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à l9p aides, diplomatiqu hrod DS ME Ven ne as os quels ils s'adreséaient., dn, Por Li allébations: 4 pi Au , Sadé tenait en. réserwe ;on:lui pr -voies. Peu 46, jours. A nr lagée + soûs Léta siége des on es.
Pendant de temps. hante la pre e.pari- ‘sienne ne y de maroherà l'a ssaut de. L nstitut de Loyola.-JLimportait de travailler.au sugcès de la ER eee par doute eapène, de-combats et. de persuader néSiége que, comme le Royaume très- Prurby he t lui-même passer subitement sous la Dnuius 1e dr On. da sn avoir. Va
de. pari qe qui.ne sa gen ar lassitude. En 1840, M.. Thiers avait joué la comédie. de Ja guerre.eontre. l’Europe entières eti avait embasfilé Paris au chant de. la Marseillaise, ressuscitée pour Ja circonstance. En, 1845, il. fallait, démontrer à la France qu'élle éprouvait le besoin de voir les fortificatins se. hérisser. de canons. Pour enlever l'âr- .mement, M, Thiers se rua sur. la Société,de, Jésus, II ressentit une, SPAnAEen constitutionnelle.en apprenantqu'il existait sous le. ministère. de:M. Guizotautant de Jésuites sur le. sol snatal que dorsqu' il.était
.Jui-même à la tête des affair Les 2.64:B.rmai 1845, 8ès interne a ru putés en épis mais le peuple ne sé prévecupa nullement de ce: nouyeau de.rprestidigitation. Lsourit. des .frayeurs de ur eteurtout de.ses élans de Koi..Le peuple ne daisnas méme, pas. délopner du, pétil:auquel la Ghambre arrachait la France. Comme:ce bruit, fait enfants.de.saint gnace ;.n'axsit, pour f distraire les esprits. on, lui donna lete- Drm sun salennité ess Ja. ve a liberté de çonsoience.que, éun able discours. de M.1d6,Berryer,.on inmalait Due : peumeonxenus : M, Thiers 6 de la religion: M. Quqe du courage. cuis M Qdilon : Barrot.de la vertu ; M. isambert de. la-pacifisation à l'égard. du Clergé. . MsMartin, {du Nord), ministre de; la, justice. et, des .fultes, resta seul dans son caractère, Il fut lâche.
. Au. niliéu d'uu,-débat, dont..les intampérantes étaient calculées peur amoxtir la disoussion. sur l'ar- .mement, des. forts, détachés qui; suivait; immédiate- .meït, on.entehdit tomber des paroles qui projetaient üne.itriste lumière sur. la: situation. Le garde. des
sceaux. avait reçu ardrecde pactiser ayeo l'opposition
| révolutionnaire et.de sacrifier les idées gouvernemen-
tales:à un plan concerté. d'avance. Sa. molle natÿre . d'avogat, seprêta, indolemment à cette huwmiliation .volontaire.du pouvoir; il s'effaça,, ou. quand. il parut la tribune, ce. fut pour accepter la loi qu'on lui dictait, Les orateurs hostiles à.la, Religion de là majorité des Français avaient. voulu circonsçrire leur haine …etne/la dirigen que sur les Jésuites. Ils. se virent entrainés. au, delà. dé leurs prévisions ;. et bientôt, de : ‘coupables tendances, d'injurieuses menaces se firent jour.L’'effet. était, produit ;; le. ‘Ministère se. laissait . mettreen demeure; lePays savait qu'il venaif, d'échapr
‘per à un désastre immense, désastre que les disciples de Loyola portaient dans chaque Fe de leurs soutanes.
‘Pour se rassurer plus comiplétément, la Chanibre ‘dont le courage s'était épuisé contre les Jésuites, vota | d'emblée l'armement dés fortifications de Paris.
