‹ Histoire révolutionnaire contemporaineChapitre 41 sur 92 · LEBLOND · texte numérisé non relu

LEBLOND

Sans insister davantage sur ces faits particuliers, constatons avec M. Cresson et avec le général Vinoy que l'énergie manquait absolument aux hommes du 4 septembre; qu'ils étaient impuissants à contenir les passion* révolutionnaires excitées par eux, et que leurs accointances récentes encore avec les clubistes, les chefs de section et les assassins mèléd aux menées politiques, ne leur permettaient pas de leur résister.

Un membre. — Croyez-vous, monsieur Cresson, que le gouvernement d'alors, avec uq peu plus d'énergie, aurait à peu près paralysé tout le mal qui a été fait ?

m. cresson. - Je ue, peux pas me permettre déjuger le gouvernement, je ne veux que vous exprimer mon opinion, mais j'ai toujours deman !<• de l'énergie.

Un membre. — Qu ou ne vous a jamais accordée ?

m. cu.ssun. — Je l'avais toujours reconnue nécessaire, et j'ai même dit à cesmrs.-i.'uis, dans nue circonstance, que je ue voulais pas mourir eu i e les c'àrondius.

il. Cr lion, | .

Dans la nuit du 21 au 22 janvier 1871, un mouvement populaire a lieu dans Paris. Son premier acte est de se porter sur la prison de Mazas et d'y délivrer les détenus politiques, parmi lesquels se trouve GL Flourens. C'est dans ces circonstances qu'à quatre heures du matin, je suis nommé au commandement en chef de l'armée de Paris.

La journée du 22 janvier est agitée. Une manifestation se porte sur l'Hôtel-de- Ville et l'attaque à coups de fusil. La troupe riposte : quatre personnes sont tuées, parmi lesquelles Sapia, l'un des chefs du mouvement; vingt-sept hommes sont faits prisonniers ; parmi eux se trouve Delescluze.

L'attitude de l'armée est excellente ; les troupes engagées sont : les mobiles du Finistère, qui défendaient l'Hôtel-de- Ville, la division Courty et une partie du corps Blanchard.

Dans la séance du 24 janvier, le gouvernement refuse au général Vinoy, qui la demandait avec instance, une cour martiale pour juger de suite les prisonniers du 22 janvier.

Gnéral Vinoy, p. 88.

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