‹ Histoire religieuse, politique et littéraire de la Compagnie de Jésus [microforme]Chapitre 53 sur 64 · HENRY · texte numérisé non relu

HENRY

Ce ne fut pas assez pour Henri IV. IL voulut associer la France entière au deuil de l'Eglise, ct honorer dans un Jésuite espagnol la vertu et le talent qui avaient si bien mérité de la monarchie française. Le 17 octobre de la même année, le roi assista au service funèbre célébré dans la cathédrale de Rouen, et il ordonna que toutes les villes, que tous les Parlements du Royaume rendissent à la mémoire de Tolet le pieux hommage dont sa reconnaissance prenait l'initiative.

Tandis qu'un Jésuite sacrifiait les derniers jours de sa vie à sauver des convulsions de la guerre civile un pays qui n'était pas le sien, et que ce pays, à la voix de son maître, priait sur la tombe d'un prêtre étranger, il se passait en France de funestes événements. À quelques mois de distance, deux fanatiques, Pierre Barrière et Jean Chastel, formaient le projet d'assassiner le roi. Pierre Barrière était un soldat ligueur. Le 27 août 1593, quand Paris tenait encore contre Henri IV, cet homme est arré à Melun. Appliqué à la question, il avoue le crime qu'il n éditait ; il fut rompu vif.

Sans aucun doute, les prédications de la Ligue, les doetrines du régicide si fatalement proclamées, les décrets de la Sorbonne,

1 Le Cardinal d'Ossat n'était alors qu'Evéque de Rennes,

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