’ M: Rossi avait attendu le résultat de ces séances pour entrer officiellement en campagne. Persuadé que les clameurs du Palais-Bourbon retentissent jusque dans l'intérieur du Vatican et qu'elles y sèment un effroi salutaire, il juge que l'heure est venue de porter un dernier coup. Il adresse au Saint-Siége un Memorandum, dans lequel sont relatés différents motifs que le cabinet des Tuileries fait valoir, pour prouver que l'Ordre de Jésus ne peut plus exister en France, ét qu'il faut le dissoudre sans retard. Le plénipotentiaire ajoute : « Que son gouvernement n'a jamais eu l'intention de chasser du Royaume ou de molester les individus qui appartiennent à la Société de Jésus; mais, ne pouvant pas se dispenser d'accomplir l'engagement contracté devant la Chambre, il se verrait forcé d’user des moyens qui lui sont propres. Il enverrait aux Préfets et aux Procureursgénéraux l'ordre d'exécuter sur ce point les lois du Royaume, et, en conséquence, le pouvoir civil fermerait les maisons non-seulement des Pères Jésuites, mais aussi des autres Congrégations religieuses, excepté celles qui se trouvent légalement autorisées ; et on ne saurait, dans ce cas, empêcher les conséquences d'un choc qui pourrait, entre autres choses, induire peut-être dans l'esprit public une confusion entre la cause des Jésuites et ce!le du Clergé en général. Pour éviter ces conséquences désastreuses, on demande que le‘ Saint Père. interposant salutairement son autorité, veuille bien ordonner aux-Pères
iples sou-
fibre , Vota ances suadé issent ‘y sèvenue -Siége érents , pour ter en d. Le ement me ou la So- Denser Ram ai sont eursdis du il fersuites, $, exsées ; onsénoses, fusion en gées,on faire- Pères
Jésuites la dissolution des Maisons et des Noviciats qu'ils ont en France.» ‘ :
A la Chambre des députés, la question ne fut pas
ainsi posée par MM. Barrot, Thiers et Dupin, ainsi
acceptée par les Ministres. Il avait été entendu qu'elle
serait résolue sans le Saint-Siége et malgré le Saint- Siége (1). ‘La négociation ne pouvait donc aboutir qu'à un affront pour lui. D'un côté, on invoquait le concours du Pape ; de l’autre, on proclamait à la face de l’Europe que l'on ne demandait pas mieux que de s’en passer. Le Memorandum de M. Rossi fut par cela même regardé comme non avenu. Ce silence était alarmant ; le négociateur espéra le vaincre en faisant mouvoir tous les ressorts préparés de longue main. L'esprit révolutionnaire, dans ses nuances même les plus modérées, n’a foi qu’en la force brutale. L'écha-
(1) Dans la séance du 3 mai.1845 (Moniteur du 4, p. 1185), M: Thiers avait proposé un ordre du jour ainsi motivé :
« La Chambre. se reposant sur le gouvernement du soin de faire exécuter les lois de l’Etat, passe à l’ordre du jour. »
Le Ministre de la justice, M. Martin, y avait adhéré en déclarant « que Île gouvernement ne subordonnait au concours de personne l'exercice de son droit, l’exéoution des lois du pays. »
M. Thiers reprend la parole : « Les circonstances, dit-il, qui avaient fait que ceslais étaient restées inexécutées, ces circonstances ont changé ; il devient urgent d’appliquer ces lois, Maintenantle gouvernement qui est chargé de les exécuter doit avoir la liberté nécessaire et employer les moyens qu’il jugera les plus convenables. 1] a eu recours à l’autorité spirituelle, je l’approuve; mais à une condition, c’est que, quelle que soit la décision de l'autorité spirituelle... (Oui! oui!). »
M. le Ministre"de l’intérieur : Ç’a été dit, c'est entendu,
M. Thiers : Quel que soit le succès des négociations auprès de celte autorité spirituelle, que je respecte et à laquelle je ne soumets pas les lois de mon pays, quel que soit le succès des négociations, les lois de l’Etat seront exécutées,
De toutes parts : Oui ! oui!
1842 1 11 MHSTOIRS-:
-faud.oa :la, prosoriptien ;sera. toujours, son dernier mot. La première tentative de M..Rnssi périclitait ; - ikchercha:àlerelever-par.des menaces, pan des:pro-
messes; et: par-des! intrigues deitouie mature.Les « porte-vois,cléricaux.de lenxoyé dm Erance calomaiérem leur: patrie et la Magistrature; ils eurent mission
… dereirconvenir:les Gardinaux.et.les Prélats influents. LA uossils déelarèrentcque;i si.les, Pèrende:la Com-
pagaie, :lésés dans leurs; droits, de cibeyens..en. ‘apPe- «aient ausitribanaut, les tribunaux, sans respegt:pour da loi, se:condammeraieut.à une. iniquité, raisonnée, «6ar,o-disaient : ces:prêtres, la:corruption.a, pénétré | jusque:dans le:temple de la justice. Aux autres, ces
“mêmes: prêtres assuraient: qu'ils enteñdaient;mieux
- les:intérêts.des J'ésuitesque.les Jésuites eux-mêmes.
Faoiliterle projet: du: gouvernement, ce iserait les sauver sur le bord de l’abime. Les Pères sont, afir- ‘maient-ils, poussés:à faire valairJeurs:droits-constitutionnels par: des Légitimistes qui les: mettent ‘en ‘avant pour susciteridés embarras au pouvoir, ou par des Cathbliques qui, la véillé encoré, Saint-Simoniens
Ou. Fouriéristes,. défendent, l'Eglise avec les armes
émoussées au service de l'erreur.
