison au foyer même, la: femme. espion: du’ mari, l'enfant. deila mère... Nul:bruit; mais un triste murmure, un;
bruissement de: gens qui confessent les: péchés d'au-
(1) Des Jésuites; par MM. Michelet:et Quineb, p.12...
trui, qui se confessent les uns les autres et se rongent
tout doucement. Ceci n’est pas , comme on peut croire, un tableau d'imagination. Je vois d'ici tel peuple que les Jésuites enfoncent chaque jour d’un degré dans cet enfer de boues éternelles. »
A la même époque cependant ces Prêtres, qui ont un pied dans chaque famille, une oreille ouverte à tous les secrels, un espion et un dénonciateur à chaque porte, sont inopinément dépouillés par un vol domestique d’une somme de plus de 200,000 francs. Jean-Baptiste Affaaer, d’une famille belge où la probité et la religion étaient héréditaires, frappe , vers le mois de janvier 1841, à la maison de la rue des Postes. Il est sans ressources, sans pain; il se dit malheureux. Les Jésuites, auxquels un ecclésiastique, son compatriote, le recommanda , l’accueillent avec charité. Il a été condamné dans la Flandre occidentale comme faussaire ‘et banqueroutier frauduleux ; il cache cet épisode de sa vie, et; par d'hypocrites démonstrations , il capte peu à peu la bienveillance des disciples de l'Institut. Placé à l'économat, sous les ordres du Père Moirez, il a des appointements aussi modes’ que ses fonctions, il vit dans une retraite absol. . qui convient, dit-il, autant à sa fortune qu'à s4 piété. Tandis qu’il berce les Jésuites de son détachement des plaisirs du monde, Affnaer
commence dans Paris une existence de luxe et de
ruineuses prodigalités. Pour subvenir à ses folles orgies, il place sous sa main la caisse où sont contenus les titres de rente et les diverses valeurs servant à entretenir les Missions au delà des mers, et à pourvoir les autres provii.ces de: l'Institut de tous les objets religieux ou sciemtifiques qu’on ne trouve qu’à Paris. Affnaer vole, il dépense ; il vole encore, il vole toujours. Il a des chevaux , des maîtresses, des amis
et une fausse clef. Il lacère les feuillets des livres de
compte, il transporte, ilsurcharge les chiffres, afin de
ne pas éveiller l'attention. Pendant deux années et demie, il vécut, jusqu'au jour de sa fuite en Angleterre, sur la confiance qu'il inspira. Ces Jésuites, à qui rien n'échappe, restent dans la plus complète ignorance de ce qui se passe à leur porte. Quelques maisons seulement les séparent de celle qu'Affnaer habite, et il ne leur revient aucun bruit, aucun soupçon des débauches que leur argent alimente. ‘
Affnaer est de retour à Paris; les Jésuites ont dénoncé son larcin : Affnaer est arrêté le 28 juin 1844. Ce n'était qu'un vagabond spéculant sur l’incommensurable bonne foi de ses dupes. À peine la justice lui a-t-elle fait subir un premier interrogatoire que le fripon se transforme en misérable, Il sait qu’il renconirera dans la presse de complaisants échos pour reproduire ses délations. Il ne manquera pas d'appui pour étayer un échafaudage d'impostures. La presse révolutionnaire en effet prend le voleur sous son patronage. Elle devient son courtisan à la geôle ; elle dramatise ses mensonges ; elle s'efforce de poétiser le rôle infàme que cet homme a joué. Elle menace la Compagnie de Jésus de toutes les révélations qu'il peut faire; bientôt, dans /e Constitutionnel, Affnaer arrive au niveau de la grandeur de M. Thiers et de la véracité de M. Süe. On lui fabrique une gloire qui éclipse momentanément celle de Cousin, des Quinet et des Dupin. Les Jésuites étaient victimes d'un de ces abus de confiance qui frappent les honnêtes gens seuls; la presse révolutionnaire plaignit le fripon. Par la plus cynique de tontes les aberrations d'esprit, elle tenta d’accréditer lus rumeurs qu'elle inventait sur un événement aussi simple.
La justice était saisie par lès Jésuites eux: mêmes :
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