: Deson côté; Mi Roësi ne restait pas inactif; it an- : nonçait offtiellément que les Jésuites seuls iétaient la cause de la guerre entre le Clérgé et l'Université;
. mais qu'ils devenaient de.plus en plus impopulaires ; que leurs maisons senvaient de.foyer au Légitimisme,
-etqu'onlestrouvait partoutoù:éolatait un:méconten- En Si, ajoutäit le plénipotentfaire et son escouade
d'agents, si lé Saint-Siége ne concilie pas lés intérêts de Dieu.avec, ceux. de César, une loi fermera pour toujours. l'entrée.du Royaume aux.enfants de saint Ignace, et cette loi s'étendraà toutesles:eorporations religieuses. Le dirt irrité: fera ‘retomber
autres.
1sa:çolère sur. l'Eglise et..sur le Clergé. Les: esprits -#ont.tout.disposés à accepter le. Schisme, à se séparer du Saint-Siége.. Que le pouvoir. dise un mot, qu'il fasse un signe, et le: Royaume très-chrélien renonera. d’entratnement à la vieille Foi catholique. HLest voisin de l'Italie: il peut .ÿ. souffler; on y apaiser les tempêtes ; sc'est;au Pape:et à.14 Cour Romaine.à décider. Qu'on sécularise les Jésuites; qu'au moins.on les. sacrifie pour un temps,.qu'on leur, ordonne de
s'éclipser. durant. une année, Six Mois peut- être.et l'âge d'or de, l'Eglise, de. France. renaitra. Le, Saint- .Siége.demande, et non. sans de justes modifs, la réxi-
sion. des. articles organiques ;. ily.en a qu'i rejette. |
-Le gouvernement s'empressera, de présenter une. loi dans cesens.: Le Clergé. désire, que la Hberté d’en- .seignement. ne. soit pas un:vœu stérile. Cette liberté ne sera plus refusée ; ou accordera aux Chrétiens de Syrie. une protection plûsefficace; mais, — et.M. Rossi. terminait, toujours ainsi. ses. memorandums
” verbaux, corollaire de la, note écrite, — il faut avant
tout: donner satisfaction aux plaintes, aux colères, “aux.préjugés. peut-être, en :sécularisant l'Ordre de Jésus.
Mise en présence, de cet. ultimatum, la Cour Ron- .tificale, tout en tenant compte; avec. sa. discrétion habituelle, des difficultés qui surgissaient.aûtour des hommes d'état.de. France, ne se. déguisa point qu'il lui restait ,un..grand devoir. à remplir, Elle pesa au
-poids, de la justice du. sanctuaire les motifs. allégués
par le diplomate «de l'Université. Elle examina les
griefs. qu’il: faisait, valoir contre les Jésuites, les
menaces et. les promesses. dont il s'armait: tour. à tour, Elle décida qu'il n'y avait,. qu'il,ne. pouvait y avoir rien de sérieux dans les unes, comme dans es
Si, disait-elle, les maisons des Pères de l'Institut sont un foyer de légitimisme, le gouvernement a une police pour les surveiller et des lois pour les punir. Or, comment se fait-il que, dans tous les complots vrais ou supposés qui depuis quinze ans ont troublé la France, il soit impossible de saisir la main d'un Jésuite agissant au grand jour ou dans l'ombre. Ils préchent, ils instruisent , ils dirigent sous la juridiction de l'Ordinaire. Quelles paroles de révolte l'autorité a-t-elle entendu tomber de leurs chaires? Quelles perfides insinuations, quels conseils malveillants a-telle recueillis de la bouche des Fidèles qui s'adressent à eux? On impute aux Jésuites des tendances antiorléanistes, et, pendant ce temps. la Gazette de France s'essouffle à démontrer qu'ils ont été trop favorables. à la dynastie de Louis-Philippe, et que c’est par leur influence qu'une portion du Clergé s’est ralliée. Aux yeux d'hommes impartiaux, ces deux accusations contradictoires s’annihilent donc l’une par l'autre. Rome deandait qu’on précisât un fait. et le plénipôtentiai, :, de même que ses agents ecclésiastiques, se renfermait dans de banales généralités. Il er dut être ainsi pour l'inculpation d’avoir semé la discorde entre l'Episcopat et l'Université. Les Evèques n’avaient pris conseil que de leur mission, de leur conscience et de l'effroi de leur troupeau. La Chaire apostolique était en mesure de savoir cela mieux que le cabinet français ; n’avait-elle pas été le confident de leurs tristesses pastorales si long-temps muettes et leur appui moral dans la lutte ?
* On proclamait les Jésuites impopulaires ; pour le démontrer , M. Rossi tirait son principai argument des interpellations de M. Thiers , de l'ordre du jour motivé qui en fut la conséquence, surtout du nombre des abonnés au Journal des Débats, au Siècle et au
itut une nir.
lots ublé d'un . Ils idicutoelles y a-tssent itior-
Constitutionnel: La Cour pontificale n’amoindrissait pas ainsi la question; elle l'élargissait au contraire. En étudiant seulement l’histoire des cinquante dernières années qui ont passé sur la France , elle se
‘demandait à quel signe visible on reconnait !a po-
pularité dans un royaume où Louis XVI périt sur l'échafaud et où Marat fut déifié au Panthéon. Ea Cour pontificale voyait Bonaparte élevé sur le pavois, puis jeté aux gémonies , les Bourbons salués comme les sauveurs de la patrie, et seize ans après proscrits encore au nom du peuple. Elle entendait la calomnie hurler à tous les noms illustres; elle contemplait chaque fraction de parti distribuant à son gré la gloire ou l’infamie. Elle trouvait le généreux soldat,
le magistrat intègre, l'écrivain consciencieux, l'habite diplomate, le ministre sage ou éloquent, harcelés par l'insulte et conspués jusque dans leur vie privée, tandis qu’on improvisait grands citoyens des hommes médiocres ou pervers, dont au même moment d’autres opinions brisaient le piédestal. La cour de Rome rappelait à M. Rossi que l'homme d'état dont il se
disait le représentant, que M. Guizot s'était plus d’une fois à la tribune glorifié de son irmpopularité , et eile
priait le plénipotentiaire de l'Université de vouloir bien mettre d'accord cet aveu et ses reproches officiels. On allait plus loin ; on plaçait sous les yeux de M. Rossi ce passage où M. Guizot définit et peint avec tant d'éloquence l'opinion publique, et le Saint- Siége répétait avec le Ministre des affaires étran- "gères (1) :
* « Dans les temps de fermentation et de désordre,
(1) Notes de M. Guizot sur l’ouvrage De la souveraincté et des formes du gouvernement, par M. Aucillon, p. 159 (Paris, 1816),
1646 1, + HSTOIRS
le véritable vœu. national, la, véritable :opision, pu blique. sont méconaus, :comprimés... insultés ;. les
partis seuls se. montrent,et: agissent, eL.la..nation
-n'est, qu'une. masse inerte, ballotée. tour. à.tour.da:1s ‘les sens. les, plus..contraires.et façonnée, mutilée,.au gré des possions ou .des intérêts qui.se combattent sur, son, sein. À chaque alternative. de. succès.et: de revers, le, parti. vainqueur: se. prétend, l'interprète fidèle, le vrai, défenseur. de l'intérêt. national: et. de l'opinion, publique ;.le. parti.vaincu n’est.qu'un ramas de révéltés, étrangers:à:la.patrie qu'ils.ont opprimée quelques, instants et qui applaudit à leurs défaites. Que la. chance tourne. le nouveau valnqueur.tiendra le 11ême. langage, et.se.servira de. la: même illusion pour accabler son. adversaire.»
Rome essayait de.se rendre. compte de cette 140bilité, et ,:tout.en avouant.son insuffisance , elle.confessait que la popularité.en France. a. quelque. chose de; si, insaisissable qu'il, devient -très-difficile de . la caractériser. L'impopularité des Jésuites. était bien eonstatée chez les ennemis. de la Religion, catholique; mais, à part cette. évidence dont. le, Saint-Siège, sous peine dé. suicide, ne pouvait. guère..punir la.:Compagnie, en . était-il: ainsi dans:les rangs, du, Clergé, parmi toutes, les familles chrétiennes: au, milieu. de ces populations laborieuses que:les. Pères évapgélisent et de cette: foule qui-assiége. leurs confessionnaux ?.Si les Jésuites, disait-on, sont,éternellement frappés. de
la flétrissure. morale. sous, laquelle passent. (ous .les partis, tous les hommes, tous les systèmes, que peut denc.craindre la France dequelques pauvres. Prêtres dont la voix sera étouffée par l'indignation publique? que fera leur stérile concurrence à l’Université ? qu'impotte au pouvoir que les Jésuites vivent ou meurent, s'ils n’ont point pris racine dans. le Royaume ?
ersité ?
ent ou ans, le
La menace. d'une loi exeluant les-enfants de Eoyola du. sol quiles a. vus naître.et frappant toutes les Con-
@régations. autorisées ,ou..tolérées..semblaient..aux
Prélats même.les plus timides. une.œuvre impossible à réaliser, Le. iége.. par. déférence, pour, le . gouvernement de Louis-Philippe, ne. daigna.pas même s'en préoceuper. Cet appel à la.proscription. dans un siècle et dana un.pays.qui.a tant remué. d'idées; tant sacrifié. de, millions d'hommes. pour.faire {riompher la. liberté-individuelle, ‘avait, quelque. chose . de: si étrange..que personne .ne. le: prit: au sérieux. On:.se
contenta. de. répondre, aux: subalternes.de M..Rossi
qu'ils calomniaient:leur patrie. Dans celle occurrence, Rome interpréta, plus boblement et.plus, justement qu'eux:la véritable: pensée nationale.
Quant au schisme légal, qu'ils tenaient suspendu comume.un: épouyantail. sur la çapitalerdu: monde cathonque ; et: dont l'inminence. leur -paraissait.pleine de.dangers, prochains, la. Cour pontificale,se montra
; eRVOrE plus incrédule. Elle. sonda le trône. de Louis- Philippe: pour, savoir:où était . le. Henri: VI, brisant d'un,seul coup. J'Unité et. séparant da France de Ja comumunion-romaine. Elle n'y;trouva. qu’ur vieillard fatigué de révolutions, un.vieillard:qui s'effurçait, en prudent fondateur dedynastie;. de consolider. sur:la tête. de son:pètit-fils la couronne qui,.dans va’ ‘temps
prévu;allait avoir: à traverser.une, minorité. toujours orageuse.: Le Saint-Siége connaissait: de, Jongue date l'Episcopat. français, iet:il: y cherchait. en.:vain.les Cranmer qui se.prèteraient à cet. impossible caprice. En voyant le Clergé, pauvre des biens de,ce monde et riche seulement.de sa Foi si souvent éprouvée, Rome, quipossède tous.les. secrets des.schismes., se disait qu'ils ne sont réalisables que dans des circonstances données: El faut que le.:Prinoe .ait.des.passions à sa-
tisfaire , des trésors à partager entre ses courtisans, des avidités à tenter en leur offrant les biens du Clergé. Il faut surtout que la Nation entière soit unie ” à son Roi, et que les partis divisés par la politique ne puissent pas se faire un drapeau de leurs croyances religieuses pour s’insurger contre un gouvernement leur donnant l'exemple du parjure et de l'apostasie.
Or la France était-elle dans ces conditions ? Le Roi, dont le Saint-Siége connaissait la prévoyance dynastique et le sincère désir d’apaiser les troubles religieux, avait-il intérêt à jeter la perturbation dans les âmes? pouvait-il, de gaieté de cœur et sans espoir d’une compensation quelconque, imposer un nouveau culte aupeuple français? Que, dans les conciliabules de leur impiété théorique, un petit nombre d'hommes se soient imaginé de changer la religion du pays, cela est possible. Rome ne niait pas le fait ; mais, en voyant les provinces de l'Ouest, du Nord et du Midi si pleines de Foi; mais en étudiant la situation même de Paris, elle demeurait de plus en plus convaincue de l’inanité de ce-rêve. La Révolution avait échoué ; l'Empereur avait reéulé en confessant son impuissance. Le Royaume très-chrétien était Catholique jusqu'au
fond des entrailles. Personne ‘en France, Louis-
Philippe moins que tout autre, ne pouvait songer à réunir toutes les fractions de parti, pieuses ou incrédules, légitimistes ou républicaines, sous l'étendard de l'Unité que les ennemis de la famille d'Orléans arboreraient contre elle. L'idée d’une séparation n’était donc qu’une menace sans portée ; car, lorsque les esprits sont tout prêts à aller au schisme, le schisme est déjà passé dans les mœurs, dans les croyances. Il existe . et, avec les ardeurs françaises , il entraîne le gouvernement lui-même.
La sécularisation des Jésuites, sollicitée par de
décide puyer piéges de son passibl
isans, ns du t unie que ne yances ement stasie.
€ Roi, dynass relilans les “espoir jouveau liabules 1ommes
DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS. #49 ‘tels moyens n'avait aucune chance de réussite.
! M: Rossi avait en vain essoyé d'intimidér : il crut
‘que ses promesses seraient plus efficaces. Les pouvoirs constitutionnels, dont il faisait bon marché, ne
furent plus d'aveugles instruments de troubles reli- : gieux; le négociateur leur accorda de son chef üne
pensée toute différente. Le Saint-Siége n'avait qu'à dissoudre en France la Société de Jésus, et à l'instant même une loi serait présentée pour réviser les articles organiques, contre lesquels Rome avait toujours protesté. Afin d'obtenir un résultat favorable.
M. Rossi avait inventé des menaces impossibles ; en désespoir de cause, il arrivait à des engagements irréalisables. Le Saint-Siége tient sans doute beaucoup à voir tomber les chaînes que porte le Clergé, mais ce n’est pas par une iniquité qu’il convient à la chaire de Pierre de préparer le triomphe de la justice.
‘Protéger les Chrétiens de Syrie: contre les cruautés
musulmanes a toujours été un devoir des gouvernements chrétiens : Rome ne s’expliquaît donc pas qu'on mit des conditions à l’accomplissément de ce devoir, toujours regardé par la France comme sacré. On berçait la Cour pontificale de l'espoir d'arracher l'Orient catholique aux maux qu'il endure; mais
pour faire cesser la persécution de Syrie, il fallait
que le Pape se fit le pérsécuteur des Catholiques
d'Europe et de la Compagnie de Jésus.
: Cette espèce de prostitution de la charité, ce trafic de faveurs et d’injustices, fut repoussé à Rome comme une mauvaise pensée. M. Rossi, après s'être décidé à passer son Memorandum, avait, pour Pappuyér, mis en jeu tousles ressorts, essayé de tous les piéges. Grégoire XVI se renfermait dans la dignité de son silence ; le cardinal -Lambruschini restait impassible. Il se contentait dè faire savoir à l’ambassade
+860 jé , 4ÏMATOIRS, ,
que, le gouvernement de.8a Sainiclé ne, pauvait.ré- ; pondre que,négativewent au Memorandum.ef por la ee x vu je og er ongle
‘ Alorsle plénipotantiaire se de tons Hname- . naça:plus, il, ne promit plus, il n'esigea plus. On le :witi8e borner:à damender ano! concession. silégère
\ .Qu'ellefût. Parrégard pour la Franc, le:Ssint-Siége
qui, dans cette, question somplexe, ne. voulait: pas - Méma avoir à.se reprocher an.défaut de formes, réuit, le 42 juin 1845, la Congrégationdes 1ffaires ec- . -Clésiastiques extraordinaires, atililui.scumitsdes de- .-maudes dé M. Rossi. Huit sardinauxsurdouse furent convoqués. Lambruschini, Ostini,-Gastracane, Fran- .aoni, Petniai, Polidori, Bianchi et Acton.délihérèrent ‘en.présence. du .Souxernin ;Pontife, (1); et ce. fut sur «le motifs. suivants, qu qu'ils;besèrent.ieur vote: :
A9.Les; lois, qu'on: allègue. contre. les, Jésuites, ou plutôt, contre. toutes les Associations religieuses, sont -. éontestées. même en..France; Elles ont: été nendues
… saus-un:autre ordre de choses. et ellesise trouxent en contradiction manifeste aveo.le Concordat etayec ‘Ja,Gharte, établissant: en principe. la liberté, du culte,
. Puisque la pratique. des.çonseils de l'Evangile ‘appar-
: tientr;évidemment., à; la, Foi catholique. L'Rglise:n'a Jamais: envisagé. la; profession neligieuse autrement que comme la,.pratique: volontaire et libre des: on-
seils:.que Jésus-Christ, donne à ceux qui aspirent à
part à.ces sortes de Congrégations; et, sous aucun:préteste, ils
ne peuvent révéler ce qui s’y passe ou, les mesures adoptées, : GERpIre, XVI, que le gouvernement. français metfait' de moitié
-:dans-ses: actes, ne ‘voulut pas accepter une solidarité semblable,
: Pour le: nee lu rues ndélis RER dé:là loi du:silence.
(1) La loi du:silence’est:;imposée aux té ssitsenr:
auxilia t-il un Al
. Cida qt rien ac
C'était une grande démonstration; elle ne coûta aucun sacrifice au Pape, car la justice de l'Eglise l'exigeait. Cet acte raviva toutes les colères ; et, dans ‘le premier ét1nnement de leur déception, “es héritiers du vieux Libéralisme oublièrént ces paroles toujours vraies que M. Guizot leur adressait en 1821 ayec autant de justesse que de prévoyance gouvernementale : « Partout qù la liberté de conscience prévaut, disait l'écrivain protestant (1), tout culte, toute croyance religieuse réclame, à juste titre, le respect non:seulement du pouvoir, mais du public. Leur droit contre l’outrage dérive du même principe que leur droit à la liberté. Pour se pénétrer de cette doctrine, la France a besoin, j'en conviens, de la voir hautément professée et pratiquée par le pouvoir. Non-seulement l'irréligion a eu parmi nous la force, mais elle s’est crue la vérité. Elle a persécuté, ct parce qu’on résistait à ses décrets et parce qu’on se refusait à ses arguments, le principe de l’'intolérance n'a été autre au dix-huitième siècle qu’au seizième. Quand ils sont convaincus et maitres, les incrédules, comme les fanatiques, veulent qu'on croie en eux et comme eux.
» Ïls ne sont pas tous guéris de cette coupable prétention ; et, bien qu’il reste aujourd’hui peu d’hommes qui ‘voulussent employer directement contre la Religion les armes du pouvoir, il en est envore un assez grand nombre qui, à chaque occasion où la Religion se déploie avec quelque hardiesse , s'en étonnent et s’en irritent comme d’un attentat à la liberté. Celleci a pour eux quelque chose de nouveau et d'imprévu qui les offense. »
(1) Des moyens de gouvernement el d'opposition, par F. Guizot; p: 122 et 123 (Paris, 1821).
la situ Rooth amis les plu
ne coûta » l'Eglise et, dans les hériroles touen 1821 zouvérneence préilte, toute le respect lic. Leur ncipe que cette docde la voir > pouvoir.
s la force, sécuté, ct e qu’on se e l'intoléqu’au sei- ‘es, les in-
rF, Guizot:
Le cabinet des Tuileries etson envoyé à Rome se trouvaient dans ce cas ; ils ne surent pas profiter de la leçon que M. Guizot leur avait donnée vingt-quatre, ans auparavant. Il ne restait plus à M. Rossi qu’à s’épargner l’humiliation d’un refus; c'est ce qu'il fit. Sa négociation finissait avec la Cour de Rome; le
- Pape et les Cardinaux n'avaient plus rien à voir dans
cette affaire. Le ministre de France espéra être plus heureux en demandant que les Jésuites se prétassent volontairement à quelques concessions. C'était présenter la chose sous un point de vue tout différent, et, pour transmettre son vœu, M. Rossi s’adressa au cardinal Lambruschini. Lambruschini n’agissait plus . au nom du Pape ni en sa qualité de secrétaire d'Etat, mais uniquement comme médiateur officieux. M. Rossi eut avec lui quelques conversations. L'abbé d'Isoard leur servit d’intermédiaire, et il n’exista jamais de rapports, même indirects, entre le Général de la Compagnie et le Plénipotentiaire: français. L'honneur de la Chaire apostolique était sauf ; elle avait cu le courage de sa position. Le Père Roothaan fut appelé à donner au Royaume très-chrétien un gage de son amour pour la paix et à montrer que la Société de Jésus sait faire tous.les sacrifices.
La Congrégation extraordinaire s'était prononcée en faveur des Jésuites ; elle crut néanmoins devoir . faire représenter au Général de l'Institut les conséquences que pourrait entrainer son refus de toute espèce de concessions. Les Cardinaux Acton et Patrizi furent choisis pour remplir ce message. Ils étaient pieux et chers à la Compagnie; ils exposèrent la situation du Général ; mais dans le même temps Roothaan fut entouré, obsédé par de prétendus amis de l’Institut qui lui peignirent la France sous les plus sinistres couleurs, On lui dit que sa résistance
0 Le à ation à
aménerait peut'étre le massacre de ses’ frères, tout auwmôtms dei déplorubles conflits: Dans T'imipossibilité où’il'se trouvait de: connaître du jour at Iéridémain le‘véritable état des éhoses, et mu’ par l'idée :que'ses * concessions tonrnersient ‘au \bien/deifu Religion, ‘de :
la paix du Réyaume-et' à celui dela Compagnie élle: même; ilse" détida; le 14 fin 1846; 'à adresser une
note‘aurdeux Provineinnx dé Paris: let de Nyon. Le
Général'mandait: «Après tmnt de démarches et de metmorandums-de M°Rossi, “qui est allé‘offitier tous :
les\Cardinaux; le Saint!Père n’a:gutre voëlu'entrer
personnellement ave'lui en discussion! ser 'l'affätre
qui est Pobjet de sa mission: Îl s'est tenu: feadi dernier une 'Céngrégätion des Cardinaux devant Re Saint
Père, et; grâces à: Dieu, la décision”ennnime aétéque: le‘SaintPère ne pouvait-fien: accorder’aux demandes ‘
du'gouvernement français;et non:-senlement de don: ner aucun ordre, comme:on:le ki demandait, de dis-
soudre nos maisons en Frange; mais pasméere un tel:
conseil au Père Général.:M: Rossi’ aura done une réponse digne du’ Saint-Siége,'et Pierre ce.:irmera
eneore:cette fois de nouveau:ses'frères: Nous avons | certéinement'à bénir le'Seigneur de ce résultat, vu surtout les artifices; les raisons astacieuses de pro-
messes. ‘de menaces de:plus grands maux; qui avaient
été employés pour ébranler la fermeté du Saint Père ’ et des Cardinaux: 1} ÿ a'bien œe' quoi ‘nous consoler
de-cette unanimité.
» Maintenent, n'y'a:t-il pes quelque chose à faire” :
de notre part pour calmer lirritation: que va pro: duire la réponse: de'Rome? N'ayons pas l'air de bra: ver‘l'orage:qui gronde. >
‘Aa suite de ces iparotes, où'lé Père’Roôothaan :
. vetit que‘tout ‘se passe: doucementiel suns éclat; il propose aux Supérieursde l'Ofdre’'en France la Mini:
il n'a de:le
(1 Jésus ( voir po les diss son #u (Dé décide abando générd les suff Ges'] étre'co que"le saint 1 décidé:
pour ‘4 nécess général nécess:
detous provint secréta hors'di
nation onda dissohition dés Mbisons de Paris, de Lyon
et :d'Avignon. de manière que l’urrivée d'un agent ? dwgouvernement n'y trouve: ns de prise, etil ben mine ainsi: |
m:4Finiten coûte de: done tone telle -disposition: | mais je-crois demon :devoir de suggérer:cette me- : suresde pradenee.: J'éspère:queicela poutraise faire
tranquillement ;èt comme-je viens deile dire. sans:
éclat ; ce qui vaut: infiniment ‘mieux, ‘sous tous les : rapports spirituels et temporels que: si cela devaitse | faire: plustard tumaltüairement is.
Le Général des Jésuites n'ordonne-la dissolution
d’aveune maison :üb la propose ; il:la conseille, mais :
il n'a pas: le droit de:l'exiger:(1);et:il se garde bien
de:le faire. . IL reste dans la limite:de ses pouvoirs :
(1) Dans la IVe partie des Constitntions de la Compagnie de Jésus (ch. 2, $ 1°"), saint Ignace donne au Générc! plein pouvoir pour accepter les"Maisons et les Collégès ; mais s’agit-il de les dissoudre une fois qu'ils sont acceptés, fllimite en ces termes son #utorité :
(Déclaration À.)'e Qué le général, de concert avec là Société, décide si lès Colléges. ‘déjà admis doivent être conservés ou abandonnés.Cette décision pourra être prise dans la Congrégation, générale ét même en dehors de cette Congrégation en recueillant les sufftäges de ceux à-qui il appartient de donner leur voix. »
Ges parolesne détérnrinent pasles sujetsdo l'Ordre qui doivent être consultés ; mais la TVe Congrégation générale, usant du droit : que" les büllés des’ Souverains Pontifés et les Constitutions de saint Ignace ellessmêmes ‘confèrént à ces sortes d’assembiées, décidé ‘la question. ‘ETIé décrète {décr. XXIIT et XXVIL) que, pour ‘a dissolution d'üne nraison ou d'un'Collége, il faut, si lu nécessité n'est pas urgente, attendre la tenue de ta Congrégatica générale: Si les circonstances ne permetteat:pas ce délai, il est nécessaire, pour une maison située en. Europe, de prendre l'avis de tous les Provinciaux et des deux plus anciens Profès de chaque province ‘d'Europe; “des‘assistints du :procureur-général et du secrétairégénérat de toute fa Compagnie ; et, pour une maison
hors de PEurope; îlfdut en outre consuitér le Provincial de qui
5656 HISTOIRE sans oser, même dans une circonstance aussi, criti-
que, prendre sur lui de les outre-passer ; car, s'il essayait de supprimer de son chef une province etmème
une maison, il se mettrait dans le cas de voir.ses Religieux lui désobéir pour sauver le principe. M. Rossi eut connaissance de cette ‘note. Les dispositions qu’elle annonçait ne lui parurent pas assez importantes ; de nouvelles démarches furent faites auprès: du Père Roothaan et, le 21 juin, ce dernier: manda : « Vous avez reçu ; je l'espère, ma lettre du 14. Je vous écris aujourd’hui sur le même sujet, car je me suis encore plus convaincu de la nécessité de se conformer aux mesures de prudence que je vous ai suggérées... La déclaration qu'ont faite plusieurs Evéques de nous recevoir dans leurs palais,. si nous venions à être chassés, mérite sans doute la plus vive
dépend cette maison. Dans l’un et l’autre cas, c'est la majorité des suffrages qui décide,
Ce décret a toujours été fidélement observé, Les archives du Gésu renferment des exemples du second mode de dissolution. Quand au premièr mode, les artes des Congrégations générales en fournissent plusieurs.
En 164%, la VIIIe Congrégation générale refuse au Père Caraffa l’autorisation de dissoudre le Collége de Spolète ; elle ne la lui accorde par rapport aux Colléges de Sora et de Monte-Santo, qu’autant que, nouvelles informations prises et tous les moyens deles mettre en meilleur état employés, il jugera, après avoir con - sulté les Assistants, que leur dissolution est plus utile, en ayant soin d'éviter ce qui. pourrait offenser ces villes et les princes. Recommandation, ajoute la Congrégation, qui regarde surtout le Collége de Sora, à cause des bienfaits dignes d'une éternelle mémoire que la Compagnie a déjà reçus de la famille Buoncompagni,
La province de Naples demandait aussi la dissolstion des Collèges de Capoue, de Salerne, d’Amantea, de Pari et de Bibone, et celle do la résidence de Monopoli acceptée dans l'espoir d’y fonder un Collège, La Congrégation refuse l’abandon de Salerne
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